Depuis que j'ai piétiné mon réveil matin , je suis mieux dans ma peau ! Ce qui ne veut pas dire que je vais bien
J'ai abandonné dans mon slip , les rêves explorés par Freud. Ils ont perdus leurs significations symboliques. Je ne garde que les rêves sans significations cachées et honteuses.
Je devine les relations sournoises entre mon corps et ses organes , entre les pensées électromagnétiques et la matière , chairs et sang , qui se débrouille sans trop de soucis
Je suis préoccupé par les maladies et les malaises, comme tout un chacun
Pourtant je suis en bonne santé, au fond je suis méfiant ; je sais que lorsque l'on est en pleine forme , on tombe malade. Chaque année je suis malade de quelque chose, surtout en été
Je ne vais plus voir de toubib
Cela ne vaut pas la peine
De toutes manières, je vis dans l'appréhension. Un diagnostique ne me rassure pas
Je garde la distance avec mes rêves, content de m'en sortir sans trop de dommages
Terreurs, paniques, sueurs froides !
Le dernier rêve était en salle d'opération. J'ai probablement de sérieux problèmes avec mes organes
étrange, je reconnais immédiatement l'origine des pannes de ma voiture
Pour celles de mon corps sans confort, où j'habite , pour ainsi dire , je n'y connais rien ! Retour en chirurgie !
Je suis étendu sur une table d'opération résigné et malheureux
Sans doute abruti par des calmants qui me rendent petit à petit indifférent
Lorsque j'entendis une petite voix qui s'élevait de mes joyeuses :
= « Vieux couillon, tu crois ce que raconte la médecine moderne
Je suis une prostate fragile, encore en bon état
Tu t'offre une opération inutile
avec tes assurances énormes , tes impôts énormes, cet hôpital énorme, payé à la sueur de ton front
Tu t'est imaginé qu'il fallait tomber malade pour récupérer tes investissements
Quelle idée de parvenu ! »
En étant attentif à ce discours.. L'on oublie sa prostate. L'inconscient est une boîte imaginative, ouverte vide ou fermée et vide ? Le conscient lui et en prise avec la réalité
Le promeneur avance d'un pas et tout l'univers matériel du brin d'herbe aux plus hautes montagnes se déplace les uns par rapport aux autres! L'un se déplace vraiment
Tout se déplace sans bouger
Ces pensées consolantes et profondes défilaient dans mon cerveau
qui ne bougeait pas
« Les mouvements immobiles illusoires environnant sont relatifs à un seul mouvement mobile réel. » Une phrase presque scientifique qui sonne bien
Aussi bien que la relation entre le conscient visible et vide et l'invisible inconscient plein! Qu'ils disent, les Jungiens !
Ma mère aurait dit : « Rends-toi utile, fiston » On ne sais jamais , une rêverie n'est pas du temps perdu ! J'entend des voix , comme dans une classe enfantine , une voix murmure à mon oreille :
= « Crétin
Je suis ton cur
En parfaite santé ! Pourquoi un examen compliqué et inutile
je peux continuer à battre la Lambada encore cent ans sans opération ni souffrance. Tout cela, pour vendre , une chambre à coucher en noyer imitation léopard à ce chirurgineux aussi stupide que toi . Le découpage chirurgical est payé trop cher pour une chambre a coucher chic en imitation de léochapardeur »
Je récapitulai ces déclarations sans y rien comprendre ! Une petite voix dans mon oreille murmurait :
=« Je suis ton estomac, n'est-il pas, à coup sûr, un estomac d'aigle ? Car ce qu'il aime le mieux c'est la chair d'agneau. Il est un estomac d'oiseau. Laisse - le en paix , il te laissera tranquille
Ecoute Zarathoustra »
En effet, la sagesse est en moi et y reste
Ainsi que mes organes
Je les veux intact et heureux
En harmonie entre eux comme une sonate de Chopin. Je suis nostalgique de ma table et de son gentil computer, qui sait tout !
Je m'éveille subitement et bondit de la table d'opération
en plantant un scalpel dans le cur de mon client médical
Je filais par la fenêtre d'un bond dans le jardin ensoleillé
Je sortais d'un cauchemar
Echappé des pattes d'un chirurgien vivant ses journées dans un bain de sang
à qui je téléphonais l'annulation de mes opérations inutiles et horribles
Je reprend mes nouvelles , je vais les expédier au site 1000 Nouvelles, pour me consoler
Merci Pierre, je suis en sursis
FIN