Texte de Max Plank
« A condition d'être correctement interprétées, des expériences restées sans résultat, peuvent fournir des connaissances d'un intérêt capital. »
Entré aux Beaux-Arts de Lausanne en 1940 , à l'âge de 16 ans, j'ai lus dans la bibliothèque de l'académie, tout ce que j'ai pu attraper sur l'art et les artistes
Un bouquin qui m'a particulièrement touché a été « Les lettres de Vincent à Théo » Maintenant en 2007, tout le monde les a lues pas besoin d'entrer dans les détails
Mais certain détails devront être expliqués, je vais faire un effort. La thèse est simple :
Tout le drame de l'insuccès des ventes des tableaux de Vincent est la volonté de Théo.
Théo est un type médiocre, flemmard, sans talent, petit bourgeois, comme le sont tous les marchands de tableaux .
Si un marchand de tableaux, ayant pignon sur rue, n'arrive pas à vendre un tableau , c'est qu'il n'en a pas l'intention. Un point c'est tout
C'est tellement évident que cela ne se vois pas. Comme la lettre volée
Invisible, parce qu'elle est posée sur la cheminée
Je sais que ma thèse peut choquer les amateurs d'art épris de grands sentiments, de beauté et de larmes discrètes
L'on a parfois une larme à l'il en lisant les lettres de Vincent. Il ne faut pas oublier qu'il était un peu déséquilibré par la boisson à la mode de l'époque
l'absinthe, « la fée verte » destructrice des cerveaux
Il ne voyait pas les combines de son frère Théo dont il dépendait financièrement.
Probablement la famille était passivement complice de ce minable truc. Une ligue familiale contre un artiste
c'est
arrivé dans l'histoire
Dans les familles bourgeoises c'était plus honorable de vendre des uvres d'art que d'en créer
C'est toujours comme ça aujourd'hui ! Un artiste est un élément douteux dans le milieu bien pensant! La situation empire si le pauvre type ne gagne rien. C'est arrivé dans ma famille, ma naïve mère cru devoir cacher aux Dessauges que j'étudiais aux Beaux-Arts disant que j'étais employé au « Château » (Administration) apprentis fonctionnaire
Les Beaux-Arts étaient déshonorant en 1942
école de jean-foutre !
Que peut-on attendre d'une famille de pasteurs ? (iconoclastes ?) Rien ! Leur dégoût des images religieuses
Vincent était mal partis. Victime de sa naïveté et de la fée verte
Les tabous religieux, l'alcool, et sa candeur. En plus le frère jaloux et pervers. On se demande comment des Hollandais dans un pays civilisé ayant un passé artistique fabuleux ont laissés choir un génie tel que Vincent
Personne ne répondra à cette question
Le pervers cultivé qu'était Théo cachait son jeu à la perfection. Chez les protestants les images sont bannies
enlevez le décor
reste la méchanceté ! Crimes, diable et bavardages
Aussi effrayant que du côté catholique
Manipulation de Théo sur l'esprit faible de Vincent
Sans oublier leur fraternité réelle, pour camoufler la réalité..
On se trouve dans une situation semblable à celle décrite par Lacan, dans la haine et le désir : Tentative d'explication psychologique de la haine de l'autre
de Guy Dessauges dans le site « 1000 nouvelles »
Le cul de sac psychologique. ( La destruction de l'autre !) Situation sans issue
Je site la source :
La citation suivante est tirée du livre de Jacques Lacan:
« Les écrits techniques de Freud
« Chez « Points essais »Seuil 1975Chapitre XIII
« La bascule du désir »
..Citation:
A l'origine, avant le langage, le désir n'existe que sur le seul plan de la relation imaginaire du stade spéculaire, projeté, aliéné dans l'autre. La tension qu'il provoque est alors dépourvue d'issue. C'est-à-dire qu'elle n'a pas d'autre issue-Hegel nous l'apprend-que la destruction de l'autre.
Le désir du sujet ne peut dans cette relation se confirmer que d'une concurrence, que d'une rivalité absolue avec l'autre, quant à l'objet vers lequel il tend.
Et chaque fois que nous approchons, chez un sujet, de cette aliénation primordiale; s'engendre l'agressivité la plus radicale, -- le désir de la disparition de l'autre en tant qu'il supporte le désir du sujet-Nous rejoignons là ce que le simple psychologue peut observer du comportement des sujets.
Saint Augustin, par exemple, signale, dans une phrase que j'ai souvent répétée, cette jalousie ravageante, déchaînée, que le petit enfant éprouve pour son semblable, et principalement lorsque celui-ci est appendu au sein de sa mère, c'est-à-dire à l'objet du désir qui est pour lui essentiel.
Chaque fois que le sujet s'appréhende comme forme et comme moi, chaque fois qu'il se constitue dans son statut, dans sa stature, dans sa statistique, son désir se projette au-dehors. D'où s'ensuit l'impossibilité de toute coexistence humaine. »
Fin de citation.
(Saint Augustin est cité en alibi chez les français bigots, histoire de rassurer l'éditeur
) J'espère que l'explication est clair
pour essayer de comprendre la mentalité du pauvre Théo qui avait le psychisme d'un crocodile.
Mais dans son cas il ne s'agit pas de jalousie sur l'accès à la tétine maternelle, mais de talent tombé du ciel sur un brave frère un peu détraqué par l'absinthe
Évitons les termes de méchanceté, haine et malveillance, s'il ne reste que celui de jalousie inconsciente cela suffit pour faire beaucoup de mal sans y prendre garde.
Ces sentiments étant refoulé dans un inconscient vaseux on ne sais même pas où l'on en est
entre le mal héréditaire et le bien relatif. On peut dire pour simplifier, que partout où il y a de la religion il y a la haine et la guerre
Le pasteur van Gogh qui interdit à ses ouailles de poser pour son fils Vincent, ne va pas bien du tout
Il n'y a pas longtemps que les massacres entre protestants et catholiques enflammaient l'Europe
Ensuite les juifs
On n'en fini plus, avec la volonté de Dieu évidemment ! Étonnant que les artistes n'ont pas été massacrés !
Vincent chassé de partout « comme un chien » dit-il, s'accroche à Théo comme un naufragé à une planche
deux névrosé condamnés à mort sans le savoir. Comme nous tous somme toute ! Les deux frères échangent leurs obsessions ou les refoulent pour les oublier. Théo jaloux du talent de Vincent et Vincent qui compte sur Théo pour vendre ses tableaux
Rien ne marche. Frustration partout. Peut être qu'ils savent , et prennent cette situation pour un jeu. Un jeu qui vient de leur enfance, passé dans la famille acétique et morose du pasteur calviniste. Les deux frères donnant des réponses à des questions oubliées
Une sorte d'obcédantification (mot inventé par GD.) fraternelle. Un échange de complexes qui vont se cacher dans un coin obscure de l'inconscient pour resurgir un jour sous la forme d'un dragon crachant sa vérité, feu de la haine.
Il y a deux dragons ; l'un dormant dans la vase obscure, et l'autre dormant au soleil étincelant de l'éclat de pierres précieuses, couvrant sa carapace
Ce dernier est celui de Vincent. L'art rends les gens riches et bons
Théo dans sa galerie entouré de tableaux petits bourgeois était déchiré entre les éclats lumineux du Vincent génial et les petites toiles du généreux Corot
. Tableaux discret qui vont si bien avec le tapis
Les uvres de Vincent n'allaient avec rien
ni les bourgeois, ni Théo, ni la religion infantile
Des tableaux cosmiques comme les champs de blé, les braves gens, le bon docteur, le facteur, les fleurs du soleil
Chez lui, tout est cosmique, jusqu'à la fin du monde
Il n'est pas le seul , les autres artistes ont eu dix fois le temps de s'accomplir.
Vincent commençait à peine
Juste débarrassé de ses angoisses, superstitions et momeries religieuses. Dans sa misérable chambre de la maison jaune à Arle. Il promettait des uvres prodigieuses.
L'histoire de Vincent est celle des injustices. Celles de la famille et ses tabous ; et celles de Théo bourrées de complexes d'infériorités
Tout ce monde de refoulés est à plaindre ! La famille c'est l'enfer ! Le sud et ses paysages dévorés par le soleil est le paradis pour le peintre solitaire
Vincent reprend un peu de ses forces dans ce climat. Mais il a perdu déjà sa force , on se demande pourquoi il ne s'est pas suicidé plus tôt. Les forces fondamentales de survie se sont dégradées par le prêchi-prêcha des sermons pastoraux
Il a appris la résignation croyant voir le paradis au bout de son désespoir
Même procédé de destruction (morale chrétienne) chez les africains convertis qui ne se défendent plus contre leurs ennemis massacreur
La même recette fonctionne aussi en Islam ! Pas question de justice dans la résignation et la docilité
Deux mondes celui des victimes, soumises , désarmées , futures martyrs croyants
et leur paradis, volonté de Dieu et celui des assassins qui fonctionne aussi sur la même volonté du Dieu identique
Vincent est condamné avant même d'en être conscient. Théo prépare un coup
Il annonce à Vincent qu'il va se marier et qu'il ne peut plus lui verser son pécule minable. Il veut fonder une famille ! Les morveux désirent toujours propager leurs gènes, c'est avec l'avarice, l'instinct dominant ! Pauvres femmes
Pauvre Vincent qui vit chichement le nez dans son verre d'absinthe.
Je ne peux pas entrer dans les détails de la situation à travers les 700 lettres de Vincent à Théo. On ment très bien par lettres je ne peut que m'accrocher au fait que Théo n'a vendu qu'un tableau de Vincent pendant la courte vie de l'artiste. C'est là qu'est le crime !
Je cherche une explication à cette accident . A qui la faute ? Au style de la peinture au caractère de l'artistes , à la volonté de Théo ! Je crois que tout va mal à cause de Théo
Il est une malédiction dans le monde de l'art
Il est possible que Théo soit seulement fortement impressionné par le talent de Vincent, il n'en crois pas ses yeux. Il taquine Vincent et ne veut pas lui faire du mal ! Vincent est hypersensible, il ne comprend pas ce qui se passe dans l'esprit de Téo
Il prend tout au sérieux ,avec l'absinthe qui l'empoisonne, il perd la tête
Deux frères élevés ensemble ont des relations privilégiées. Il sont inséparables, le peintre et son galerist liés par des intérêts commun. Un peu comme des jumeaux. Ils ne sont pas aveuglés par la religion malgré leur famille de pasteurs. Ils ne sont pas croyants. Ils ont été christianisés par morceaux
Seul leurs cerveaux ont échappés en partie aux incantations , aux bigoteries, qui pourrissent l'esprit
.
Le mal viens d'ailleurs, déjà en action est la psychologie des profondeurs, des refoulements de sentiments noués. On sais mais on ne guéris pas
Le désespoir rode autour d'eux . Les nombreux documents Internet sur les deux frères ne me servent à rien. Les lettres de Vincent non plus , du théâtre tout cela
Finalement , pris chez Lacan « A l'origine, avant le langage, le désir n'existe que sur le seul plan de la relation imaginaire du stade spéculaire, projeté, aliéné dans l'autre. La tension qu'il provoque est alors dépourvue d'issue. C'est-à-dire qu'elle n'a pas d'autre issue
--Hegel nous l'apprend-- que la destruction de l'autre »
Les grandes guerres inutiles et sanglantes n'expriment que le résultat des désirs , des frustrations, de la jalousie
Il ne s'agit pas seulement de politique, mais surtout de psychologie de masse
(obsédantification) (identification obsédante) par le Christianisme, le nazisme, l'Europe de l'Est, l'Hindouisme et l'Islam ! Dont l'unique préoccupation est de punir et détruire ceux qui sont différents
surtout les êtres faibles, femmes, enfants, vieillards
Je dérape, mais les horreurs de la guerre commencent dans l'esprit de l'homme
Lire la Bible pour connaître la cruelle bêtise humaine.
Il ne s'agit que de la normalité génétique chez les humains comme chez les carnassiers
Il existe cette constante de l'envie et de la haine partout chez les êtres vivant à part les herbivores qui sont les plus beaux et les meilleures.
Le plus immonde animal de la création est l'être humain. Chez les deux frères la seule solution est la mort. Ils savent qu'il n'y a aucun moyen d'entente. Ni la religion, ni l'art, ni le bonheur , rien ne peut les sauver.
Ils sont suicidaires sans le savoir ! Cette tendance n'a rien à faire avec l'art. Il est possible que cela puisse être une mauvaise hygiène de vie
On mourrait beaucoup en ce temps là, et jeune de surcroît
Le suicide est rare dans les milieux religieux. (L'étude de Kay Redfield Jamison, en 1994, a aussi montré les liens entre la dépression et le tempérament artistique. Aujourd'hui, artistes, poètes, romanciers, compositeurs sont trois fois plus soumis à la dépression et au suicide que les scientifiques et les hommes d'affaires .) La toile de fond de ce drame est le désespoir. Le protestantisme est triste et morne en face du flamboyant décor du catholicisme
On a toujours de bonnes raisons d'en finir avec la vie. La principale est la lucidité
L'imbécile heureux est avant tout un imbécile. Les tristes frères ne sont pas des imbéciles, ils sont donc en danger. Sur le fil du rasoir. Ils ne sont pas vaniteux. Ils sont très cultivés. Ils ont les chances de leur côté. L'art demande des qualités exceptionnelles, un artistes est un homme , physiquement et mentalement fort, une brute ! Les artistes de la renaissances étaient des costaux. Les petits farceurs actuels, « qui font de l'art » sont mal foutus malins sous doué
et faibles d'esprit. Comme leurs marchands ! Peut-être que les frères étaient à cheval entre les deux. Un peu bêtes comme dit le poète
J'ai connu des intellectuelles brillants qui allaient à la messe pour plaire à Dieu ! Entre la mémoire et l'intelligence on fait des erreurs d'évaluation
L'esprit scolaire et le talent ? Entre ces deux qualités un gouffre !
Des universitaires à mémoire d'éléphants , collectionnant les diplômes, stupides comme des hannetons
Les génies reconnaissent volontiers leurs faiblesses. Ils se sentent coupables d'être différent. Einstein écrivait des additions du genre 3x15 sur un bout de papier 15 +15 +15 =
. Si on lui disait 45 il contrôlait ! Les côtés bête des grands hommes est surprenant. Il existe pas mal de pseudoartistes qui sont d'une sottise remarquable. Dans leur art et dans leurs petites cervelles
Ils, ont surtout de la chance au point de vue commercial. Vincent n'avait pas eu de veine
ni en famille, ni en amour, ni en amitié, ni en succès artistique. Il était sur la corde raide, il finit par tomber
Le vertige de l'échec.
Chez les artistes, les sentiments cause du suicide sont simples
le désespoir causé par des ratages successifs dans son art, les maladies successives
le découragement général
la fatigue
la misère
Vincent était un dur, sans l'absinthe, il n'aurait pas pensé au suicide.
Dans ma jeunesse j'ai assisté à des drames dus à la fée verte
Sans intérêt. Crasseux.. L'état fini par interdire ce poison ! Mais chaque famille en avait une bouteille comme médicament ! J'en recevais une cuillère à café en cas de maux d'estomacs
Ou en infusion
Goût affreux
amer comme la misère. Les asiles étaient remplis de victimes de cette affreux alcool
Pour finir je ne sais plus qui est responsable du suicide de Vincent ?
La cause est la misère, puis l'absinthe, puis la maladresse de Théo
Dans la vie des hommes les malheurs n'en finissent plus.
Fin