Je suis un esprit curieux. Après avoir vu un défilé de mode chez Dior. Je me suis demandé ce qu'il arrivait à une robe tombant en désuétude victime de la mode, cette salope... qui démode sans scrupule en brûlant ce qu'elle avait adoré... Comme dit la bible qui en savait un bout sur les questions parades et vanités...
Pour pouvoir pénétrer partout sans encombres, je me déguisai en saint homme. Je pris le nom de Brahmapoutre von Angst und Not.
Cette combinaison indo-germanique fait toujours une impression favorable sur les âmes pieuse et généreuses. Pendant le défilé je repérai une vieille américaine qui achetait une dizaines de robes par désuvrement. L'une de ces robes brodées de perles valait 300.000§. Je décidai de la suivre au cours de sa courte vie...
Où allait-elle m'emmener?... L'Américaine traînait son ennuis dans toutes les boutiques du monde... Elle achetait sans discernement toutes sortes de choses qu'elle oubliait aussitôt, ce qui faisait la joie des aigrefins qui picoraient dans son sillage...
Comme toutes les femmes riches, elle était avare. Mais après avoir lampé une dizaines de "gin-fizz elle se sentait parfois d'humeur généreuse. Sitôt arrivée dans sa suite royale, au grand hôtel Alfredo 6... Elle tria, sans même avoir ouvert le carton contenant la robe perlière... Elle en fit cadeau à l'un des aigres-fins qui écrivait soi-disant sa biographie...
Celui-ci en fit cadeau au portier de l'hôtel, qui justement, grâce au gros rouge, se trouvait d'humeur généreuse... Le portier en fit cadeau à l'uvre des petits crevés qui avait justement une uvre en train pour le Pakistan. Je ne vais pas décrire le long parcours de ce carton précieux à travers l'Asie... Il arriva, comme beaucoup de colis secours, dans la cour d'un négociant qui faisait fortune en vendant ces colis aux pauvres gens à qui ils étaient gratuitement destinés.
Après un voyage pareil, le carton ne payait pas de mine, une vieille tisseuse de tapis, l'achetât pour trois roupies. Lorsqu'elle ouvrit le carton elle fut émerveillée par la beauté de la robe! Elle commençât à tisser un tapis en utilisant des morceaux soigneusement choisis de la robe. Au bout de quelques mois elle avait tissé un chef-d'uvre étincelant de toutes ses perles...
Cette merveille fut remarquée par un savant français qui hantait les parages, à la recherche de belles choses pour les ramener dans son pays. Ce tapis lui plût tellement qu'il le garda pour lui. Il le paya généreusement à la tisseuse, qui n'eut plus de soucis financiers de sa vie! Le savant mourut, sa collection fut dispersée et le tapis fut acheté par le musée du Louvres, ce qui est une belle fin pour une robe de chez Dior.
Je projette de le voler... car il est rangé dans un dépôt faute de place pour l'exposer, ce qui est une triste fin pour une robe de Christian Dior... ne trouvez-vous pas?
FIN