La vie est un véritable théatre. On passe son temps à se croiser, à se confondre dans la conformité que la société nous impose. Seuls les moments quon libère sous la couette nous permettent dêtre au plus prêt de la réalité, de notre réalité.
Comme beaucoup, jai choisi de vivre à fond sous les draps pour bien profiter de ma vie.
Prédateur né, je suis prêt à tout pour obtenir ma proie.
Je nai quà laisser apparaitre ma fragilité et hop, quelques heures après elles se laissent cueillir comme une fleur au petit matin.
La dernière, cétait samedi dernier.
Célibataire depuis toujours, Sam avait insisté pour que je vienne à sa cremaillière. Cétait loccasion, disait-il, que je rencontre de supers belles plantes. Mon instinct animal étant toujours dattaque, javais senti que ce soir là serait mon jour.
Alors, jai pas su lui dire non à Sam. Sam ? Cest mon ami denfance. Il vient dacheter un appartement de 120 mètres carré en plein centre de paris. Et, pour fêter ça, il organise une grosse fête invitant au passage collègues, amis et presque tout ses voisins dimmeuble.
De la concierge au PDG, il y a ce soir plus de 90 personnes. Dix ans déconomie, il lui a fallu pour se payer ce loft, en plein milieu de lavenue daumesnil. Lanticipation est chez lui une des qualités que jadmire depuis toujours.
Moi, je nai jamais su prévoir quoique ce soit sur du long terme.
Altruiste, épicurien, jai toujours choisi de vivre la vie au jour le jour comme je lentendais.
Je connais Sam depuis la maternelle. On est cinq à ne sêtre jamais perdu de vue : Tom, Alexandre, Léo et nous. Et de tous,
je suis le dom juan par excellence, celui qui a toujours su jouer de son charme donnant lespace dun instant lassurance dont mes proies félines avaient besoin pour mieux les capturer.
Et ce samedi soir, cétait un week-end de plus où jallais réaprovisionner mon tableau de chasse .
À peine arrivé et déshabillé, me voilà agrippé par le bras, trainé jusquau bar et voilà :
- Je te présente Laura, une collègue fabuleuse ! une femme dun naturel sans pareil
Naturelle. Cétait une des choses qui ne fallait pas me dire. Les bambis fragiles, cétait ma spécialité.
Elle sétait proposée pour préparer les cocktails. Encore une de plus qui avait une grande soif. Arrivé à sa hauteur pour quelle me serve mon TGV, je nai pas su résister et jai plongé en moins de deux sur sa paire de seins.
Elle était belle, cest vraie. Métisse mi black-mi asiat, équipée dun 95c pour son mètre 80, sans un grain de maquillage, elle avait effectivement de quoi faire rêver.
Jétais là, devant elle, à me demander quelle était la stratégie que jallais adopté. Etant donné les circonstances, celle de la douceur me parut la plus judicieuse. Je commenca donc par le
Plan A : La mettre sur un pied destalle.
Les femmes aiment bien quon sintéresse à elles, quon les fasse parler ! Ca leur donne de limportance. Et puis, faut être réaliste : cest le meilleur moyen de les avoir rapidement dans son lit.
Plan B : La faire rire.
Ca fait une demi heure que je lai quitté. Du coin de loin, elle mobserve discrètement se demandant si oui ou non je vais lâcher mes potes et revenir à elle. Il est temps que je mactive. Il est A 04 heures du matin. Il ne reste plus que vingt personnes. Trois belles femmes, une asiatique et deux marocaines, qui me regardent avec un sourire qui en dit long.
Du regard, je commence à jouer avec elles. J ouvre les portes de la séduction, du désir et de la possible consommation .
À prêt tout, je suis un mec et comme le veut la tradition, je goute à chaque plaisir de la vie
En général, quand on applique à la lettre ce stratagème, quelques minutes plus tard, votre proie sapproche et vous demande :
du feu, une cigarette ou une danse.
Laura, a choisie la première solution :
- Tas du feu, sil te plaît ?
- Je ne fume pas
- Ah ?! comment je vais faire, alors ?
- Attends, jarrive
Je me suis aussitôt précipité sur un copain pour prendre son briquet.
Plan C : Les rassurer.
Le jeu peu réellement commencer. Elle mautorise à lallumer.
Cest allé très vite. Elle a bu trois coupes de champagne et a fini mon verre de punch
comme si elle avait envie dêtre un peu plus à laise
Et là, jai sorti le grand jeu : que jétais quelquun de super sensible, un homme en manque de tendresse et de sincérité, que javais été brisé par les femmes. Surprise de me voir me livrer aussi facilement, son intérêt à mon égard devint de plus en plus appétissant.
À cinq heures, la fatigue est venue nous affaiblir.
Le premier métro nétant quà 06 heures. Parce quon ne doit jamais laisser une jolie femme se promener seule à cette heure-ci, surtout quand elle est très jolie, je me suis dévouée pour la raccompagner.
Avant de partir, jai dit au revoir à Sam, qui avant de fermer la porte ma fait un signe de la main sous-entendant :
- Bravo mon pote, tas assuré !
Derrière lui, tous mes copains me fixaient du regard avec un air solidaire qui disait : peser cest emballer, mon pote. Tas de la chance. Nous on rentre seuls ce soir.
Il fait froid, je lui propose mon blouson qui couvrira délicatement ses épaules dénudées. Je ne comprendrais jamais les femmes pour çà. Pour nous plaire, elles sont prêtes à se dévoiler au risque dattraper un rhume.
Le métro est juste à deux pas de chez moi. Je lui demande en passant si elle veut bien que je lui prête un de mes pulls. Elle accepte sans hésiter. Serait-elle déjà sous le charme ?
Nétant pas le roi du logis, je range rapidement les affaires qui trainent dans ma chambre.
Le fait que je sois désordonné ne lui pose pas de problème.
Des femmes, jen ai connu. Aussi facile quelle, cest nouveau.
*
Jai fait du café finalement parce quelle sendormait à moitié. Et puis, çà marrangeais. Pour la fellation, il vaut mieux avoir une femme active quune femme passive.
Elle a commencé à se mettre à laise, retirant au passage ses talons aiguilles :
- Sacha ?
- Oui, Laura ?
- Tu nas jamais voulu reprendre une histoire avec quelquun ?
- Non, non. Je suis trop sensible comme gars. Jattends de rencontrer la perle rare
- Tu trouveras. Tu es attentionné, tu sais. Et puis..
- Puis quoi ?
- Eh bien, tes mimi
- Merci..mais je me trouve pas beau du tout
- Arrêtes, Sacha ! Tu as des super beaux yeux verts et de bonnes tablettes de chocolat. Tas pas vu, tout à lheure, comment les filles te mangaient du regard ?
Je la regardais, impatient. Le temps me paraissait long. Lheure approchait. Il était tempsque je sorte la dernière carte :
- Si je te connaissais un peu plus, jaurai craqué
- On peut prendre le temps de se connaître
Et puis une fille aussi magnifique que toi mérites dêtre connue
- Tu rougis ? Tu na pas lhabitude des compliments.
- On ne men fait pas souvent. Et quand on men fait, cest pour mavoir dans son lit.
- Tu veux encore du café ?
- Ca va.
- Tu veux que jappelle un taxi ?
- Je ne sais pas. Je nai pas le courage de me lever
en plus, il fait froid dehors.
- Tu peux dormir là, si tu veux. Je te laisse mon lit, et je dormirais sur le canapé, en tout bien tout honneur
- Merci.Cest super gentil de ta part. Sacha. Tu as toutes les qualités quune femme rêverait d avoir de son homme.
- Probablement. Jarrive, je vais changer les draps.
Excité, jai mis cinq minutes à remplacer les draps, parfumer les oreillers de mon parfum aphrodisiaque acheté en Guadeloupe lannée dernière avant de lui offrir ma chambre. Dehors, il pleuvait encore et le jour se levait.
Elle sapprétait à aller prendre une douche quand soudain elle trébucha sur la table. Elle était fatiguée au point de ne plus savoir marcher droit.
En bon samaritain, je lai porté jusquau lit.
Et sans savoir comment, je me suis retrouvé sous les draps avec elle.
Il na fallu que quelques secondes pour quelle sendorme profondément. Jallais enfin pouvoir en profiter.
Je suis allé chercher la boîte de préservatifs dans la salle de bains. Jai mis une capote et je lai pénétré.
Mmmh, elle était bonne comme jamais. Je me suis fait passé pour le dernier des cons pour obtenir le sien et maintenant je lavais pour de bonnes heures.
Jai éjaculé dans sa bouche puis je suis allé prendre un yaourt dans le frigo histoire de me dégourdir les jambes
Cinq minutes plus tard, je suis retourné la voir. Curieux des sensations que je pouvais ressentir, je lai visité avec ma pratique fétiche : la sodomie. Et jai joui, jai joui sur elle , sur ses seins bombées, son corps fatiguée, ses lèvres pulpeuses, le creux de ses reins excitant à en faire exploser ma bite
À sept heures et demie, elle faisait officiellement partie des best de mon tableau de chasse.
Vidé, jai glissé les préservatifs sous le lit et je me suis endormi à ses côtés.
*
Cest le téléphone qui ma réveillé. Une ex-copine était de passage à Paris. Elle cherchait un endroit où dormir. À mon avis, elle avait plus envie quon soccupe delle
Je lui ai dit que javais déjà quelquun mais quelle pouvait passer si elle voulait
à trois on se tient encore plus chaud
Eva ma hurlé au téléphone :
- Je pensais que tu avais changé. Toujours le même, je vois.
Puis, elle a raccroché. Encore une qui ne supporte pas dêtre une graine dans un sac de sable.
Il est 16 heures. Laura sest levée peu de temps après moi.
Les pâtes étaient déjà prêtes quand elle est arrivée dans la cuisine. Elle ma dit quelle se souvenait de rien. Jai juste dit que jétais surpris quelle mai sauté dessus et que cétait bien.
Elle ma répondu que cétaient sans doute les mélanges dalcool dhier soir.
Voilà. Ni vu, ni connu, javais mis du GHB dans son café pour être sûr quelle ne résiste pas et elle ne sest rendu compte de rien.
*
Quelquun sonne à la porte.
- Sans doute mon beau frère. Il passe souvent le dimanche.
- Il est temps que je parte. Il se fait tard.
- Salut. Je passe à limproviste. Je ne te dérange pas au moins ? Eva est partie faire du shopping avec Manha pour le bal de fin dannée. Je suis venu te faire un coucou.
- Non, non ! au contraire. Ça me fait plaisir, restes. elle allait partir.
- Bonjour, Mademoiselle. Petit cachottier
Tu nous a bien caché que tu avais une copine
- Non, euh, cest juste une ..une aventure. Allez, au revoir Laura. On se rappelle.
Sans dire un mot, elle sort de lappartement et au moment où je mapprête à refermer la porte, une belle gifle me tord le cou.
Laura est folle de rage. Cest la première fois quune femme ose lever la main sur moi avec tout le plaisir que je lui ai procuré.
Sans gêne, elle hurle, dans le couloir
:
- Tes un vrai salop, Sacha ! Un enfoiré de première !
Ne sachant comment la calmer, je lui dis de ne pas le prendre mal et que je fais partie des hommes qui vivent aux pluriels
avant de la laisser sur le palier perdue dans ses larmes.
Je rejoins Antonin assis devant la télé.
De temps en temps, du coin de loeil, il me regarde discrètementavant de me demander :
- Ritchy ? pourquoi tas-telle appelé Sacha ?
- Je ne sais pas. Sans doute que je ressemble à un de ses ex qui sappelle Sacha
dans lémotion, tu sais, les femmes perdent un peu la boule
- Ten a pas marre ?
- De quoi ?
- De toutes ces femmes, de ses mensonges. Ce serait bien que tu tarrêtes un jour. Non ?!
- T as choisi ta vie avec une seule gonzesse , tant mieux pour toi. Moi, mon bonheur cest ce choix là . Et je ne regrette rien. T as faim ?
- Ouais. Jai pas mangé.
- On se commande une pizza ?
- Bonne idée. Si cest tu es sûr de ton choix, tant mieux
.mais réfléchis bien. Quand tu auras passé la cinquantaine, tu nauras plus le même succès
Jai pris le téléphone, commandé deux pizzas : une margarita et une trois fromages.
*
Mon beau frère à lair heureux dans la vie quil a choisi. Moi,suite à une blessure, je survis. Quest ce que je donnerais pour être comme lui, mais je ne peux pas. Jen souffre derrière la carapace que je me suis construit. Jen deviens prisonnier.
Il me dit daller voir un psy
quavant il était comme moi. Il y a des hommes qui arrivent à panser leurs plaies. Jy arriverais peut être un jour.
Il ma foutu les boules, ce salop ! Je commence à culpabiliser davoir mis ce verre dans le verre de Laura. Quel connard, je suis.
- Le psy ? il pourrait peut être maider, mais que je serais prêt.
- Tiens, je te donne les coordonnées du psy dEva. Il est très bien. Si un jour, ta besoin.
- Merci, mec
- De rien
- Alors, on se les mange ses pizzas
? Sinon, elles vont refroidir
- Ouais. ..on se les mange.