Lorsque nous serons vieux, la bouche frémissante
Et le regard inquiet tourné vers lavenir ;
Lorsque nous serons vieux, les jambes chancelantes,
Il nous faudra, pour sûr, un jour nous souvenir.
Je te rappellerai les aubes incertaines
Et les épanchements de nos âmes meurtries ;
Je te rappellerai nos millions de « je taime »
Et la rose en ton cur, qui ne sest point flétrie.
Alors, tu poseras ta paume dans mon cou,
Nous suivrons à lenvers le sentier de nos rêves
Au fond, des souvenirs, nous en aurons beaucoup
Toute une vie damour, sans nuages, sans trêve !
Mais si nous étions vieux, et malheureux de lêtre
Avec des mauvais jours à compter, silencieux
Oui, si nous étions vieux, assis à la fenêtre,
Me resterait lespoir que je lis dans tes yeux !
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