Adieu, Jean-Marie

Cette nuit-là, au hameau de Roch Bihan, comme dans toute la Bretagne, de Brest à Saint-Malo et de Quimper à Vannes, le vent de mars soufflait en tempête. De longues rafales puissantes suivies de silences inquiétants. Un volet, qui offrait prise à la tourmente et claquait contre le mur, réveilla Jean-Marie à la fin du premier sommeil et, pour combattre linsomnie, les yeux grands ouverts dans lobscurité de sa chambre, il entreprit de passer le reste de la nuit à vérifier que tout était au point. Mais de temps à autre, sa pensée fuyait, refusait de se projeter en avant, et lui ramenait en mémoire les pans morcelés dun passé révolu, quil écartait machinalement, dun mouvement de tête sur loreiller, pour se reconcentrer sur les derniers événements et les heures décisives du jour à venir.
Il était né en 13. Un bon chiffre. Cétait lui laîné des deux garçons de Théophile Le Minter et Marie-jeanne Pencolé. François, son frère, avait quatre ans de moins. Leurs parents tenaient, à Canihuel, au début du siècle, une petite ferme, démembrée, pour cause de nombreuse descendance, de lhéritage de son grand-père paternel, qui était juge de paix. Lécole, il ne lavait fréquentée que jusquau certificat, puis sen était allé faire quelques saisons dans la tomate à Jersey
La veille au soir, il avait disposé des sous-vêtements propres sur la chaise à côté de son lit. Sur le dossier, la chemise et le pull quil préférait et son pantalon de velours côtelé. Ses chaussures cirées étaient en bas, derrière la porte dentrée. Il lui faudrait attendre que le facteur, linfirmière et laide ménagère soient passés. Cela ne pourrait donc se faire avant le début de laprès-midi. Demain matin, il ferait une grande toilette. Comme avant tous ses grands voyages. Cétait la bonne solution. Il sen était convaincu depuis longtemps déjà, mais jusquici tout avait échoué, lalcool et les médicaments comme le gaz. Il navait réussi quà sintoxiquer, à faire à deux reprises un petit séjour à lhôpital psychiatrique, et à plonger ses proches dans lembarras. Mais cette fois-ci, il avait pris sa décision et mené à bien son plan jusquà présent : récupérer autant que possible, se montrer coopératif, endormir la méfiance de la doctoresse et rentrer à la maison. Finalement, il nétait resté absent que quinze jours. Le point noir, cétait cet argent disponible que ses enfants navaient pas voulu prendre la dernière fois quils étaient venus. Il avait insisté, mais pas trop quand même. Tant pis, les comptes seraient bloqués et lÉtat prendrait sa part. Il avait bien pensé un moment à le retirer en liquide, mais le receveur naurait pas manqué de trouver cela louche. Dans son portefeuille, il ne restait que six cents francs. Ce serait assez pour le curé, qui préférait être payé en espèces sonnantes et trébuchantes, il le savait
Comme bien souvent, en ces temps-là, cétait lors dune noce quil avait rencontré Mélanie. Ils sétaient fréquentés le temps quil fallait pour que soient respectées les coutumes et pris les arrangements nécessaires à leur installation. Après son mariage, sa femme et lui avaient loué une petite ferme, à Lavaquer en Magoar. Leur première fille était née là, puis ils avaient pris plus grand, à Ker Bras, un hameau de bientôt dix maisons en Lanrivain. La leur nétait pas bien grande et longtemps le sol était resté en terre battue
Le curé et lui nétaient pas grands amis, loin de là. Premier reproche : on ne le voyait à léglise quaux mariages et aux enterrements. Ces dernières années, surtout aux enterrements, il fallait en convenir car, dans la famille, il ny avait plus personne à marier. Ou plutôt si, mais ceux qui ne létaient pas encore naffichaient pas la moindre intention de le devenir. Les temps avaient bien changé. Les jeunes ne sembarrassaient plus du mariage. À quoi bon ? Puisquils savaient que les statistiques les donnaient perdants une fois sur quatre. Ils préféraient vivre en concubinage, comme on dit. Second reproche : il navait pas mis la moindre messe ni le moindre service à aucune des inhumations auxquelles il avait assisté depuis le décès de son épouse. Elle, elle le faisait généralement, par observance de la coutume et souci du quen dira-t-on. Mais lui, le quen dira-t-on, il sen moquait pas mal. Alors, forcément, entre le curé et lui
Ce jour-là, les cloches avaient sonné la mobilisation générale et le lendemain, il avait fallu partir, laisser au logis une fillette de deux ans à peine, et à une épouse courageuse une ferme de vingt hectares de prés mouillants, de champs parsemés de roches et de landes incultes. Et comme bien dautres, il avait été fait prisonnier dans les sables de Dunkerque, puis avait rallié la Belgique à marches forcées, avant dêtre envoyé en Allemagne dans un stalag, près de Magdebourg, sur lElbe, dont il fut rapidement extrait pour être placé dans une ferme comme laitier. Au moins, les prisonniers agricoles étaient-ils nourris correctement
Lui et le curé, ils ne saimaient pas, et se contentaient de respecter chacun les convictions de lautre, ce qui est déjà beaucoup. Et il navait jamais manqué de payer son denier au culte, ou plus exactement la partie quil pensait correspondre à labonnement au bulletin paroissial qui linformait des décès, naissances et mariages, car pour le reste, il estimait quil y avait assez de culs-bénits dans la commune et quavec les litanies de messes et de services quil récoltait le curé avait bien de quoi vivre. On avait beau lui dire quil ne gardait pas tout pour lui, il nen pensait pas moins.
LAllemagne, il en était revenu, en 1945, début juillet, avec quelques-uns seulement des camarades partis avec lui. Le monstre nazi avait englouti les autres, et tous ceux quil avait happés et recrachés rentraient meurtris, la plupart dans leur chair et tous dans leur âme. Il sétait remis au travail darrache-pied. Il avait racheté un Dodge américain quil avait transformé en tracteur, passé et obtenu son permis. Il voulait aller de lavant, rattraper les cinq ans quon lui avait volés... Cinq ans de labeur, cinq ans de récoltes, cinq ans daffection
Lors de sa pneumonie de lhiver dernier, il avait fait promettre à son entourage immédiat de respecter en tous points ses dernières volontés, sil lui arrivait quelque chose : un simple passage à léglise pour faire comme tout le monde, une seule gerbe de roses, ni services, ni messes, ni condoléances. Mais une collation offerte aux gens du bourg. Et surtout un seul avis de décès dans la presse APRÈS son inhumation. Pas de faire-part à la famille, qui ne venait plus le voir depuis longtemps. Cétait tout. Il espérait quils sen souviendraient. Le partage de ses biens étant fait depuis bientôt trois ans, il avait trouvé ridicule de faire un testament pour si peu. Cest que Jean-Marie nécrivait pas souvent non plus. La dernière fois, cétait quand il sétait fâché avec ses infirmières. Là, il avait carrément déconné
Parce quelles refusaient daugmenter les doses de somnifères et de tranquillisants dont il abusait et qui ne lui faisaient plus deffet, dans une de ses phases dexcitation, il sétait emporté violemment contre elles. Oui, mais cest que rien ne les obligeait à sarrêter tous les jours dans leur tournée, seulement pour lui préparer ses médicaments de la journée. Cétait un arrangement amiable, facturé de temps à autre par quelques soins de pédicure. Alors, excédées de ses sempiternels reproches, quand elles ne faisaient que respecter la déontologie de leur métier, elles avaient décidé de ne plus venir, et prévenu la famille de cette décision. Ce nouveau souci était à peine en voie de résolution que Jean-Marie, qui regrettait toujours ses emportements à peine étaient-ils commis, avait déjà pris sa plume pour une lettre dexcuses contrites où il leur demandait de revenir. Ce quelles avaient finalement fait, pour quelques poignées de jours seulement, mais ça, elles ne le savaient pas
Un second enfant lui était né alors que le premier avait huit ans déjà et ne lavait pas reconnu, à son retour. Lélectricité, tant attendue, était enfin arrivée au village en 1951. Avec la lumière électrique, le rythme des journées avait été un peu modifié. La radio trônait dans la cuisine. Le lit-clos fut banni, la cheminée murée et une cuisinière à mazout fit son apparition. Puis ce fut la télévision, la table et le buffet en Formica. Avant le congélateur. Il vendit bientôt la jument pour acheter son premier tracteur Lentz. Il adhéra à la coopérative La Pélémoise qui se créa à cette époque. Et pratiqua la mise en commun du matériel avec un de ses voisins avant larrivée des Cuma. La culture du maïs-fourrage lui permit détoffer son troupeau de vaches laitières. Quelques cochons, quelques moutons et une petite basse-cour venaient compléter la petite ferme. Il avait toujours réussi à payer rubis sur longle sa Saint-Michel. Et quelques économies commencèrent à faire des petits au crédit-patate
Sur le matin, le vent faiblit, le volet cessa de claquer et Jean-Marie, ayant mentalement mis ses affaires en ordre, sendormit du sommeil du juste. Cest la voiture du facteur qui commençait sa tournée qui le réveilla sur le coup de huit heures.
Il se leva, prépara son bol de Nescafé soluble, y mit un peu de Régilait en poudre et y fit tremper les lichettes de pain habituelles. Il déjeuna de bon appétit. Il avait toujours eu excellent appétit, et laction résolue lavait plutôt mis de bonne humeur. Finalement, il navait pas si mal dormi que cela. Lhabitude lui fit prendre ses cachets habituels, préparés par linfirmière la veille au soir. Ce nest quau troisième quil songea que cétait ridicule. Puis il lava son bol et sa cuillère et les mit à égoutter sur lévier. En principe, il devait rester dans la bouilloire assez deau chaude pour faire sa barbe. Cela faisait plus dun an quil nutilisait plus le chauffe-eau électrique : à quoi bon chauffer trente litres deau pour nen utiliser quun ou deux par jour ! Au début, ses enfants protestaient lorsquils venaient, et ces jours-là, il essayait de penser à allumer lappareil, mais finalement lui comme eux avaient renoncé. Dans la petite salle de bains attenante à la cuisine, il se regarda dans la glace : le mois dernier, deux jours avant le décès inopiné de son coiffeur amateur, il sétait fait couper les cheveux et sa brosse était tout à fait présentable. Il changea la lame de son rasoir Gillette, car il tenait à être rasé de près.
Mélanie, avait hérité dune maisonnette, près du bourg, quils décidèrent de rénover en prévision de la retraite. Cest là quils étaient venus sinstaller lorsquil avait pu la prendre, il y a vingt-deux ans de ça. Longtemps, il avait espéré quun gendre vienne assurer sa relève à la ferme, mais ses deux filles navaient trouvé que des fonctionnaires pour maris et sen étaient allées à la ville Il avait gardé quelques terres, une dizaine dhectares, quil exploita encore quelque temps, puis, sentant ses forces diminuer, il entreprit de les planter. Lorsque cela fut fait, il avait encore passé quelques années entre son jardin et son atelier, allant dune idée à lautre : la construction dune éolienne décorative, dune serre à tomates, un élevage de lapins, le tournage dobjets en buis
Sans compter les parties de boules du dimanche et les jours de club. Jamais malade, pas comme Mélanie, usée avant lâge, et que larthrose faisait boiter, malgré deux opérations
Lorsquil eut fini, le facteur toquait à la porte pour apporter le Télégramme et une lettre de lHôpital du Bon Sauveur. Il eut un mauvais pressentiment. Pourtant, il avait bien réglé la cotisation de son assurance complémentaire qui lui donnait droit à un mois dhospitalisation par an, pris en charge à 100 %. Cétait bien ce quil craignait : on lui réclamait quinze jours de forfait hospitalier : plus de mille francs quand même ! Alors quil navait été que quelques jours à lhôpital général depuis le début de lannée ! Il pesta contre ses enfants qui lavaient presque emmené de force au Bon Sauveur. Eh bien, tant pis, ce serait à eux de payer la facture. Cette pensée dune espèce de châtiment le rasséréna, et après avoir posé la facture en évidence sur le buffet de la cuisine, il alla sallonger dans son relax au salon, devant la télé quil ne regardait pratiquement plus, et la digestion aidant, il fit un somme.
Ce Noël-là, une bronchite mal soignée avait laissé Mélanie sans forces, mais ils étaient quand même allés chez leurs enfants. Quinze jours plus tard, elle était en terre. Et lui, perdu dans une maison vide Alors, au bout de quelques mois, ne supportant pas la solitude, il avait cherché et trouvé, sur la côte, par petites annonces, une compagnie : Simone, soixante-quinze printemps, veuve de marin, que ses enfants avaient accueilli avec plus que de la réticence. Mais, au moins avait-il recommencé à faire des projets. Pourtant, quelque chose sétait brisé. Ils sapprêtaient à prendre un petit deux-pièces dépendant du foyer-logements au chef-lieu de canton, où ils allaient déjà prendre leurs repas le dimanche, lorsque ça lui était arrivé : son cur avait lâché
Vers onze heures, il alla sasseoir à sa place à la table de la cuisine, après avoir remonté le coucou, en tirant sur la chaîne des poids. Lhorloge retardait dun quart dheure, mais il navait pas envie de monter sur une chaise pour risquer de tomber et de se blesser. Ce nétait pas le moment ! Il ouvrit le journal à la page des obsèques. Mais il ny avait personne de connaissance. Pourtant, on lui avait dit que Trouillard était sur le point de passer. Mais apparemment son heure nétait pas encore venue. Il ne raterait donc aucun enterrement. Tant mieux !
Oh, certes, il avait pu être opéré à temps, à cur ouvert. Et après une longue convalescence, il était rentré à la maison, mais... plus de Simone, repartie en quête dun compagnon mieux portant. À partir de là, çavait été la dégringolade, dopération en dépression, dhôpital en maison de repos, entre des étés trop courts et des hivers interminables. Décollement de la rétine, prostate, hernie, pneumonie, bronchite chronique, insuffisance respiratoire. Il avait pourtant tout surmonté. Mais la solitude était trop lourde, les heures trop longues, le sommeil trop court. La vie ne voulait pas le quitter, mais lui ne lui trouvait plus dintérêt. Et cette fois-ci serait la bonne, il le savait
Le jour était gris et encore un peu venteux, mais il navait pas plu. À son arrivée, la jeune aide ménagère, le trouva assez gaillard et put lui faire signer le récapitulatif des heures faites en février, quelle navait pas osé lui présenter la veille, car il avait dormi presque tout le temps quelle était là. Comme trop souvent depuis quelque temps. Et, bien entendu, le soir venu, impossible de trouver le sommeil ! Il faillit lui proposer de lui donner son chèque sans attendre de recevoir la facture du Comité Cantonal dEntraide, mais au dernier moment, la prudence le retint. Elle fit rapidement le ménage au rez-de-chaussée, puis séclipsa sans demander son reste lorsque Jean-Marie lui eut signifié quil mettrait lui-même son couvert.
En réalité, il navait pas lintention de déjeuner. Mais il disposa quand même assiette, verre, couteau et fourchette sur la table comme tous les jours et attendit le passage de linfirmière qui lui posa les questions habituelles auxquelles il répondit sur un ton aussi neutre que possible. Elle remarqua quil avait changé ses vêtements et lui en fit compliment, y voyant un signe dun meilleur moral. Il se garda bien de la démentir. Hier, il avait failli vendre la mèche lorsque lemployé de chez Vitalaire était passé vérifier lappareil à oxygène, car, sans y prendre garde, il lui avait dit : Vous savez, cest sans doute la dernière fois que vous me voyez. Mais habitué à ce genre de discours, celui-ci ny avait pas porté une attention spéciale. Mais, avec linfirmière, ce nétait pas pareil. Depuis son retour de lhôpital, elle passait à nouveau tous les jours lui délivrer les médicaments nécessaires, car ses enfants ne voulaient plus prendre de risques. Quoiquen réalité, elle neût pas encore osé lui enlever ce qui lui en restait, attendant le prochain renouvellement, dans quelques jours maintenant, pour le faire en douceur. Elle disposa dans le semainier, les cachets correspondant aux trois repas du lundi midi, du lundi soir et du mardi matin. Jean-Marie aurait bien voulu lembrasser, car de toutes les infirmières quil avait eues, Marie-Annick était celle avec qui il sentendait le mieux, mais il dut se contenter de la formule dadieu habituelle, presque vide de sens à force dêtre prononcée. Mais cétait mieux ainsi.
Langoisse qui le rongeait depuis des mois le saisit à nouveau lorsquil se retrouva seul et réveilla en lui la tentation dabsorber encore un cocktail dalcool et de cachets, pour faire disparaître cet étau qui lui enserrait la poitrine, cette masse qui lui martelait le front, ces poings qui lui battaient les tempes. Dormir. Dormir encore. Dormir toujours. Dans un sursaut de volonté, il alla respirer un peu doxygène, puis sautorisa le dernier verre du condamné, du bon calva qui lui restait dun Noël passé, qui lui donna un éphémère coup de fouet.
Il rangea la vaisselle, vérifia que tout était en ordre dans la maison, passa aux toilettes puis monta lentement lescalier. Sous son lit était caché depuis deux jours un mètre cinquante dune bonne vieille corde munie dun nud coulant. Jean-Marie attacha solidement lautre extrémité au poteau-maître en haut de lescalier et mit le nud coulant à pendre dans lescalier. Il avait calculé la longueur de corde et les nuds à faire pour que ses pieds ne puissent toucher tout à fait la marche qui était à la verticale. Il redescendit la dernière volée de marches de lescalier, puis trois autres encore, attira à lui le bout de corde et passa le nud coulant autour de son cou en se dressant sur la pointe des pieds. Puis, sans marquer le moindre temps de pause, il resserra celui-ci et se laissa aller en avant... Au dernier moment, sa main droite chercha malgré lui à quoi se raccrocher, et son dernier éclair de conscience fut pour la rabattre contre son corps avant quelle ne trouve la rampe
Vers quatorze heures trente, un voisin qui navait pas pris de ses nouvelles depuis son retour de lhôpital sonna, puis ouvrit la porte sans plus attendre, comme il avait coutume de le faire, car Jean-Marie tout comme lui, était un peu dur doreille. La première chose que son regard accrocha, ce furent deux pieds, comme "flottants" sur la deuxième marche de lescalier, face à la porte dentrée, et avant que son regard ne remonte plus haut, il comprit quun malheur était arrivé. Ses jambes chancelèrent, sa vue se brouilla et il dut sadosser au mur de lentrée pour ne pas tomber, malgré son bâton qui ne le quittait jamais. Aux gendarmes, il ne sut dire combien de temps sétait écoulé entre sa macabre découverte et le moment où il put ressortir en courant pour aller prévenir les voisins les plus proches. Une minute ou un quart dheure, il était incapable de le dire. Lorsquon put intervenir, il ny avait plus rien à faire : Jean-Marie Le Minter avait, selon sa volonté, rejoint Mélanie, son épouse, disparue huit ans plus tôt dun dème pulmonaire foudroyant
Kénavo, Jean-Marie Le Minter !
© P.-A. G., 1998.
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