Action.
Acte de violence envers soi-même
Retour en arrière
Hésitation.
Qu'est-ce qu'il peut ressentir d'autre que de la peur ? Cet arme porté sur sa tempe.
A travers l'éclat du miroir, il voit ses yeux pleurés.
Le miroir explose, une balle de plus, ou une balle de moins.
Des milliers de reflets pour des milliers de larmes.
Pas la peine de tourner en rond, une légère appréhension (merde, le sang), et la détente est appuyée.
Retour en arrière
Hâte.
Entrée fulgurante dans la chambre, pas le temps de se calmer.
A regarder vrai, il y a aussi cette fenêtre, mais le risque de ne pas y rester est bien trop grand.
Alors, il s'assoit sur la chaise, face au miroir.
Retour en arrière
Folie.
Il empoigne l'arme, laissé sur la table basse.
Courir n'était pas une obligation, c'est les nerfs.
Tout ce finirait ici.
Retour en arrière
Stupeur.
Il y a cette dépouille dans la pièce d'à côté, quelques spasmes, mais surtout, du sang.
Il n'y est pour rien, ce n'était pas lui.
Une solution ? Pourquoi pas
Retour en arrière
Effroi.
A travers les trous dans le mur, laissé par l'arme, il voit tomber le corps.
Retour en arrière
Rage.
Le chargeur se vide, au moins de moitié, le mur d'en face en prend plein la tête.
Satisfaction, hurlement, relâchement.
Il entend ce cri étouffé.
Retour en arrière
Colère.
On ne pouvait pas lui faire ça.
Exprime ta colère, lui disait la voix dans sa tête.
Envie de se défouler.
Il voit cette arme, accrochée au mur.
Retour en arrière
Arrivée en trombe, chez lui, la porte claque.
Sanglot.
Mauvaise journée ?
Vol de voiture, perte de travail.