Histoire du loup solitaire,
Mortimer, marchand d’armes !
Nouvelle de Guy Dessauges




Il ne s’agit pas d’une histoire pour les enfants, ni d’une histoire d’animaux !
Au cours de mes études d’économie politique, je fis la connaissance d’un personnage remarquablement intelligent que je surnommerais Mortimer parce que je ne peux pas dévoiler sa vraie identité.  Les notes que vous lisez, cher lecteur, ne sont que des notes. J’ai l’intention de les remanier un peu, plus tard.
Je jouis d’une grande fortune. Je peux faire ce que je veux, et aller où je veux. L’un de mes dadas, est la collection d’objets antiques de la boite à épices, à la statue de bronze. Originaire de toutes les parties de la planète, ce qui m’oblige à des déplacements incessants, dans le monde entier.
Mortimer m’avait pris en affection, au cours de l’une de mes conférences sur les civilisations antiques de la Mésopotamie... Selon lui, j’avais démontré une culture exceptionnelle !
Il était plus âgé, et certainement aussi cultivé que moi. Dans la vie il arrive, qu’on est pris en affection, par des gens qui ne nous sont rien. Je ne veux pas dire que je le trouvais antipathique.
Il était froid et distant. Il avait une barbiche noire qui marquait son visage d’une manière théâtrale, ses yeux bleus contrastaient avec son teint mat. Il était toujours élégant, mais ne portait jamais de cravate. Un mètre huitante cinq, large d’épaules. Un athlète distingué et un tennis man redoutable. Il vivait en célibataire, dans un hôtel particulier de grand luxe, sur l’île St. Louis... Entouré de domestiques arabes, silencieux et dévoués. Il devait avoir une famille au Liban... Il restait vague à ce sujet.
Je ne sais pourquoi, j’acceptais ses invitations, j’étais fasciné par son talent de conteur et ses repas exquis. Je pouvais venir accompagné de jeunes femmes, à condition qu’elles soient très jolies et cultivées... Il y en a plus qu’on ne le suppose ! Il avait parfois à sa table, une amie, riche eurasienne, ravissante, les yeux en amande et la chevelure noire... Silencieuse et docile, elle décorait admirablement la table... parée à la française... C’est à dire d’un goût exquis.
Mortimer savait sept langues, il préférait parler français. Il avait fait des études de droit à Paris. Je ne parlais que trois langues, d’ailleurs assez mal, mais cela ne me gênais pas.
J’écrivais des nouvelles. Cela l’intéressait beaucoup. Il lisait avec plaisir les histoires, que je publiais dans une revue littéraire. Il appréciait mon sens de l’humour... Et aussi mon ironie. La conversation roulait sur les civilisations antiques, et les mondanités parisiennes... Les sujets à la mode, la guerre, la génétique et la morale...
Mortimer s’occupait d’import export. Ce qui ne veut rien dire. Un jour que nous parlions de grandes affaires qui disparaissent en fumée, et de la réputation flatteuse que les revues financières font aux escrocs les plus éhontés...
Il expliquait que les grandes affaires ne sont sûres que si l’on maîtrise le marché... Tout le reste est spéculation.
Par exemple, si l’on vend des armes, il faut créer une guerre ! Ensuite, il faut servir en armes les adversaires aux prises, des deux côtés, sans distinction, exactement comme Dieu et la Suisse, le font!  On domine ainsi le marché.
Pour lui, les meilleures guerres, sont les guerres de religions, elles durent indéfiniment, comme la haine qu’elle transmette. Les guerres politiques se calment trop rapidement grâce aux compromis.
Dès cet instant je compris ce qu’était son affaire d’import export! Mortimer parlait calmement, en homme compétant...
Comme un savant parlant d’une centrale atomique en panne... En cas de coup dur... rester tranquille, puis rassurer le monde avec d’énormes mensonges, de style nazi. Plus ils sont gros, mieux ils passent!
Il n’était pas snob, il évitait avec soin les endroits mal fréquentés, où Hemingway avait bu, tué trois éléphants, mangé ou chié... Il considérait cet écrivain américain comme un type mou, crasseux et con comme tous les chasseurs ! Il ajoutait en ricanant que son travestit de fils, l’avait bien puni de ses fanfaronnades de tueur d’éléphants...
Il en était de même pour la littérature française qu’il trouvait inepte, catholique, rétrograde, mièvre et égrillard!
Il trouvait puants, Proust... Teilhard de Chardin, Mauriac ; littérature pantouflarde, écriture scolaire sans faute ! Pâture prés digérés pour des écoliers avachis par les préceptes religieux.
Il pensait que le huitante pour cent de la civilisation française était bien représentée par Tino Rossi, Rina Ketty, Maurice Chevalier George Milton et Edit Piaf ! Joyeuse odeur de linge sale, de moules et de frittes ramollies !
La vérité dans tous ses états. En bon misanthrope Il détestait le peuple... Veulerie gueularde, bête et inculte! J’utilise ses mots! Il adorait Paris et les artistes!
Ne parlons pas de ce qu’il pensait de la religion et des politiciens! Un anarchiste était un enfant de cœur à côté de lui ! Petit à petit, je découvrais un incendiaire convaincu...
Il trouvait trop simple de gagner de l’argent avec des affaires normales... Il « fabriquait le marché » en boutant le feu aux bottes de pailles des religions, des races, du désir et de la haine de l’autre... Le feu prend vite... La voie facile! Calomnies, rumeurs, mensonges...
Puis la délivrance éjaculatoire, par la violence... les attentats... les crimes! Et la guerre pour finir en apothéose!... Il aimait bien les musulmans. On peut compter sur eux pour semer la merde... Avec deux mots on peut les envoyer au massacre... disait-il en souriants.
Les bricoleurs, (style sicilien) de mon honneur dans la culotte de ma sœur... Ces misérables vendettas ne faisant que quelques morts, étaient avantageusement remplacés par la modeste guerre des clans; suivie de prés par la guerre civile... Puis, par la guerre entre nations, religieuse, politique, patriotique et légitime, ignoble, injuste et efficaces, rapportant gros!
On se trouvait justement au seuil d’une guerre civile au Liban... Mortimer avait vendu des tonnes de munitions et d’armes de toutes sortes, aux partis en présence, les Arabes les Palestiniens et les Chrétiens...
Les terroristes palestiniens anti-israéliens, ayant installés des bases terroristes au Liban, les Maronites chrétiens avaient commencé a jeter les saintes huiles sur le feu ! L’affaire était dans le sac! Le rêve du marchand d’armes. On pouvait compter sur les Palestiniens pour semer la guerre et le terrorisme partout où ils s’installent. Mortimer les aimait énormément.
Mortimer se frottait les mains; il ne gagnait rien sur les armes israéliennes, les Amis avaient le marché. Mais sur tous les autres groupes en mouvement. Pourvu que cela dure!
Des deux cotés, il y avait des masses de dollars... Des clients solvables... dont l’argent de poche venait de la vente de la drogue de la plaine à pavot, de la Bekka. Aucune mine d’or du monde ne rapportait autant! Tous les drogués d’Europe, finançaient la guerre ! Cette sinistre plaisanterie, allait durer 8 années.
Mais Mortimer stimulé par l’odeur de charogne héroïque des champs de bataille, n’en restait pas là! Mettant en pratique l’adage crapuleux, politico-religieux : « Que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite » Il finançait les bonnes oeuvres, et les guerres futures ! Et il vendait des hôpitaux tout équipé, pour champs de batailles.
Comme mère Térésa qui a financé sans scrupule, cent couvents et son jet privé, avec l’argent de ses bonnes oeuvres... Lui, réunissai des sommes immenses pour fleurir les tombes des victimes des guerres qu’il avait provoquées...
Cérémonies filmées par les TV du monde entier qui désiraient démontrer (morale médiatique) que, malgré tout, il y avait encore de braves gens, dans cette vallée de larmes!
Cela ne coûtait pas cher. Le reste de l’argent restait dans sa poche, « pour payer les cigares » disait-il, satanique, en lissant sa barbiche...
Un échec, était la mini guerre de religion des Irlandais! Les Anglais se mettaient toujours en travers... Il rêvait d’une hécatombe entre chrétiens! La révocation de l’édit de Nantes puissance dix! Cette guerre irlandaise molle et alcoolique l’agaçait... Des bricoleurs...
Attiré par l’odeur de futures hécatombes, comme un vautour par une charogne, il allait en Jugoslavie, étudier comment mettre à feu et à sang cette mosaïque de petits pays haineux. Bien croyants, bien religieux, bien haineux, donc bien criminels.
Les conditions étaient idéales, la dernière guerre mondiale avait laissé de charmants souvenirs... (Lire « La peau » de Malaparte)
Ces gens allaient remettre ça. Sans beaucoup d’effort. En effet, dès qu’il existent des religions massacreuses, et des prêtres assassins, l’on à des chances de commencer une bonne affaire.
A condition que les pacifistes irresponsables de l’ONU ne se mettent pas en travers... Heureusement que cette honorable et puante société est formée en majorité de dictateurs, de tueurs et de bandits de toutes les parties du monde...
Comme pour le Liban, le nerf de la guerre était l’argent de la drogue et celui des bonnes oeuvres! Pour séduire son petit monde assassins... Mortimer payait la réfection du toit de l’église... Et de l’autre côté, des dons à la mosquée du coin...
Ensuite, il montrait sa liste de réquisit... Du revolver au bazooka. En passant par les mines personnelles, fabrication suisse, neutre, de première qualité, avec en prime la boîte de premier secours de l’Action Automobile Universelle... (rien que ça!)
Après quelques salamalecs, on concluait le marché avec un versement de millions de dollars (sous forme de remboursement de dettes) dans une banque helvétique ou luxembourgeoise, garanti argent propre, lave plus blanc!
Mon pays étant réputé honnête, cela lui rapportait de quoi s’acheter une conscience. A chacune de nos rencontres, Mortimer racontai ses histoires, me recommandant de les écrire pour sa biographie...
Il me laissait entière liberté, même de porter un jugement moral biscornu, si j’en éprouvais le besoin.
Je me demandais jusqu’où allait la vérité dans ses récits... Il n’apportait jamais de preuves...
Il prétendait que : « Ne rien cacher, était le meilleur moyen de tout dissimuler » Le coup de la lettre volée! En vivant de manière ouverte et en flattant les médias, il passait pour un farfelu! Entouré de jolies filles... Le riche parvenu, était en réalité un loup solitaire, avide et affamé.
Il rêvait de mettre le feu aux poudres en Iran, et en Irak... Il n’était pas le seul !
Les prêtres sont plus cruels et sanguinaires que les trafiquants d’armes... Ils ont Dieu dans leur poche !
Tous les pays du globe ouvraient leurs magasins de mort sous les bons prétextes « démocratiques et religieux » habituelles. Slogan vide de sens qui avait remplacé le « Gott mit Uns » nazi, de sinistre mémoire! Il ne restait que des miettes pour Mortimer...
La guerre de Jugoslavie ne dura pas longtemps. Une guerre de pauvre, comme les Palestiniens, on utilisait les couteaux, pour égorger les femmes et les enfants. Sans danger et bon marché... Style africain...
Dans ce pays en démolition, Mortimer failli tomber dans un traquenard en entrant en conflit avec la mafia italienne qui s’empara sans coup férir des dons en argent liquide, du brave peuple suisse, un milliard!
Les naïfs délégués de la bonté, apportèrent l’argent dans des valises, comme dans le scénario d’un vieux film d’avant guerre, faisant confiance à la bonne mine des mafieux... Qui avaient des costumes noirs et des cravates, ce qui en suisse est la preuve de la qualité de gentlemen...
Ils laissèrent l’argent entre leurs douces mains, contre quittance, bien sûr! Ce genre de sottises arrive tous les jours dans notre heureux pays de brigands naïfs sans scrupule... C’est une fatalité.
Mortimer bien informé, avait l’intention de s’emparer des fonds pour ses bonnes oeuvres. Heureusement, il se rendit compte à temps, que les autres loups étaient déjà là, la gueule ouverte! Il se retirât doucement sur la pointe des pattes, avant qu’il ne serve d’amuse bouche au festin!
En réalité les choses se sont peut-être passé autrement. Dès que les charitables helvètes arrivèrent les bras lourdement chargés de billets de banque, ils ont demandé une adresse officielle et sûr au planton de service, d’un poste de police militaire... Cela en pleine guerre!
Celui-ci avait de la « famille » en Sicile... Deux heures plus tard, les membres de l’honorable société rappliquaient en hélicoptère militaire. Ils ont organisèrent rapidement, dans un village en ruine, une « adresse officielle » Service social, pour la réception des dons de la charitable Helvétie et de ses citoyens, au comité de réception des oeuvres charitable du Kosovo... « Charité bien ordonnée commence par soi-même »
Les délégués suisses qui connaissaient cet adage, auraient dû comprendre... Il est probable qu’ils ont simplement sauvé leur peau... contre la remise des valises!
La bêtise et la candeur, deux uniques qualités des généreux donateurs, ont sauvé leur vie. Tant d’innocence, c’est émouvant...
En Sicile on est superstitieux, on ne tue pas les handicapés! Car, dit le bon peuple, Dieu parle par la bouche des idiots! Pas question d’eugénisme dans cette honorable société.
Mortimer enrageait. Rater un milliard! Mais il n’osait pas intervenir contre la meute des Siciliens. Il voulait bien des affaires douteuses, mais il préférait les bains de siège, aux bains de sang.
La violence doit rester l’apanage des Etats et des religieux fous de Dieu. Pourtant Mortimer dût plusieurs fois utiliser la violence... « seulement dans les cas mineurs » disait-il d’un air satanique !
J’enregistrais ces récits, comme données historiques, sans bien savoir ce que j’allais en faire. Je ne perdais pas mon temps à analyser Mortimer, je ne pouvais le comprendre, nous étions trop différents.
Il venait d’une autre planète. Un phénomène que j’observais avec curiosité, comme l’honnête homme qui regarde fasciné, un film dégoûtant, sur les bandits de grands chemins.
Se mettre dans la peau de l’autre n’est pas mon fort! Mortimer devinait les intentions de ses ennemis, car il était semblable à eux... En plus, il avait une intelligence, qui ne se laissait pas dominer uniquement par l’avidité.
Il jouait sérieusement, mais cela restait un jeu... S’il perdait patience, ce n’était qu’un mouvement de mauvaise humeur.
En face de ce monstre, je me sentais comme le petit bourgeois pépère qui avait la chance de vivre, un roman d’aventure sur le vif, sans risque...
Mon péché mignon, ma faiblesse, était ma collection d’objets d’art antique... Un jour Mortimer m’invita à l’accompagner au cours d’un de ses voyages en Iran, où il allait rencontrer des clients acheteurs d’armes... L’un de ces clients était un spécialiste des civilisations antiques.
S’il existe un endroit sur terre, où il existe des « entassements » prodigieux de civilisations anciennes; c’est bien l’Iran. Les Hittites, la Perse antique... Comment refuser? Dévoré par la curiosité, je montais, le cœur battant, dans le Jet de Mortimer... un beau matin d’avril.
Mortimer restait discret sur les raisons de son voyage. Affaires d’armes évidement... Armer des fous dangereux, est criminel... Je lui dis ma façon de penser, cela le faisait sourire. A terre nous fûmes reçu par des religieux, disposants de milliards, « Volonté d’Allah » aux regards cruels...
Avec ces gens, il n’y avait pas d’espoir! Mortimer était visiblement nerveux. Il savait ce qu’il risquait. Un mouvement de mauvaise humeur et c’était fini! Personne au monde n’allait se soucier de ce qu’il pourrait arriver à un trafiquant d’armes!
A l’hôtel attendai le spécialiste de la Perse antique. Un jeune type, éternel étudiant, de bonne famille, cultivé et sympathique, études en Angleterre, apparemment ni sournois ni cruel. Je lui montrais candidement, des photos de ma collection, il parût subitement gêné...
Il me pria, de détruire ces photos avant que la police ne les découvre... Ces objets d’art étaient compromettants, ils étaient certainement sortis du pays clandestinement, ce qui était interdit.
Par prudence, je devais passer pour un orientaliste. Surtout pas un collectionneur. L’Iran avait été joyeusement pillé au nom de la culture, dans le passé, comme la Grèce en son temps.
Le gouvernement actuel était rancunier! La seule chose que je pourrais acheter sans risquer ma vie, était un tapis neuf... Je pris le parti, de jouer les imbéciles heureux...
Aram proposa d’aller visiter un dépôt d’objets en bronze, non encore classé, dans la région de Laurestan...
Nous sommes partis dans un hélicoptère de l’armée, une grâce de Mortimer qui avait le bras long dans ce pays! Deux gardes, armés jusqu’aux dents, m’inquiétaient un peu! Aram me rassura, une simple obligation pour les voyages intérieurs.
Vu de l’hélicoptère, le paysage me fit une grande impression, un pays riche et formidablement cultivé dans les deux sens du mot! Le dépôt se trouvait dans un souterrain d’une base militaire... précaution utile à cause des voleurs me dit ironiquement Aram.
Une masse d’objets en bronze de différentes époques... tout cela d’une valeur inestimable, j’en bavais d’envie! Aram me racontait l’histoire de la Perse antique, il connaissait les langues anciennes. Ses yeux brillaient lorsqu’il sortait de la pénombre une statuette merveilleuse dont il me racontait l’origine et la signification.
Après avoir passé deux jours éblouissants, dans cette caverne d’Ali Baba, je rejoignis Mortimer, qui devait retourner en Europe après un petit arrêt en Irak où il allait rencontrer Saddam Hussein dictateur installé par les USA, ami et ennemi de tout le monde... C’était avant la guerre du Golf...
Dans l’avion, Mortimer avoua joyeusement, que nous allions vers une guerre de l’Irak contre le Koweït... Il pensait que personne au monde ne se souciait d’un petit pays pourri comme le Koweït... Il se trompait lourdement!
Il allait faire de bonnes affaires, il avait encouragé Saddam à foncer, car il était certain qu’il n’y avait aucun risque de représailles! Cela ne finirait pas comme la guerre d’Iran! Guerre ou pas, le pétrole coule toujours dans la bonne direction!
Mortimer était connu pour ses bons conseils... Et ses bonnes relations avec les services secrets américains...
Saddam pouvait facilement mettre la main sur ce petit pays, qui faisait partie de l’Irak historique, sans lui faire la guerre. Mais il était fanfaron. Il se prenait pour Alexandre le grand, il voulait épater les pays voisins pour montrer comme il était un type formidable.
Ensuite ce serait le tour des kurdes, du Nord de l’Irak, qui étaient des individualistes, sans aucun sens de l’organisation. Il ne ferait qu’une bouchée de ces « tribus dispersées » dans les montagnes... (25 millions de Kurdes !)
La Turquie viendrait à leur aide! Les deux pays se partageraient le gâteau! Le plan paraissait réalisable, si l’ONU ne bougeait pas! Mortimer se frottait les mains!
Ces gens sont tellement idiots! Pour le prix de leurs dépenses d’armements on pouvait moderniser ces pays, au niveau Européen!
Illusoir...les Imams aiment les peuples illettré... Les choses se déroulèrent autrement... Mortimer avait gagné un milliard de dollars! Il prétendait que Sadam aurait fait la guerre, même s’il ne l’avait pas encouragé.
Pour armer l’Irak, Mortimer avait trouvé un titre excellent... puant de charité et de bonnes intentions, comme les aiment l’ONU, « Le transfère de technologie ! » On livrait directement les poisons et les virus destinés à l’agriculture, aux universités iraquienne qui allaient transformer cela en gaz de combat et en maladies horribles! Au nom de la sécurité nationale. L’argent passait par les banques suisses, et les alibis aussi... Service complet... attendrissant ! Ce truc valait cinq cents millions de dollar.
Il prétendait que la situation de l’Irak, pays laïc, où l’Etat avait la priorité, était l’ennemi prédestiné de l’Iran où la priorité était la religion ! On allait remettre ça régulièrement comme une vieille tradition. On connaît la suite.
D’une pierre deux coups. Un pays tyrannisé par une dictature laïc en face d’un pays, tyrannisé par la religion... Le hic était de maintenir Satan dans le bon camps...
Je n’étais sûr de rien avec ce type. Parfois il était sympathique, parfois effrayant! Evidement ce monde n’avait pas attendu Mortimer pour s’entre massacrer, voir l’histoire biblique! Côtoyer l’histoire de si près, me déplaisais...
Mortimer avait besoin de quelqu’un à qui parler, il était entouré de types louches, sans foi ni loi. Il avait jeté son dévolu sur moi, pour étaler son ego implacable!
En me racontant ses aventures, il ne cherchait ni conseil, ni approbation. Il exprimait à sa manière son amitié, sa façon de voir l’amitié!
Un psychiatre aurait fait l’affaire. Probablement l’odeur médicale, l’assommante morale de la psychiatrie Oedipienne, lui déplaisait. Il ne voulait pas qu’on déterre ses complexes! Il voulait garder son dragon!
Par rapport aux sommes engagées dans ces guerres inutiles, ces milliards n’étaient que des cacahouètes, comme disent les arrogants banquiers suisses. Des miettes tombées de la table des assassins.
Son programme de rêve : jeter la bisbille, entre les pays d’Orient et ceux de l’Asie... Les guerres, dans ces paradis terrestres, pouvaient durer indéfiniment à cause de la surpopulation. Réservoir inépuisable de soldats à la cervelle bourrée de slogans religieux ! S’il y a dix millions de morts parmi ces « non nés » (C.G.Jung) personne ne s’en aperçoit. Bon débarras.
Si les pays, de la bonté chrétienne sentimentale et démocratique, ne s’en mêlent pas, l’on peut compter sur une nouvelle guerre de cent ans ! Une rente à vie... Et plus... dirait Mathusalem!
Mortimer m’invita à l’accompagner au Pakistan du Nord des Indes, je refusais!
Il allait jeter de l’huile sur le feu qui couvait depuis longtemps... Entre ces deux pays. Il expliquait tranquillement, que ce qu’il faisait n’était pas bien grave. Ces populations se faisaient la guerre depuis le fond des temps! Il fournissait des moyens de « défense » aux uns comme aux autres! (Il oubliait que le Pakistan avait l’arme nucléaire !)
Il était un bienfaiteur, un sauveur ! Je voulais bien... Je me demandais ce que signifiaient les guerres de bienfaisances ?
On avait la guerre militaire juste, l’injuste, la civile, la défensive, l’offensive, la préventive, la divine, la diabolique... Pour finire, la sainte... Pas seulement chez les musulmans ! En théologie, on appelle cela, volonté de Dieu...
Peut-être que la guerre de bienfaisance était le génocide... bon marché et économique. ( couteaux et machettes)
Il n’y a pas besoin de se creuser la tête avec la théologie! Elle est construite sur les affirmations cyniques et mensongères de la pire espèce. C’est justement pour cela qu’elle sert les assassins, aux destins fixé par des «volonté de Dieu» à la mord moi le doigt.
Les peuples ne peuvent pas vérifier, ils restent béats, croyant tous les mensonges, provocant les massacres et les rapines...
C’est plus délectable avec la volonté de Dieu. Même l’église catholique avec la confession, n’a pas trouvé un truc aussi productif de cadavres! Je pense qu’à Rome, on étudie avec soin la combine de la « volonté divine » qui épargnerait les séances de confession... Pardonné au départ... Indulgence!
A l’arrivée au paradis, 37 jeunes vierges (voilées) le con cousu à la main, vous attendent sur le pas de porte d’un paradis-bordelesque ! Vive la guerre sainte et ses martyres

Dans le meurtre rituel, on est arrivé plus loin que les Incas et les Aztèques, qui ne tuaient que quelques centaines de prisonniers par semaine, pour leurs Dieux sanguinaires...
Ces « civilisations puant le cadavre» se sont éteintes, par bonheur, faute de combattants!
Le soleil se lève toujours sur les cimetières... Cela, sans sacrifices humains! Bien fait pour leur pomme!
Mortimer m’écoutait avec plaisir, il était la volonté de Dieu personnifiée... Cela lui plaisait d’être la destinée de millions de crétins! L’histoire est parsemée de faux prophètes, qui s’adressent aux tendances perverses fondamentales, cachées dans l’inconscient décomposé de l’esprit humain.
Les vrais prophètes que sont les artistes, n’ont aucune valeur aux yeux des masses. Du pain, des jeux, et la guerre. Les sandwich fast-food des *non-nés!
*(deuxième conférence de C.G. Jung 19 oct 1932 Séminaire sur le yoga de la Kundalinî page 91)
Mortimer m’approuvait... Il pensait que je n’étais pas assez dur, dans mes critiques sur les peuples assassins. « Si vous étiez pauvre, disait-il en riant, je ferais votre fortune »
Je rétorquais qu’il était tiraillé entre l’être et l’avoir... Pour avoir quelque chose, il faut être quelqu’un... et réciproquement! Les belles phrases font les bons amis. Parmi les riches que je connaissais, il n’était pas le seul qui se posait des questions en y répondant !
Les recettes de Mortimer pour enflammer les guerres ressemblaient aux techniques chipées dans les histoires « saintes » Où l’on décrit en détail, avec complaisance, des horreurs bibliques, assassinats, tortures, tromperies, viols et incestes.
Si l’on manque d’imagination dans le mal, on peut apprendre assez de trucs dans l’ancien testament pour mettre en pièce son prochain!
Malgré ces tissus d’horreurs, des parents inconscients, bons chrétiens, ont installé ce livre maudit dans leur bibliothèque. Ils empêchent leurs enfants de lire les mémoires de Casanova... Mais le livre des meurtres, du crime et du mal... est leur livre de chevet sacré!
Cet immonde Marquis de Sade à bien compris la leçon... Il est encore lu d’une main, avec avidité, par des universitaires névrosés, qui ont peur de se faire traiter de refoulé!
Les révolutionnaires français l’on hélas raté... Parce qu’il était emprisonné pour une histoire de cul, avec son valet dans la bastille, en compagnie de six autres criminels... Un alibi de première!
La perversité de Mortimer avait quelque chose d’attirant, parce qu’il avait un air d’innocence ignoble. Comme les militaires de carrière.
Il représentait le triomphe du mal. Dans ce sens, il était naturel, comme un loup, un tigre, un lion ou un prédateur quelconque. Créatures de Dieu, échappés du Paradis végétarien!
« Finalement, si vous n’êtes pas un monstre, disait Mortimer en me montrant du doigt, c’est que j’étais coincé par mon éducation de petit bourgeois. »
Certainement. Mais si je me trouvais acculé... je réagirais comme un tigre ou un père de famille.
Je ne me voyais pas en tigre acculé! Plutôt en chat contrarié, recroquevillé sous un lit!
Mortimer était un rêveur réaliste. Ce type de rêveur se rencontre chez les puissants de ce monde. Ils rêvent de puissance absolue, mais, dès le but atteint, ils ne savent plus que faire. Voir les cinq mille princes Saoudiens, dont les seules préoccupations sont la bouffe et les soins de leurs cancers... Ils vivent dans l’irréalité, rêve éveillé qui obscurcit la vision. Le monde leur appartient, mais ils ne savent pas voler comme un aigle, ni courir comme un lévrier, ni dévorer comme un tigre, ni baiser comme un lapin... Pour compenser, ils ont le champagne, le caviar, les bonnes femmes et les parasites...
La vraie nature des choses leur échappe.(Voir St Moritz !) Ils sont fragiles, emmitouflé dans la sécurité et le confort. Ils ont un aspect frileux de faux malades, comme les tuberculeux de la montagne magique... Ils sont comme des chrysalides dans leur cocon, mais ils n’en sortiront jamais! Les plus courageux s’adonnent à la voile, à la luge, aux cocktails mondains et au polo!
Qui se douterait que ces grandes fortunes ne sont que les fruits pourris d’une rêvasserie douteuse?... Ni vous ni moi!
Mortimer dans des moments de grande lucidité, disait d’un air blasé :
« D’accord, je fomente des guerres pour mon intérêt... Je trouve que c’est déprimant de laisser ce privilège à des bureaucrates véreux... (qui ne risquent pas leur vie)... Qui finiront leur existence, enveloppé par la gluante reconnaissance populaire. »
Enfin, c’est toujours la faute des peuples, qui retrouvent leur propre médiocrité en son héros! Circonstances atténuantes, panégyriques de l’historien! C’est écrit, donc c’est juste!
Le coupable est ailleurs... C’est toujours la faute de la mère terrible, si son bébé devient un tueur en série!
« Ce n’est pas grave... les prédateurs ont toujours raison. La nature aime le gâchis » concluait Mortimer, en ouvrant une bouteille valant certainement 5000 dollars... Cadeau de Saddam Hussein... Qui possédait des vignes du coté de Bordeaux... L’Irak pays laïc... Les Turcs se saoulent tous les samedis soir, Allah n’a rien contre, parait-il!
Dix jours plus tard, une nouvelle guerre éclatait... L’Irak entrait en Iran...
«Excellent, l’islam contre l’islam... Les crétins s’exterminent, et moi j’encaisse »
Disait Mortimer en survolant Monaco pour me montrer son nouveau Yacht, dix mètres plus long que le précédent... Dix mille chevaux... et une place pour l’hélicoptère, ma chère!
Je ne veux pas décrire la fête de l’inauguration, les journaux en sont pleins ! Les filles superbes, merci... Pas besoin de faire la cour, on est immédiatement au cœur du sujet!
Les énuques du service de sécurité étaient impressionnants... deux mètres de haut et cent kilos poids vif... Qualité pré-démocratique oblige! Cadeau du Shèque approvisionné... Une gentillesse, contre des avions de chasse, invisibles... Bien utile dans le ciel étoilé de l’Arabie cadavérique... Les pays voisins n’ont qu’à bien se tenir...
Un beau matin, je reçu une caisse venant d’Iran. Je découvrit avec stupeur, une statue perse antique. d’une valeur inestimable, cadeau de Aram le conservateur... Je lui avais dit que je donnerais un empire, pour cette merveille, cachée dans le dépôt de Laurestan.
Un petit mot me laissait sous-entendre qu’il serait bientôt mon invité, car les affaires n’allaient plus très bien pour lui. Sa famille était en sécurité, heureusement en Angleterre... Où son cousin avait un grand magasin.
Deux mois plus tard Aram réussit à se tirer d’affaire, mais sa tête était mise à prix... Charia merdique ! Moins que celle de Salman Rushdie...
L’Iran n’est pas le seul pays qui font tuer, « Charia » au nom d’Allah ceux qui sont tombés en disgrâce.
L’Angleterre est le refuge du pire et du meilleurs. Un peu comme la Suisse, mais plus généreuse qu’elle.
Je commençais à comprendre Mortimer et son cynisme. Si la vermine religieuse s’extermine mutuellement, cela ne peut que servire les intérêts de l’occident. Je voulais renvoyer la sculpture en Iran... Mortimer me félicita du cadeau de Aram, il ajouta : 
«Les gens qui occupent l’Iran, ne sont pas des Persans, ils sont les descendants des multiples envahisseurs, qui ont détruit ces civilisations antiques, et leurs monuments...  Ne renvoyez pas ce chef-d’œuvre, ils seraient capables de le détruire, juste pour vous faire souffrir»
Que répondre ? Je me demandais si j’étais normal, mon éducation bourgeoise et chrétienne sans doute... Tout ce que disait Mortimer paraissait vrai, logique, cruel et sage, comme un cours d’histoire... Cela me hérissait!
Le monde était un bouillon de cultures empoisonnées, mortellement dangereuses. La soupe infernale. Les vociférations de la foule changent le monde.
Les idées et appels au crime, contenus dans les beaux textes, languissent sur les rayons des bibliothèques heureusement désertes!
Ce n’est pas le « Capital » de Marx qui à fait la révolution communiste... Ni la mièvre littérature de Rousseau la révolution française...
C’est la foule d’esclaves, pauvres, impuissante et illettrée, folle de rage... « non nés » musclé, sans vocabulaire et sans culture!
Les leader ont suivit le mouvement. Ensuite, pour justifier leur présence... Assis sur les trônes encore chauds, de leurs prédécesseurs... Les arrivistes se sont parés des plumes du paon, inventant des théories socialo-économiques.
Vaguement inspirées d’écrivains justiciers rêveurs, débordant de bonté, de pitié, tapissé de bonnes intentions, comme l’enfer socialiste! Rousseau, Zola, Victor Hugo, Marx... Les sentimentaux, la main sur le cœur!
Les autres, les actionneurs, Lénine, Trotski, Staline, ne sont que de médiocres fonctionnaires. Copieurs, menteurs, cruels, malins comme des singes... Pour tenir en place, ils ont imités les aristocrates et la sainte inquisition, en tuant beaucoup de monde.
Les vrais fauves, dominants le monde, les Mortimer... marchands de mort... étaient inconnus. Les fabricants d’armes aux usines remplies d’ouvriers, sans scrupule, prolétaires indifférents au mal qu’ils font... (le boulot d’abord)
Les chimistes affamés, toujours sous payé... bricolant des pesticides pour tuer les populations, comme des mouches. Des gens qualifiés, des pères tranquilles, des braves employés, directement responsables des profits de Mortimer! Quel honneur!
Ne pas perdre son boulot, métro, dodo... est l’obsession de tous! Cela à n’importe quel prix! Les trois huit, pour les futures massacres! Mortimer m’écoutait avec un sourire moqueur :
« Le monde n’a pas changé... Malgré les massacres, la vermine prolifère!   Grâce à la bonne bouffe civilisatrice, on vit plus longtemps et mieux que dans le bon vieux temps. 
« Une bonne saignée de temps en temps, maintiens la bonne santé des peuples » a déclaré Foch un général français, héros adulé des foules!  Pour éliminer les vieux l’on a pas encore trouvé la recette. La nature caniculaire s’en occupe... Disait-il en souriant...
« Oui je connaissais la phrase de Foch... » Que répondre? Que le meilleur gagne... dit-on dans le langage sportif! Mortimer jouait avec moi... Je n’étais pas de taille.
Nous étions sur son yacht, entouré de gracieuses beautés et des bonnes choses de la vie de riches. Et moi, je gâchais mon énergie à critiquer Mortimer, qui se faisait un plaisir de me contredire.
Je découvrais avec dégoût qu’il avait raison... La guerre... c’est grisant, adrénaline, miam, miam... Les anciens combattants ne me contrediront pas... Ecoutez-les dans les réunions, ils parlent, la larme à l’œil, des meilleurs moments de leur vie...
Le train-train de tous les jours, bobonne et les lardons! Au bureau, les croches pattes... le mobbing... C’est une demi-mort... Supporter cela, est héroïque!
La guerre est rassurante, on est tous dans la « merdre. »(Ubu-roi) Mais on y est bien ! On a démissionné... On obéis..
Les responsabilités, sont pour les cadres supérieurs... Débarrassé de la femme acariâtre, plus de gosses morveux, pas d’impôts, pas de factures... Des copains épatants... Si l’on survit, on deviens des anciens combattants. Des héros...
Mortimer avait raison, la guerre est une poussée d’adrénaline... En provoquant des guerres, comme l’organisation d’une coupe du monde de foot... Il ne faisait pas que de l’argent, il rendait service...
Il « sauvait » les gens, de leurs embêtements démocratiques journaliers, routiniers, puants et mesquins. Ouvrant toutes grandes les portes de l’aventure, de l’héroïsme... N’importe quel crétin avait sa chance. Il prenait de la valeur ! Un humble employé ne valait pas un sous, mort ou vivant... Un soldat coûtait à l’ennemi, pour le tuer, plus de cinq cent mille francs. Si ce n’est pas une augmentation de valeur !
J’entrais dans le jeu de Mortimer, certes, en rechignant, mais avec la logique du malheur! Une logique de canaille, qui veut changer le monde et moi par-dessus le marché... Mais il était plus cynique que crapule!
Qu’allais-je découvrir dans ma personnalité, une fois ôté le masque moral de bonne conduite? Une comédie fascinante. Un défi pour moi, petit chien peureux... Je n’ai pas l’étoffe d’un héros, c’est sans doute pour cela que j’étais fasciné par la guerre. Comme un gringalet fasciné par le sport.
Je me demandais si Mortimer, en malin opportuniste, fin connaisseur de l’âme humaine, ne jouait pas les mouches du coche.
Les guerres prévues étaient presque toujours historiquement, potentiellement contenues dans les partages politiques et les religions, cela depuis le fond des âges.
Ces situations extrêmes étaient prévisibles, il suffisait de donner un coup de pouce. Mortimer donnait le coup de pouce!
Sa technique était simple, il offrait ses services aux classes dirigeantes les plus stupides et les plus primitives des sociétés: les militaires et les prêtres! Les inamovibles. Les grands destructeurs de civilisations.
Des prédateurs aux idées toutes faites et aux phrases creuses! Ces gens n’existent pas seulement en Orient et en Asie... Lorsque l’on écoute les discours des tyrans européens d’avant la dernière guerre, on retrouve les mêmes clichés! Probablement qu’en Irlande et en ex-Jugoslavija, il s’agit du même jargon haineux !
« Les  Gott mit Uns...  disait-il en souriant comme un loup! L’on peut compter sur eux, ils ne réagissent qu’aux odeurs de charogne et de sainteté... »
Les immenses fortunes amassées par les marchands de mort, au cours de la dernière guerre déclenchée par Hitler, durent encore. Ces fortunes sont toujours là, pignon sur rue... Krupp Thysen, IG Farben... Les héritiers font bonne garde, malgré les soi-disant règlements de comptes.
L’un des avantages (illusoire) de la démocratie est le « changement politique »... Ces changements coûtent fort cher. Les soutiens financiers aux nouveaux politiciens amateurs, toujours fauchés, sont les bien venus. La corruption crée des liens, les silences oublieux bien payés sont fort coûteux... Des regards ailleurs. Des zones d’ombres, des obligations!
La veulerie des partis politiques, soudoyés, provoque une dépendance financière, qui finit par fausser le marché... Créant un état de tension latente.
Pour toutes sortes de raisons... Fausses information des grandes entreprises, bilans frisés... Quand la situation économique est désastreuse. La guerre qui soulage, débloque les situations sociales tendues et inextricables.
Lorsqu’il y a trop de gens hurlants dans la rue, on les envoie se défouler sur les champs de bataille.
Subitement la reprise! Du travail pour « presque » tout le monde, les autres se tiennent tranquille, car « la situation nationale est grave »
Pour cette occupation sacrée, la facture sera intégralement payée (avec une monnaie de singe), par eux tous... Même la boue des tranchées! Privé de ce programme héroïque, la suisse est frustrée.
Mortimer avait réponse à tout, mais il ne donnait aucun conseils! Plutôt des tuyaux... Machiavel aurait pu en prendre pour son grade! Mortimer décrivait le monde tel qu’il était. Il répondait à la demande. Il était aussi utile que le coiffeur ou l’épicier du coin.
Il évitait autant que possible, les contacts personnels avec ses clients, fondamentalement criminels.
Lorsqu’il était invité chez un potentat oriental, il disait froidement qu’il n’avait aucune envie de se faire assassiner par un crétin religieux... Ses clients comprenaient, ils avaient les mêmes soucis.
Cela ne les empêchait pas de commander leurs instruments de mort chez lui, fidèlement ! Car avec Mortimer, il n’y avait jamais d’entourloupettes politiques...
Il avait trouvé une parade implacable, aux vols de ses marchandises. Il installait une mine commandée par radio dans son chargement et les voleurs explosaient sans rien comprendre avec la marchandise. Sur ses cargos un écriteau annonçait « chargement miné »
Les douaniers regardaient ailleurs, lorsque l’un de ses navires arrivait au port. Simple et efficace. La mine était désamorcée, dès que la cargaison était livrée en bonnes mains. Un accident est si vite arrivé.
Mortimer ne craignait même pas les pirates des mers de chine... Son pavillon était connu de tous : « De profundis » Les pirates ont vite compris le latin. Inch’Allah...
Simple démonstration! Un cargo, bon pour la casse, explosa en mer de chine, avec mille tonnes d’explosif. (Destinés à la construction du métro de Caramba)
Les pirates ont sauté... sans avoir remarqué qu’il n’y avait pas d’équipage à bord... « Cela revient moins cher qu’une assurance » disait Mortimer en ricanant...
Depuis, on peut laisser les cargos en attente sans surveillance en pleine mer de chine, sans risquer des visites intempestives.
Le calcul est simple, foutu pour foutu, de toutes les manières on perd la marchandise, et les voleurs la vie, effet positif...
La morale coule en glougloutant dans les bas-fonds de la mer indifférente... Un système respectant parfaitement les lois de la nature. L’effet est très efficace. La maison ne recule devant aucun sacrifice! La sécurité n’a pas de prix!
Mortimer ne trafiquait pas avec des armes chimiques, virus et gaz... Je l’ai déjà dit, les fabriques de produits chimiques livraient directement aux université sous l’appellation de « transfert de technologie » Il y avait des subventions pour ces produits, car ils pouvaient servire à éliminer les insectes nuisibles, tel que Kurdes, Puces, Iraniens, Doryphore, Irakiens, et autres vermines approximatives...
Aveuglés par la haine, les musulmans cultivés ne comprenaient pas qu’ils creusaient leurs tombes en bricolant des armes destinées à anéantire leurs frères de religion... L’occident encaissait. L’argent et les cimetières, excellente affaire.
« Ainsi va la vie » dirait Méphistophélès, en se lavant les mains dans la cuvette de Ponce Pilate...
Je notais tout, soigneusement, sur mon calculateur sécurisé. Mortimer ne demandait jamais à lire mes notes;
« Je vous fais confiance » disait-il, sarcastique.
J’appri de sa bouche, que des grands capitalistes projetaient la main mise sur l’argent du pétrole arabe, pour empêcher ceux ci de financer des réseaux terroristes.
Une mesure de protection contre les attentats, qui avait des chances auprès des banques mondiales... Je mettais en doute ce genre de précaution. Je pensais que l’on trouverait toujours un ou deux scientifiques occidentaux frustrés et au chômage, pour prêter main forte et compositions chimiques performantes, aux poseurs de bombes, cela à des prix d’amis!
Mortimer pensait de même. Il préconisait la mise en pièce des prêtres qui envoyaient les jeunes gens à la mort pour rien. Le fond de la question était que ces attentats étaient du bricolage, Envoyer des jeunes gars bourré d’opium et de dynamite, tuer de braves femmes en train de faire leur marché ne payait pas.
Impossible de faire une bonne guerre, bien juteuse, avec ce genre de massacres religieux... En faisant croire au monde que leur Dieu est fou de joie...
La création d’un « Etat » palestinien permettrait de mettre en état de guerre deux Etats... C’est à cet instant, à ce niveau, que les affaires commencent à marcher...
La Palestine sans gouvernement est difficile à mâter, avec un gouvernement, il y aurait un état de guerre et tous les coups seront permis...
Fini le bricolage, avec un « Etat légal » on aura enfin deux armées, avec des besoins de matériel de guerre immenses. Mortimer allait installer un dépôt de matériel de guerre au Liban, une sorte d’exposition permanente pour amateurs avertis...
Il avait déniché quelque part en Oural une centaine d’orgues de Staline, sur camions avec leurs fusées...
Il pensait que même les Suisses allaient en acheter. Pour la chasse au Lynx dans les Grisons... au loup en Valais... Vive le mouton! Ou bien contre les boîtes aux lettres du Lichtenstein... Le Luxembourg étant hors de portée...
Il avait aussi des fusées dum-dum qui ressemblaient à des parapluies anglais, à déposer dans les vestiaires...
Lorsqu’il me montra son site sur Internet, on se croyait dans un film pour moins de 15 ans... Il recevait beaucoup d’offre d’adolescents qui croyaient à des gadgets de science fiction...
Le napalm avait beaucoup de succès aux Indes pour brûler les veuves (bourrées de morphyne) cela coûtait moins cher que rembourser la dot, économisait le bois, et allait plus vite... Le spectacle était moins riche, car elles hurlaient moins longtemps, mais allez contre le progrès...
Mortimer espérant donner des idées créatrices aux prêtres chrétiens, trop pacifiques à son goût. Il leur offrait à chacune de leurs visites, une Kalachnikov et dix chargeurs...
Chez les musulmans ce n’était pas nécessaire, ils étaient déjà bien outillés.
Malgré tous ses efforts, aucune guerre fraîche et joyeuse ne se pointait à l’horizon... Que des bagarres entre voisin... faisant comme toujours des enfants , des chats et des petits oiseaux comme victimes...
Le monde devenait mou... Du côté des chasseurs aussi, la mort à bon marché, deux écureuils et une grive, ce n’était pas sérieux... Ces gens ne valaient pas un pet.
Il avait pourtant un fusil automatique à grenaille, sans plomb, portant le nom prometteur d’Amok, qui tirait des grains d’uranium par rafale, il était recommandé pour enrichir le sol qui rayonnait de joie pendant longtemps.
Cent canards en une seule rafale... L’arme idéale pour écoliers frustrés, cancres bourrés de shit... et fils à papa œdipiens en manque.
Cette exposition permanente avait un grand succès. A côté, des agences de voyages, organisant des tournées sur les territoires africain en guerre, ne désemplissaient pas.
Non seulement la mort, mais la ruine... cela sans supplément. La mort n’était pas dramatique, les guerriers les bouffaient tout cru, pas besoin de rapatrier les corps. Mais la ruine... c’est cela qui donnait le grand frisson...
Pour les plus fortunés, un tank américain de trente tonnes armé d’un canon et de mitrailleuses... pour une nuit, dans une ville de brigands asiatiques, vingt coups de canon... mitraille pour une heure, et retour assisté par l’office « Touriskik » du coin... Aucun risque, les habitants n’avaient pas de roquettes anti-char.
Facture totale de l’expédition... Avec le menu trois étoiles : cent mille dollars! Ces agences nettoyaient gratuitement « politiquement » les territoires posant problème, en faisant des bénéfices. Mortimer était très fier de sa foire aux vanités suprêmes...
Il projetait d’acheter pour la principauté d’Odora, un sous-marin atomique russe d’occasion, pour porter son image partout sous les mers du globe. Pour épater les requins sans doute!
Mais cela n’était pas possible, car seuls des militaires spécialistes et alcooliques pouvaient conduire cet engin!
Finalement il décida de se consacrer à l’Afrique... Thème : l’Afrique aux africains!
Crédit illimité. Le vainqueur payera en nature! ( diamants, or, pétrole...) Il livrait son armement à crédit aux adversaires en présence, ainsi il gagnait à coup sûr. Comme les banques en bourse qui gagnent sur les pertes ( c’est de ta faute connard) et les gains. ( bravo vous avez gagné)
La « coutume » maniaque... de guerroyer entre tribus, ethno-intégraliste et autres crétins, assurait aux affaires d’armes, une durée infinie... C’était aussi bon que les guerres de religions.
J’essayais de lui faire abandonner l’Afrique, car je suis un admirateur des civilisations nées sur ce continent, et qui sont les sources véritables de nos civilisations européennes.
( Lire : Edouard Schuré)
Mortimer répliquait que tout cela était du passé, l’art africain avait disparu depuis longtemps... Ce qui était faux! Finalement, je trouvais un argument touchant son amour-propre...
Je lui dit que c’était facile! Tous les pays industriels du monde vendaient des armes en Afrique, à des pays qui crevaient de faim! Ce n’était pas vraiment une bonne affaire. Cela demandait réflexion... Je pensais qu’il allait laisser tomber. C’était la première fois que je le voyais hésiter...
Les quelques dictateurs au pouvoir étaient des brigands débiles et sans scrupules. Siègeants à l’ONU.
Avant que leur guéguerre commence, ils étaient parfois découpés en morceaux, et dévorés dans une réception diplomatique, où la viande exquise et reposée était réputée pour sa fraîcheur et sa saveur...
Les diplomates étrangers se pressant au portillon, avaient depuis longtemps perdu le sens du goût, et de l’odorat... Il n’y avait pas de risque d’attraper d’immondes virus, la chair toujours fraîche, (exécutions journalière) était toujours mijotée à point.
Pour les africains, c’était normal, ils ne faisaient pas la différence entre l’eucharistie de la messe catholique et leurs boulettes de dictateurs hachés. Autant expliquer la transsubstantiation à un végétarien...
« Bravo Monseigneur, je préfère comme vous, la réalité, aux symboles fumeux, ça profite mieux... » disait Mobutu à un cardinal, qui s’écriait :
«  Pas symbole... c’est la vraie chair du Christ, Monsieur le Président »
 « Mes boulettes sont plus vraies que vos hosties, et elles sont meilleures » Répondait le Président avec un sourire cannibalesque.
Mortimer, après avoir entendu mes histoires, de corps diplomatique, cachait avec peine son envie de vomir! Il était sensible de ce côté-là...
Surtout quand je lui décrivais le dessert d’araignées noires et velues à croquer en friture... Ou bien vivantes trempées dans du miel...
Accompagné d’intestins de rat au sirop, mieux vaut mettre beaucoup de sirop!
Pour se remettre le cœur en place, il m’invitait dans un restaurant trois étoiles, garanti sans boulettes de dictateur et araignées noires et mielleuses...
Accompagné d’une « escorte girl » suédoise, splendide, parlant cinq langues, possédant une licence de droit, une de lettre et une de math pour couronner le tout... Ensuite, il se sentait en forme pour peaufiner ses prochaines expéditions militaires.
Un jour il me fit cadeau d’un buste, sculpture Maya affreuse de cruauté le visage recouvert de la peau d’une jeune fille sacrifiée pour faire revenir le soleil... Comme tous les matins, dans ces pays affreux...
Ces immondes rituelles de malades mentaux, représentaient pour lui la vérité humaine... Car je lui avais dit une fois qu’il existe plusieurs vérités.
Il proposa de la placer dans ma collection. En opposition à une statue d'apollon, belle comme seul l’art grec peut en produire. Effectivement, il y a plusieurs vérités comme les Babouchka, poupées russes creuses, en carton, enfilées les unes dans les autres.
Il y a plusieurs sortes de civilisations, les immondes, et les autres... De même qu’il y les rapaces et les gentils lapins.
Les croyants prétendent que c’est Dieu qui a créé ces lois dégueulasses... Leur Dieu carnivore, doit être un sacré tordu!
Mortimer soufflait : « Ne dites rien contre les religions c’est mon gagne-pain »
Malgré mon horreur de l’art cruel et sanguinaire Sud-américain, j’acceptais le cadeau, car il exprimait, figurait une infâme idée religieuse : (faire revenir le soleil en arrachant le cœur d’une jeune fille, tous les matins) Civilisation sud américaine !
L’installation des figures... dans chacun des angles cassés d’une pièce carrée de 50 mt. de côté, exposait d’un côté la bêtise religieuse rude et cruelle... de l’autre, la beauté de l’intelligence classique, l’Apollon illuminait les ténèbres.
Les murs vides représentaient pour moi, le temps. Dans le sens de la durée. Pas de l’infini.
Je plaçais dans un angle, une sculpture du Bénin, représentant un guerrier en bronze, en diagonal, dans l’angle opposé, une statue égyptienne... symbole de l’éternité. La salle était devenue, une oeuvre philosophique. Au centre, sur le sol, une rose des vents avec ses 38 flèches en or, et une mosaïque de Lapis-lazuli scintillant.
Pas un siège, il faut méditer debout... Comme dans les méditations Zen... de temps en temps, un claquement sec de deux plaques de bois faisait sursauter... Méditer n’est pas somnoler...
Mortimer aimait cette salle, il y restait parfois une heure... A quoi pensait-il ? Lui, le Dieu de la guerre, ne disait rien. La méditation est une pensée statique.
Après une séance, je lui demandais comment il se sentait! Il répondit laconiquement « éveillé »
Bonne réponse. Rester éveillé, est primordial, dans cette courte existence. Et aussi rester sur ses gardes! Mortimer savait cela. Il avait échappé à plusieurs attentats, probablement des concurrents mauvais joueurs.
Son Yacht fut torpillé au milieu de l'atlantique. Les criminels ignoraient qu’il ne naviguait jamais... Il ne rejoignait en hélicoptère, son Yacht, que lorsqu’il était solidement amarré dans un port de plaisance.
Il dépensât dix millions, pour découvrir les coupables, et les punir comme il se doit. A bord se trouvait son amie préférée, la Suédoise belle et diplômée. Je ne vais pas décrire la manière cruelle dont il prit sa revanche, cela pourrait donner des idées à certains... Il valait mieux être de ses amis.
Son nouveau Yacht fut équipé d’armes comme celles d’un torpilleur, redoutables et secrètes. Pour l’éprouver, il alla se pavaner dans les mers de Chine, fourmillantes de pirates...
Après avoir envoyé par le fond, corps et bien, une dizaines de bateaux, avec la bénédiction passive de la police, il pouvait laisser toutes les portes ouvertes sans risquer quoique ce soit...
« Oeil pour oeil, dent pour dent » était sa devise. S’il y a un Juif encore vivant en Israël, c’est grâce à cette façon de voir. Il prenait volontiers ses exemples chez les Juifs.
Ses avocats étaient Juifs, ainsi que les miens! Ce sont des gens sérieux et compétents. Mortimer n’a jamais fourni d’armes aux palestiniens.
Les Arabes s’en chargeaient... Il haussait les épaules lorsque je lui affirmais que des armes, fournies aux Arabes, allaient tout droit entre les mains des Palestiniens... « Des armes de second choix » disait-il méprisant. Les pays Arabes redoutaient les Palestiniens. Ceux qui en avaient sur leur territoire, les considéraient comme dangereux, plus encore que les chrétiens, et rêvaient de s’en débarrasser! Ils n’allaient sûrement pas les armer... On les comprend.
Mortimer pensait que les Palestiniens volontaires pour le suicide à la bombe, étaient dressés pour cela par les chers amis arabes, pour mieux s’en débarrasser! Je pensais qu’il allait trop loin...
Mais lorsque l’on a une certaine expérience du comportement humain, on sait que les pires trahisons se trament dans les environs immédiats du héros...
La dramaturgie de l’histoire est pleine d’exemples. Mortimer qui avait doublé sa fortune grâce à la guerre de huit ans entre l’Irak et l’Iran, rêvait de remettre ça!
Les meilleures guerres sont les guerres civiles, et les guerres entre voisins. Elle n’en finissent plus. On peut compter sur les religieux pour faire durer le plaisir.
Actuellement, malgré les menaces terroristes, les affaires allaient au ralentis. Les explosifs ne coûtent presque rien. Contre un terroriste, une armée reste sur la défensive. Les victimes ne se défendent pas, rien à vendre à ces braves gens...
Les règlements de comptes ne coûtent pas cher, à l'est rien de nouveau... Même la Suisse « neutre et armée » n’achetait plus d’armes démodées aux ferrailleurs... Le marasme s’installait sur ce marché... Mortimer avec ses milliards n’était pas a plaindre. Il tramait des guerres possibles entre petits pays.
Les grandes puissances rechignaient. Mortimer avait presque réussit du côté des Indes avec ses 2500 sectes, et la chine. Les guerres de partisans se faisaient aux couteaux et à la mitraillette bricolée au Pakistan...
L’artillerie ne fait pas jouir le partisan musulman... il préfère égorger une petite famille au couteau, c’est plus marrant... Le canon c’est pour les intellectuels occidentaux !
Le blablabla de l'on composé de pays impuissants et souvent démagogiques... n’était pour rien dans cette tendance vers la paix...
Il y surgissait ailleurs, des tendances démocratiques sournoises, paralysant tout efforts vers une bonne guerre honnête et coûteuses... Peut-être aussi de nouvelles génération stupidement pacifistes ?
Mortimer espérait une situation d’avant guerre, à l’allemande, où le bon peuple assassin rêvait d’en découdre avec la planète entière... Il semblait que ces heureux temps étaient révolus...
Deux chances restaient encore. L’Afrique et les pays du golf. L’incohérence des peuples en question, permettait une durée indéterminée. L’idéal pour les pays criminels est le manque d’écoles et d’université. L’inculture et la religiosité, sont les ferments de la violence aveugle la plus horrible. Les pays en question sont riches en matières premières, ce qui garanti de bonnes affaires.
Le point douteux de la planète, l’Asie dans son ensemble... Les pays de ces régions sont techniquement prêts à tout fabriquer, les fusées, les armes atomiques et chimiques. Il ne manquait que la bonne volonté religieuse et sans pitié. ...
Mortimer comptait sur la Corée du Nord qui était mûr pour une bonne guerre... pour sortir sortir du marasme économique. Un chômeur qui tombe au champ d’honneur devient un héros. Une bonne équation.
J’écoutais les réflexions de Mortimer, la peur au ventre... si j’allais me prendre au jeu, je serais perdu. Sa vision réaliste effaçait tous les discours idéalistes, politiques, menteurs et flagorneurs de l’ONU...
La seule loi est celle de l’offre et de la demande, tout le reste est de la propagande bon marché.
Plus de la moitié du monde, (la chair à canon) aspire à la tyrannie, qu’elle soit politique ou religieuse. Désir, jalousie, assassinats! Toujours la même équation. On retrouve celle ci partout, même dans les bonnes familles...
Mortimer agissait dans l’ombre et la discrétion. L’Irak étant muselée, il restait les Kurdes, on pouvait compter sur ces gens. Leur territoire était bourré de pétrole, pas de problème. Ils ne l’exploitaient pas. Si l’on ouvrait la Turquie et le Kurdistan aux exploitations pétrolières, les prix de l’huile s’effondreront immédiatement. Le pétrole est déjà bon marché, personne n’a intérêt à baisser encore.
Mais, pour payer des armes, tous les coups sont permis! Des compagnies internationales étaient prêtes à chercher dans ces régions désertiques. Mortimer voulait risquer un milliard pour attirer les actionnaires.
Mais personne ne voulait risquer un sous dans ces pays fanatiques, sur pied de guerre depuis des milliers d’années. Pour arriver, probablement, à baisser le prix du baril... Finalité ridicule, non souhaitable...
Je me fichais des soucis de Mortimer, mais j’étais fasciné par cet acharnement a allumer une guerre n’importe où, n’importe quand, n’importe comment.
On a vu les Talibans qui utilisaient des armes de rien du tout pour terroriser une population désarmée et résignée. Peu de pays cruels et bornés ont les moyens d’acheter des armes coûteuses, de celles qui rapportent beaucoup.
Mortimer était déçus par les Américains qui avaient envahi l’Irak, pour semer le bon grain... Avec les armées privées comme Vinnell, ISI et Erinys qui s’occupaient à garder les riches, les ambassadeurs inutiles, et les prisons...
Il y avait de si bonnes affaires en train... Qui ont été anéanties par ces USA entêtés et moralisateurs... Il y avait l’Iran, les Kurdes et l’Irak, qui allaient s’empoigner, bourrés d’argent et de cruauté, et les Amis venaient tout foutre en l’air... Toute l’Europe antisémite indulgente aux assassins, était du côté de l’Irak.
Si ces expéditions « civilisatrices » continuaient, il n’y aurait plus aucune chance pour faire de bonnes affaires. Le marché sécherait rapidement... Surtout maintenant que l’on sait qu’un tank ( grâce aux fusées) ne dure dans une bataille, qu’une à deux minutes...
Mortimer n’était pas homme à se reconvertir en vendant des couches culottes et des Big-Mac... Lorsque je lui reprochais son égoïsme et son avarice, alors qu’il y avait 780 millions d’humains qui souffraient de la faim...
Il rétorquait que pour donner un sandwich à un franc à chacun, par jour, il faudrait dépenser plus de 780 millions de francs... (sans compter la distribution) Faites le calcul pour un an! Et ces pauvres gens ne seraient même pas nourrit!
Je ne savais que répondre, la fragilité des statistiques était évidente... Ne parlons pas des malades du HI-virus, qui sont 42 millions... En admettant que l’on maintienne ces gens en vie, ils s'entre-tueraient à la machette, sans hésiter, selon la tradition, on le constate tous les jours en Afrique...
Seule une dictature du genre qui règne en chine, pourrait sauver ces masses immenses de la mort. Une tyrannie implacable est plus efficace que des milliers de petites...
Mais certainement pas par un coup de baguette magique... En Afrique plusieurs générations seraient nécessaires pour un léger progrès...
« Ce n’est pas une question d’argent... Tout l’argent de la planète ne suffirait pas à sauver l’Afrique ; Partout, religions, coutumes et racisme font la loi » Disait Mortimer méprisant.
Il y a encore des tribus sauvages en Afrique, comme il y en a eu en Allemagne avec les SS nazis. Le pire et le meilleur vivent côte à côte, Lettrés et illettrés.
La banque mondiale ne prête qu’aux riches, c’est le rôle d’une banque de ne pas jeter l’argent par la fenêtre. D’abord la bouffe, puis des écoles, mais pas dans dix mille dialectes...
Une langue unique (l’anglais) et la technologie aussi... Normaliser des abrutis illettrés, est impossible...
Détruire les coutumes et les tabous, sans parler de la corruption...  Les remplacer par les nôtres est utopique et néfaste! Dans tous les pays il subsistera des dialectes.
L’Europe avec la multiplicité de ses langues et ses dialectes est un bon exemple. Cela fonctionne sans espéranto ni volapük.
Les missionnaires ont échoué parce qu’ils sont stupides et bornés. Leurs histoires religieuses, puériles et primitives sont venues se greffer sur celles des Africains... Faisant de ces cultures différentes une soupe infernale. Il faudrait remplacer ces contes superstitieux par des exemples philosophiques et des revues techniques.
Mortimer pensait qu'internent allait faire la révolution culturelle... Et matériel. Des calculatrices fonctionnant avec l’énergie solaire. Sans livres !
Cela serait finalement plus efficace que le sandwich à un franc... pour 780 millions de crèves la faim. Mais, attention, l’information n’est pas la clef unique du progrès. Lorsque l’on a les plans et les calculs pour construire un pont en béton armé, qui arrivent tous chaud depuis Internet... il faut avant tout, acheter du ciment, du fer et construire des routes !
Mortimer avait les pieds sur terre. Moi, je rêvais au bon et au bien, comme un gauchiste sentimental... Ma fortune ne naissait pas de monceaux de cadavres. J’avais la conscience tranquille. Je jugeais Mortimer, d’après des critères de petit bourgeois.
Le problème était de créer des programmes éducatifs simples et faciles à mettre en pratique, adaptés au terrain... dans les conditions précaires africaines. Pas besoin d’un camion pour transporter des cures dents... Un computer simple comme une radio portable suffirait. Il existe déjà, mais son prix est surfait. Il manque aussi les techniciens pour apprendre aux gens à s’en servir.
Partir de rien! Convaincre les paysans de remplacer les chèvres qui arrachent les racines en broutant, et désertifie le sol, par des moutons qui coupe l’herbe, prendra plus de dix ans... Toujours la coutume...
En Égypte, pays riche, avec tous les trucs possibles du savoir et de la technique, l’on n’a pas beaucoup amélioré les conditions de vie des paysans... On vois le chemin qui reste.
Le seul équilibre, la grande faiblesse de l’aide au tiers monde, est égale à celle du tiers monde... Deux sortes de faiblesse ne font pas de l’intelligence!
On donne de l’argent à des bandits, au lieu de donner des ateliers complètement équipé, avec un instructeur qualifié dans le paquet cadeau.
La totalité de l’argent pour le tiers monde, reste dans la poche des petits et gros malins... Ceux-ci ouvrent des comptes dans les banques européennes. Le régal des banquiers! Les bandits se faisant rapidement éliminer... Les banquiers se remplissent les poche.
Je savais qu’il ne s’agissait pas de philanthropie de la part de Mortimer. Il pensait gagner davantage avec des pays vaguement développés et modernisés, cruels et voleurs. Un jour ceux-ci achèteront des armes efficaces et coûteuses. Il subventionnait, indirectement, les guerres futures sources de profits juteux.
Je comptai sur une formation scolaire laïc, pour civiliser ces peuplades. Avec l’espoir que l’instruction pourrait agir contre les tendances profondes, innées, de la violence. Une naïve théorie, on a vu de quoi sont capables les Allemands. Un pays sois-disant cultivé !
L’éducation, arme à double tranchant. Le plus malin gagnera la partie. Un marché de dupes ? Un poker sur l’avenir? Qui vivra verra.
On assiste impuissant aux progrès de l’enseignement de la violence dans les écoles coraniques. Comme l’ont été les écoles chrétiennes dans les temps anciens. (Antisémitisme borné, et anti-islamisme avide)
Je me réjouissais de voir enfin partir les gigantesques container transportant les instruments de la culture, livres. ardoises. papier. crayons, qui allaient peut-être transformer des coutumes assassines et sauvages, en douceur de vivre et confort moderne...
Au fond, je pensais que tout ce tralala ne servirait à rien. Pas plus que les sermons du dimanche sur le martyre du Christ. Une religion qui commence dans la violence, n’aboutira que dans un bain de sang... (nazis)
Mortimer savait exactement ce qu’il faisait. Mais moi, je n’en savais rien. On faisait la course, moi je rêvais. En Afrique, après que les forces de « libération nationale » eurent tout détruit. Nous avons renoncé à faire le bien. Le problème à résoudre étant politique, il fallait d’abord la guerre et ensuite, la culture.
Un raisonnement de Mortimer... Il fit un marché avec les bandes de tueurs (surnommés chez nous, rebelles) des armes contre de l’or et des diamants. Le cargo au large attendait la livraison des trésors, ses cales bourrées d’armes modernes et d’uniformes galonnés donc, légitimes... J’appris tout cela beaucoup plus tard.
Mortimer, jamais à cours d’idées, livra des armes sans condition aux populations torturées, qui déjà résignées à se faire hacher menus pâté, s’en servirent avec succès, et toute la force du désespoir...
Mortimer, maudit par les uns, et bénis par les autres, encaissait joyeusement de l’or et des diamants, « Plein les poches », disait-il en ricanant!
L’ONU, comme je l’ai déjà dit, formé en partie de pays sous dictature, brigands, riches voleurs et compagnie... ne bougeait pas, Les fonctionnaires planqués, phraseurs donnaient le ton.
La Suisse attirée comme toujours par la charogne, paradait enfin à N.Y. comme un nouveau riche. La démocratie et la banque.
Sa spécialité : faire la morale... et se donner en exemple devant un monde de voyous, à la recherche d’une façade propre et brillante.
En suisse, tout le monde il est joli, tout le monde il est gentil... Avec le secret bancaire... Même les pauvres sont propres, donc invisibles.
Nos banques avaient un urgent besoin de laveurs de consciences et de phrases pacifistes. Des banques propres pour de l’argent propre. A New-York, on pouvait transférer l’argent sans contrôle et sans scrupules... De la main à la main, disent les marioles. Les valises diplomatiques étaient des conteneurs de 20 tonnes... Personne n’osait y toucher... Ni la douane, ni la police, ni même la CIA... (C’est ainsi dans le monde entier.)
Un diplomate de mes amis me raconta que la valise diplomatique (d’un pays d’Amérique du Sud) sous la forme d’un wagon de chemin de fer, plein a craquer de futures ivresses... se renversa et perdit deux tonnes de farine blanche? Il fallut désinfecter les environs, car cette farine était de si bonne qualité qu’elle rendit les habitants amateurs fanatiques de cette farine... La gourmandise est un péché capital... (On se demande pourquoi)... Pourtant il leur fut pardonné...
Les portes et la tribune de ONU, étaient grandes ouvertes aux menteurs et aux lécheurs... Cela coûtait moins cher qu’une agence de Public-relation...
Les rêves de grandeurs helvétiques, ne faisaient illusions à personne. Tout ce petit monde crasseux ricanait... dès qu’un helvète touchait aux « affaires », celles-ci se transformaient en charbon brûlant... Malgré les protestations de bonne foi, des diplomates amateurs.
« Manque de compétences » disait Mortimer en faisant la grimace. Il possédait la majorité dans une banque, et savait de quoi il parlait.
Les gaffeurs sont une tradition dans notre petit pays. Ce qui nous permet de dire et faire, un peu n’importe quoi, n’importe où... (Narrenfreiheit) La liberté des fous. On fait sourire, ce qui est bon signe.
Mortimer avait la nationalité monégasque. Cela facilitait les jongleries financières. La place d’amarrage dans le port lui coûtait une fortune, il aimait voir son yacht de loin... son balancement voluptueux... Susciter les jalousies des autres super-riches lui réchauffait le cœur. Je possédais modestement deux tours, et un appartement sur deux étages... Deux mille mètres carrés, remplis d’œuvres d’art.
Sur le toit, un hélicoptère de fabrication russe, du même model que celui de Mortimer. Il pouvait traverser l’atlantique sans problème.
Celui de Mortimer était puissamment armé de fusées air-air. Très utile en Orient et en Asie ! Il ne pouvait pas atterrir aux USA. Le jet allait plus rapidement, il appartenait à une société américaine propriété de Mortimer.
Celui-ci disposait de l’immunité diplomatique d’un pays des caraïbes ( représentation juridique) Cela ne faisait illusion à personne, ainsi, Mortimer se promenait sur la planète comme dans son salon...
Les Saoudiens font la même chose. Ainsi pas de contrôles, pas de fouille, pas d’impôts et en cas de découverte accidentelle de farine, on demandait le rappel du maladroit... Et on lui rendait la farine! Même Dieu n’y peut rien.
La gauche bêlante, sentimentale et névrosée, les yeux fixé sur les USA, n’y voyait évidement que le seul pays coupable de tout .
Mortimer qui était bien informé, affirmait que si une deuxième attaque arabe semblable à celle du 11 septembre se réalisait sur le sol des USA . Les pays soupçonnés seraient rasés par l’arme atomique, et ceux considérés comme une menace aussi... Au grand soulagement mondial. Le grand nettoyage, par la volonté de Dieu.
On s’excuserait ensuite, diplomatiquement, après avoir organisé des secours humanitaires exemplaires... Pas un pays au monde ne risquerait un conflit avec les USA. Mais sait-on jamais avec les fils à papas Ben Suicide...
Les belles déclarations et les protestations serviront aux inaugurations de monuments souvenirs. Mortimer n’avait pas intérêt a ce genre d’apocalypse...
Il fournissait sans scrupule, les armes aux arabes, pour qu’ils jouent dans leurs caisses à sable, mais pas question de guerre mondiale.
Il avait, ajouté à son assortiment, des hôpitaux de guerre en set, fabriqué dans des pays neutres. Sait-on jamais.
Mortimer était déçu de la situation en Irak. Il avait misé sur ce pays pour empoisonner tous les pays environnant. Ces stupides américains avaient volé son marché.
Son projet était que l’Irak et la Turquie se partagent le Kurdistan, pays bourré de pétrole, après une belle guerre utilisant les armes de sa société... Un coup de cent milliards de dollars...
Aucun dommages, entre musulmans, tous au paradis carnavalesque!
Il avait installé un dépôt énorme dans les montagnes de l'Afghanistan, Ce dépôt minés convenablement, ne pouvait être pillé, car il était explosif...
La moindre expédition de voleurs, finirait dans une splendide explosion... de quoi creuser dix fois le tunnel du Gothard aller et retour première classe...
Comme convenu, j’écrivais toutes ses confidences, il ne croyait pas au secret. Il pensait, que même s’il expédiait ses projets aux journaux, personne ne les prendrait au sérieux...
Il pratiquait le principe de la lettre volée... Laisser les preuves sous le nez des curieux, qui ne les verront pas. Chez lui, il laissait traîner sur les tables des documents, qui seraient en Suisse, enfermés dans des coffres forts blindés, anti-atomique.
Pendant le déroulement de ses somptueuses fêtes, tout était filmé. Si un curieux mettait quelque chose dans sa poche, il le confondait devant tout le monde en lui retournant les poches!
C’est arrivé plusieurs fois à des souteneurs de luxe et des boys-frend (de veuves joyeuses) qui se faufilant partout, se croyaient dans un libre service.
Il les faisait jeter par-dessus bord. Personne n’osait protester de peur de passer pour complice. Ces idiots pouvaient revenir à la nage, dans le port de Monte-Carlo sans peine... On ne les revoyait plus.
Un jour Mortimer paru soucieux, on lui offrait des munitions de première classe à l’uranium appauvri. Pouvant percer un blindage de char d’assaut...
Les prix étaient alléchant. Le potentiel de vente suffisant grand, pour faire saliver un loup comme lui... Hélas les radiations étaient dangereuses. Mortimer engageât des experts pour aller analyser le sol en Ex-Yougoslavie où ces munitions avaient arrosé des minis champs de bataille...
Il revint démoralisé et partiellement radioactif... Les spécialistes avaient rapidement abandonné, en constatant que la plus-part des régions de guerre étaient contaminées. Les munitions étaient aussi dangereuses pour ceux qui les utilisaient que pour ceux qui les recevaient. Ensuite le sol était contaminé pour 16.000 ans...
(Lire là dessus le Monde diplomatique mars 2002. Page 12 et 13...)
Mortimer était furieux, il se vengeât en faisant assassiner les vendeurs américains, mafieux connu et intouchables... Au grand soulagement de la police. Les munitions furent enterrées quelque part en Afrique, où les gens mourant de faim n’atteignaient pas l’âge de la mort par contamination... (Si ce n’est pas du cynisme, je me demande ce que cela peut-être.)
La mort, sa mort, en face de lui, Mortimer résistait avec son humour noir habituel...
Il avait deux chances, la mort rapide et la mort lente... Cela dépendait de la charge que pouvait supporter son organisme.
En optimiste incorrigible, il pensait qu’avec la mort lente, il avait un avenir « rayonnant » suffisamment long pour, être considéré comme normal.
« De toute manière, je finirai dans la peau d’un homme riche » disait-il, pince sans rire ! Il baptisa son nouveau Yacht : Rayon X Comme cela, on était averti...
Finalement au bout d’un certain temps, un spécialiste découvrit que l’irradiation était inoffensive, à peu près celle du rayonnement radioactif naturel du granit dans le tunnel du Gothard...
« Je suis préservé du vieillissement comme une orange d’importation, qui a passé aux rayons gamma... disait-il en riant, je peux continuer mes bienfaits encore un bout de temps »
Il abandonna toutes les affaires proche d’une radioactivité quelconque. L’apocalypse, n’était pas son truc.
En attendant, les gens mourraient de la grippe, d’accidents de la circulation... de tabourets branlants et d’échelles instables. La panoplie habituelle...
« La guerre tue moins que les accidents domestiques »
disait Mortimer en signant ses contrats. La protection de la paix est assurée par les armes, (si vis pacem para parabellum) ( si tu veux la paix prépare la guerre)
En « injectant » (par la possession d’armes), un sentiment de sécurité, (Tabou Suisse et Américain) on évite la guerre...
Mortimer justifiait aisément son commerce. Mais après la guerre de Yougoslavie, il reconnaissait que les armes ne résolvent pas les problèmes de religions. Mais les religions résolvent positivement les problèmes de vente d’arme. Le rôle de la guerre n’est pas de résoudre un conflit.
Les petits pays cruels, étriqués et crasseux qui forment un puzzle de haine en Yougoslavie sont prêts à remettre ça, dès que l’ONU quittera les lieux. J’espère qu’ils resteront sous tutelle encore longtemps.
Mortimer désapprouvait cette surveillance, il pensait que ces gens devaient choisir leur destin eux-même, quitte à disparaître dans un bain de sang... Il était déçu de la Grèce et de la Turquie, qui avaient le culot de chercher à échapper à la fatalité de la guerre... Deux pays attirés par le supermarché européen...
L’Europe avait réussi à éviter la guerre pendant plus de cinquante ans, uniquement en ficelant des intérêts domestiques, triviaux, Super marché, sans panache ni héroïsme... Niveau spaghetti et sauce tomate...
Fini les bonnes affaires d’armes, les veuves, les orphelins et les cimetière militaires. La gloire par les armes... On avait réussi à changer la vision d’avenir de la jeunesse... Ces jeunes idiots pacifistes étaient heureux sans armes et sans uniformes! Situation désespérante...
Il y avait une lueur d’espoir, les Helvètes ( Zurich) laissaient les enfants, tirer à l’arme de guerre, à partir de l’âge de dix ans! Tout n’était donc pas perdu... Mais hélas pas de chiffre d’affaire possible, avec des enfants!
Peut-être que l’Europe se laisserait contaminer? Aux USA la plupart des collèges privés étaient des académies militaires. Introduire ces mœurs et coutumes en Europe, pourrait rapporter des milliards.
Tous les équipements et les munitions. Le pactole... Les politiciens renâclaient, l’idée militaire et patriotique ne payait plus! La religion, non plus ! Impossible dans notre Europe au passé guerrier, de faire s’affronter des bigots sans se couvrir de ridicule... Même en Irlande le truc ne marchait plus.
Les pays de l'est étaient prometteurs, mais les gens commençaient à comprendre, grâce à la TV, que faire la guerre ne payait plus. La Roumanie avait fait une révolution sans guerre civile, sans bain de sang... Scandaleux...
( Échange d’une dictature contre une autre) c’était un comble ! Mauvais exemple pour le monde, pour l’Europe future.
Mortimer voyait arriver une maudite période de paix... Il pensait a se reconvertir. Il n’était pas homme a s’étendre sur une chaise longue et se laisser crever du cancer des riches, dans le luxe des palaces pour arrivistes... L’immobilier lui déplaisait, manque de prestige. La bourse sans garantie. L'agro-alimentaire, lui faisait horreur. L’électronique ? Les bandits étaient déjà à l'ouvre. L’aviation, elle n’a jamais rapporté... Juste pour les petits voleurs...
La recherche! Il y avait peut-être quelque chose à rafler, la « recherche » mot magique, pour surtout ne rien découvrir.
Il avait lu une de mes nouvelles qui paraissait prometteuse «L’institut» Il allait étudier la question...
Les milliards donnés, légués... par des gens riches crevant du cancer, ce n’était pas à dédaigner.
Pas de contrôle, pas d’impôts, tout pour moi, et rien pour toi, là, était la mine d’or... Quelques petits actionnaires maladifs, ignorants et craintif, comme garniture...
Il allait créer le plus grand institut de recherches, sur tout, et n’importe quoi, sans être obligé de déclarer quoi-que ce soit. Aussi bon que fonder une église... La parade des bonnes intentions...
Bouche cousue et poches grandes ouvertes... Comme pour les médicaments, fonds secrets, recherches secrètes, investissement secret, Secret de fabrication. Noblesse oblige. Hors de portée de l'état gourmand.
Pays d’accueil, siège social; les îles du Dragon. A côté de l’île Nestlé... Impôts : trente dollar! 
La vie de chercheur n’est pas morose. On pouvait organiser des soirées de charités, des bals de générosités, des récoltes de fonds... La crème du cancer mondain. Tout pour lutter contre le cancer, ma chère...
En attendant de trouver le super truc, machin, bidule, on pouvait se faire irradier, opérer, trancher, hacher menu, chair à pâté... Pardonnez les redondances, mais il faut répéter le message, pour qu’il passe !
Mortimer était ressuscité. Il avait une mission, évidement fausse, mais juteuse... Il avait les moyens de créer ses instituts, et en même temps, recevoir la bénédiction du monde bavant de reconnaissance. Se remplir les poches au grand jour, cela le changerait des complots louches fourbis dans l’ombre presque honteusement...
Il entrait de plein pied dans le monde de l’hypocrisie scientifique... Avec un peu de chance, il attraperait un prix Nobel. Mortimer rayonnait, il en avait subitement assez de vivre dans l’ombre du crime. Il allait vivre dignement, respecté et aimé. Je l’écoutais sidéré, un virage à 90 degrés...
Curieusement, il ne me demanda pas d’effacer les notes destinées à sa biographie. Sa générosité parfumait la merde...
Aussitôt dit, le lendemain de son délire... Il achetait une industrie chimique en déconfiture, dont le manager avait disparut en empochant dix millions de bonus, ( promis par contrat) après avoir foutu à la porte mille femmes... maillons faibles...
Les actions ayant chuté... Mortimer eut le tout, pour une bouchée de pain, y compris quelques employés, qualifiés et terrifiés...
Cette usine fabriquait des vitamines « Bonne mine » elle marchait bien. Ce n’est que grâce aux manipulations perverses des directeurs qu’elle fut mise en faillite, pour éviter de payer des millions d’impôts en retard. (Utilisant le nouveau truc du virus destructeur qui coûtait (soi-disant) la peau de fesses...)
C’est un coup classique. Que ta main gauche  « n’ignore rien » de ce que fait ta main droite Pour corriger la parole biblique crapuleuse, (sortie de la bouche d’un usurier de l’époque sans doute!) Mortimer investi une fortune dans l’équipement le plus moderne possible. Il fallait faire bon impression...
La fête de l’inauguration fut magnifique, dans un hôtel de NY. non loin de l'ONU. Pour que les fonctionnaires onusiens léthargiques en parlent partout...
La récolte des fonds pour le nouvel Institut mondial de recherche sur le cancer fut énorme. Les anciens clients de Mortimer rivalisaient de générosité selon l’adage: « L’argent sans la santé, n’a de valeur que pour les héritiers »
Le truc de chercher sur le cancer ne voulait pas dire clairement que l’on avait pour unique but de le guérir! Il n’y avait pas tromperie sur les bonnes intentions, ni sur les résultats inexistants. Les dons furent généreux. Entraînés par le million d’un donateur « anonyme » (Mortimer) Celui-ci se frottait les mains :
« Avec un million, j’en ai fait dix » Disait-il en faisant les yeux ronds...
« Dans l’immobilier ce genre de gains est courant » lui rétorquais-je pour le calmer... Mais rien ne pouvait troubler la bonne humeur de Mortimer... Depuis qu’il touchait des subventions de l’Etat...
Il n’était plus en état de guerre. Enfin une vie sans peine et sans risque... Un avenir plein de promesses et de gains. Que demander de plus. Il allait revendre son sous-marin atomique... A la Suisse qui bricolait une nouvelle armée, pour venir en aide au Tibet...
La gourmandise et l’avidité sont de vilains défauts. Mortimer aurait du se méfier. Lorsqu’un État subventionne une entreprise elle a, et prend, automatiquement le droit de savoir ou passe l’argent... (Dans la recherche ou dans quelle poche!) Accepter des millions d’un gouvernement, est dangereux.
Si personne n’ouvre la boîte tout va théoriquement bien. L’argent est là, et en même temps, il n’y est plus. C’est le truc du chat de Schrödinger. (La théorie des quanta.)
Je rappelle l’histoire : «  Imaginez une boîte dans laquelle on enferme un chat. A côté du chat, il y a un plat rempli de lait empoisonné. Il y a 50% de chance que le chat boive le lait et un autre 50% qu’il n’y touche pas. Après un certain lapse de temps, le chat est-il mort ou est-il vivant ?
Selon les principes de la mécanique quantique, tant qu’on ne regarde pas dans la boîte, le chat est les deux à la fois : il est vivant et mort ! Les deux états se superposent. »
( Physicien Autrichien Erwin)
C’est ce principe qu’ignorait Mortimer... N’ouvrez jamais une boîte où se cachent deux possibilités... Vous n’aurez qu’une seule réponse... Murphy et sa loi n’y trouverait rien à dire.
Un an plus tard une commission des finances mit le nez dans la boîte de Mortimer... Le chat avait bu le lait!
Plus un rond dans la caisse et pas de quittance justifiant un investissement quelconque... Le piège se referma. Les inspecteurs des finances ne sont pas idiots.
J’allais visiter Mortimer dans sa prison. Il n’y séjourna pas longtemps. Une caution convenable et un bon avocat, la presse docile... Il ressortit la tête haute et blanchit de tous soupçons...
La directrice de l’Institut Anti-Cancéreux servit de bouc émissaire, pour un million de dollar, cash, glissé sous la table, coincé entre deux belles gambettes gainées de soie... Qu’elle n’avait jamais si bien écartée... Elle fit deux ans de prison avec sursis et resta en place, elle feu... feuillait... elle était ravissante.
Elle avait confondu un compte des îles du Dragon, de la Paradeplatz, avec celui de l’Institut Turlututu... Toutes les boîtes aux lettres se ressemblent. Cela arrive dans les meilleures familles... Surtout dans celles ci !
Mortimer engagea un spécialiste des fausses factures, un mafieux expérimenté qui justifiait les sommes énormes entrant dans des comptes suisse et ressortant (ayant perdu quelques zéros) Miracle de la bourse, en perte de vitesse, et des virus parfaitement bénis de Dieu et de ses acolytes.
L’hospice des enfants cancéreux fit le reste ; Mortimer eut une auréole de martyre et de saint du meilleur effet...
Les rentrées d’argent furent telles, qu’il devint généreux. Sur son ordre, le l'Institut entrepris de véritables recherches! Effet positif de l’abondance. La Post fit un timbre avec sa photo...
Il était assez riche pour ne pas craindre une réussite qui ruinerait l’entreprise. Il prétendait être le seul Institut ayant pour cible la guérison de tous les cancers, prolifération de métastases néfastes, malignes et salopes.
Il existait une quantité de produits chimiques efficaces, mais ils étaient des poisons violents.
Des chercheurs allaient par le monde, étudier les habitudes alimentaires de peuplades, qui apparemment (d’après les missionnaires incompétents?) ne connaissaient pas de cancer.
Malheureusement ces pays ne possédaient aucune statistiques, ni hôpitaux, ni personne capable de voir la différence entre un rhum de cerveau et un cancer.
La vie saine en plein air, est cruelle dans les tribus primitives, ces pauvres gens crèvent comme des mouches. Ils vivent dans la terreur superstitieuse de tabous imbéciles, et sont d’une grande cruauté. (Comme les musulmans intégristes)
Ce n’est pas chez ces primitifs que l’on trouvera la médecine miracle. Ils ne sont peut-être pas cancéreux, mais ils soufrent des pires maladies.
Finalement Mortimer conclus son discours en avouant que l’être humain est le plus stupide et cruel des animaux. Depuis qu’il s’était reconverti dans le bien, il avait changé.
Le monde lui donnait la nausée. Les fêtes sur son Yacht se faisaient rare. Son navire abandonné, à côté du Christina, restait désert.
Ses anciens clients (de l’orient cadavérique) souffraient presque tous de cancer. La priorité de ces tueurs, n’était plus la chasse aux cheveux aux sorcières et aux incroyants, mais leur survie à tous prix!
Malgré la volonté du Dieu Septaitécrit et de leurs « Paradis-ney Land » appétissant !
Pour la mort des autres, destinée divine ! Pour leur mort à eux, on ne crois plus tellement aux volontés de Dieu ! Crever d’un cancer lorsque l’on est milliardaire, c’est vraiment déprimant. Mortimer leur soutirait des sommes folles...
Pourtant, il commençait une dépression... Probablement due à sa vision impitoyable de la vérité. Son cynisme protecteur l’avait abandonné. Je me gardai bien de m’apitoyer, je savais que la nature profonde d’un fauve peut surgir à nouveau.
Il disparu un certain temps « Amérique du sud » dit-il laconique. Un an d’absence, parfois un émail rassurant. Il était en train de nettoyer l’un de ces pays totalement pourris...
Il lui était facile avec sa fortune d’acheter des assassins pour exécuter ses basses oeuvre... Je suivais ses traces par les journaux.
Tel dictateur disparaissait, puis était envoyé en morceaux choisis à ses successeurs terrorisés... Puis un chef de la police, puis un gangster... Un kilo par jour...
Les Américains qui surveillaient de près ces pays laissaient faire en ricanant, bon débarras... On leur mettait ces « actions » sur le dos, ils ne démentaient pas.
Les prisonniers « politiques » étaient libérés, plutôt ce qu’il en restait... sans commentaires... On trouvait leurs tortionnaires hachés menus, dans la cour des prisons... Le Justicier agissait comme dans un film américain. Les bons gagnaient contre les mauvais... sans l’aide de Dieu et de ses saints...
Connaissant Mortimer, je supposais que l’on avait tué par mégarde l’une de ses belles et bonnes protégées. Cette fois il allait jusqu’au bout.
Les tueurs, (dits rebelles de la jungle,) n’étaient pas épargnés, des spécialistes, les dénichaient jusqu’au fond de leurs cachettes, au cœur de la brousse la plus épaisse, et leurs corps étaient pendus aux réverbères des places publiques...
Il me semblait que Mortimer dépensait une immense fortune à jouer le rôle du juste destin dans ces pays pourris.
Même au cœur des grandes villes civilisées, on trouvait les corps déchiquetés des tyrans... Dans les suites des palaces cinq étoiles. Un morceau sur chaque meuble, pas recommandé aux végétariens. Désossé par des gens du métier... La charia puissance dix !
« Ils ont fait cela avec nos couteaux »
Disait la bouche en cul de poule, du directeur de palace, montrant, (aux actualités, une fameuse lame citée par les guides Bidochemiamiam.) Le couteau du chef ! Il n’y a plus de respect.
Plus aucun endroit n’était sûr pour ces bandits... Ils ne trouvaient personne pour les protéger... Les sbires, cela leur rapportait plus de les découper en morceaux... que de les servir. Mortimer devait payer au kilo!
Il envoyait les morceaux aux criminels connus, dans des paquets portant la mention : « Denrée périssable » A déguster avec respect.
Même à ONU un délégué plus salaud que les autres fut servit apprêté en goulache, aux autres dégueulasses de l’honorable assemblée, qui l’on trouvé bien meilleur ainsi mignonnement préparé...
« Les malheurs des uns, font le bonheur des autres » Dirait Murphy en vomissant dans la soupière...
Mortimer, de retour, me racontait tout cela calmement comme un lecteur des saintes écritures... Il avait mit le feu aux poudre, pour l’assassinat d’une belle et de toute sa famille.
« Enfin, je sais à quoi sert ma fortune. Remettre les choses en place dans ces pays pourris est facile, ils sont tellement corrompus qu’ils vendraient leurs enfants pour une poignée de dollars! » Un peu sommaire ce jugement... Son rôle de super-man lui plaisait...
Une « poignée » de dollars offerte par Mortimer valait toujours un million de dollars... C’était la deuxième amie qu’il vengeait violemment... Une de plus et c’était la guerre mondiale...
Après ces terribles vengeances, Mortimer reprenait goût à la vie. En se montrant plus cruels que les assassins du monde primitif, il retrouvait le goût de la vie.
On montrait aux actualités, la veuve d’un assassin célèbre , disant  l’air attristé, devant un cercueil : « Au moins, ils ont renvoyé tous les morceaux »
Grâce à ces joyeusetés, un nouvel équilibre s’était créé. Sa dépression avait retrouvé, rejoint, son dragon primitif, consolateur, couvert de pierres précieuses étincelantes...
Le dragon, dont il avait rêvé une nuit, en compagnie du dragon de l’horreur, noir et gluant, englouti dans les profondeurs de son inconscient.
Mortimer retrouvait plaisir à se raconter. Il était lavé, innocent purifié... Le dragon calmé, dormait roulé en boule au fond de l’abîme psychique.
Je lui servais, à nouveau, de confident. Il ne pouvait pas se confier à n’importe qui. Je prenais garde de le contredire, car il se fermait comme une huître.
Il ne se faisait aucun soucis pour ses actions en Amérique du Sud. Les uns accusant les autres... Toutes ces canailles parlaient en même temps, personne n’écoutait.
Les seules choses intriguant ces abrutis, étaient les sommes énormes qui finançait ces règlements de comptes, dans des pays où l’on tuait pour dix dollars... Derrière cela, il y avait des intérêts sérieux.
Les Américains étant trop avares... On supposait que ces actions étaient commanditées par un privé extrêmement riche...
Le bâtiment du journal où avait paru un article perspicace sur le sujet, sauta avec tous les petits malins. ( Une fuite de gaz le soir de Noël) Le message fût compris, personne ne posât de questions. La seule liberté restante, était celle de penser...
Mortimer ne se prenait pas pour super-man. Il réglait ses comptes froidement et méthodiquement. Parfois, en passant, pendant qu’il démolissait une villa de gangster, il rasait une prison dégueulasse au cours de la virée justicière... Les gardiens survivants se comportaient un peu mieux, sans poser trop de question.
Je notais tout en désordre, Mortimer ne faisait aucune remarque au sujet de ses mémoires. Il voulait soigner son souvenir. Il pressentait une fin brutale. Dans une vie aussi aventureuse, on est à la merci d’un faux pas. Personne de son entourage ne se doutait de quelque chose,
La discrétion de Mortimer, qui n’était pas un fanfaron, était sa protection. Je me doutais bien que mon ordinateur était surveillé, Mortimer avait un espion électronique dans l’une de ses villas. Il protégeais les données en même temps.
Il m’avait averti, qu’il se méfiait plus de ses proches, que de ses ennemis dispersés par le monde.
J’avais posé indirectement une question sur sa famille dans mon texte, il avait répondu le jour même, sans se gêner. Être contrôlé m’était égal. Je n’avais rien à cacher.
Il savait d’où pouvaient venir les coups! Il connaissait ses ennemis. La maladresse d’un proche, d’un ami (moi par exemple) pourrait être plus redoutable et dangereuse qu’un complot.
Il habitait toujours Paris. Anonymement, New York, Londres, Zürich, Lausanne. Personne n’osait le menacer. ll était en sécurité dans le monde entier.
Je préférais résider à Monaco, l'on y est en sécurité. Personne ne peut s’y cacher. La police est efficace.
Mes deux étages, au sommet d’une tour, un nid d'aigle, étaient imprenables. Mortimer y venait parfois se détendre dans la salle carrée.
On se rencontrait sur son yacht dans le port, où bien, l’on suivait lentement la côte italienne par calme plat... L’hélicoptère sur le pont, prêt a s’envoler à la moindre vague.
Il méprisait la dite Jet set, qu'il considérait inepte, stupide et inculte... Les artistes les écrivains étaient les bien venus chez lui. Il les aidaient financièrement... Il disait comme Jean Ehrhard, que ces artistes avaient plus a donner au monde que les société financières. Dans la vie tout a une fin. La foudre, les tremblements de terre, la mort subite! En Egypte je reçus un message codé m'avertissant de contacter Mortimer pour raisons graves. Je pris un jet et allait dans une clinic privée en à Zurich Je trouvais Mortimer grièvement blessé. Les deux jambes amputées et un bras coupé au coude, Il me regardai silencieusement. Je ne pu retenir mes larmes. Un attentat en plein coeur de Beyrouth devant l'un de ses hôtels, dix morts et quantités de blessés. Le hasard, tuer sans but uniquement pour la religion. Il n'était pas homme a vivre comme un handicapé le reste de sa vie.
«  Je vais mourir, vous le savez » Je fis signe que je le comprenais...
«  Je veux le contacte avec mon computer portable qui est à Paris chez moi, voici le code de toutes les entrée de mes immeubles villas et autres... partout dans le monde. La liste est ici.  Dès qui vous serez chez moi, ouvrez la machine et tapez le texte suivant. » Il articula clairement une phrase d'un poème que nous aimions tout deux... parmi tant d'autre. Un code probablement.
«  Vous revenez ici, et vous vous occuperez des formalités pour mes funérailles, vous êtes mon seul ami » Il tourna la tête de côté et parut s'endormir. Je partis immédiatement pour Paris. je trouvais le portable de Mortimer Je tapais la phrase du poème. Au même moment j'entendis une explosion, puis une autre plus lointaine puis une dizaine encore... Je compris alors que j'avais mis la main dans un engrenage, la dernière revanche de Mortimer qui avait noyauté tous les groupes terroristes de la planète. Il les faisait sauter comme un feu d'artifice funèbre, avec l'aide d'une main innocente. On ne touche pas à un type comme lui sans risque...
La fortune allait à ses amies. Les restes allaient aux institutions anti-cancéreuses, sérieuses celles-ci. Les découvreurs de médication feront fortune s'ils prouvent l'efficacité des traitements. L'argent, comme toujours joue un grand rôle dans le succès d'une entreprise, cela tout le monde le sait.
FIN ..................................................................................................


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