Une goutte d'eau d'eau dans le désert
de Amel Bakkar



Elle était là, perdue dans le désespoir.
Le soleil avait tué toute forme de vie : pas un chameau, pas un Touareg, pas une âme errant à l’horizon.
Ses rêves s’effaçaient.

Les arbres, aux branches fragilisées par leur nudité, s’habituaient à régner en paix.
L’essence de la mort l’emprisonnait.
Il n’y avait pas un mirage à goûter, pas un brin d’herbe à croquer ; juste des squelettes qui avaient perdu tout espoir apprenant malgré tout à se conjuguer

Seule dans sa détresse, il ne restait plus que le luxe de dévorer du regard celle qui venait la consumer.

Quand la folie arriva, le dernier jour arriva
Une goutte d’eau vint réveiller le sol endormi.

Dieu avait choisi de l’épargner

Amel BAKKAR
29.11.04


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