Lautre jour lidée mest venue dinterviewer un virus fraîchement installé avec des lettres en désordre parmis mes mails...
Je posais la question dusage :
Doù venez-vous, mon beau virus?
Je prenais le mode de politesse exquise, pour ne pas leffaroucher... et quil aille se cacher peureusement dans les méandres de mon dévoué computer...
La réponse ne se fit pas attendre...
FAAMBNjCKLJRFeHQVVSSvSSSNMSoKVCBBEuNSBHERsFCHZRESeKKASIMmBSEMAJQAkkjAJeJGDDIOUrTFRJBVCdCMNNBVFeRTNBV..
Je mis en fonction ma machine à décoder, cadeau de la CIA... et jobtins :
Je vous emerde...
Une insolence pareille ne me surprenais pas outre mesure, seul un crétin envoie des virus sur la toile avec un seul m à emmerde! Je napprécie pas les insultes.
Je décidai de lui poser un piège. Je répondis par une provocation :
Je suppose que vous êtes un crétin sans adresse et sans culture qui ne sait même pas prendre un risque dans sa vie mesquine...
En effet le virus était un crétin, il écrivit :
sUBHFRILaUSVVIOUlKJRGIGSeVCIBBCDjBBBBBKJuJBKJJBCiSENWUZAf.VSHEFGE...
Traduction : Sale juif...
En lisant cette injure ( je ne suis pas juif !) Mon cur ne fit quun bond... Je me sentis insulté... Comme on est toujours le juif de quelquun, et que je ne voulais pas être le juif de cet imbécile, je décidai de le détruire.
Jécrivis cette phrase, sur son mail de virus de passage... (xyz)
Je constate que vous tapez toujours des lettres au hasard... Donnez votre adresse, je vous enverrais un cadeau surprise. La réponse fut foudroyante :
jSASADNMhBRTKKJSaFIOU4MNbBVFKJGRiMNDOIZtRABDHReIUVNVBDeIROPKNErUBHHRICuTdVUZEBeNRTOOSNdAMSKIUEeZRBVHGEsUTFLOIUcAGEBDJEoURRBDGRnZAANSOInRTZEBOOaOOOIIIIrIIUUUUdUUUUEZRsTVHDGWA.2.RSCOTZRbMMMMMMNeAJSUURZrTVGEHDNnOIAZWCSePLKENDFkFIRUZA uBFJGTSDbHHHEIRTiVLW.
Traduction : Jhabite rue des conards. n° 2 Berne-Syti. kubi. Cette fois je le tenais... mon virus!
Je bondis sur ma Harley et fis le chemin en un clin dil... Arrivé devant la maison, dans un quartier minable.
Pour voir la tête de mon virus, je donnais les gaz à fond une ou deux fois, en mettant du retard à lallumage...
En effet le virus « kubi » regardait par une fenêtre crasseuse du rez-de-chaussée... Les yeux ronds dadmiration devant ma bécane-draisine... Je parquais la machine sur le trottoir et me dirigeais vers la porte dentrée avec ma démarche balancée de malabar qui sort dun bar à zanzibar... La porte souvrit brusquement, mon virus fut devant moi. Ficelé dans une chaise roulante. Plutôt mal en point, le virus kubi... Je restais bouche bée. Pour me donner une contenance, je commençais à me nettoyer les ongles avec mon couteau de boy-scout... En réfléchissant intensément.
Comment couper le nez et les oreilles à un handicapé du ciboulot, assis dans une chaise à roulette doccasion... Et qui sappelle kubi... Sacré karma ! Pas gâté le mec !
Ha... cette machine, mon rêve... dit le kubi-virus avec un sourire édenté... Ses mains squelettiques se cramponnaient aux roues nerveusement... Son admiration béate salissait ma fraîchement polie Harley, comme une crotte de mouche sur une salière de Bellini...
Magnanime, je décidais de ne rien lui couper. Il était déjà puni ! Je repliais mon couteau. Le regardant dans les yeux, je lui dis doucement:
Ton virus minable me dérange, si tu demande pardon, je passe sur tes insultes encore plus minables que toi... loque humaine!
Pardonnez-moi pour tous mes péchés, Comment avez-vous dénichés les textes dissimulés dans mon virus ? Es-ce que je peux la toucher?
Il dépassait les bornes, ce petit crevé! Je nallais pas laisser ce morveux toucher Love-Adèle... Je lui tournais le dos sans répondre. Je mis Adèle en marche, puis, sans un regard derrière moi, je quittais les lieux... Laissant dans mon sillage, un parfum dhuile de ricin, dans un nuage bleuté comme les yeux de Mabelle, dans la fraîcheur dun matin de printemps frissonnant Non mais! Encore beau que je nai pas crevé les pneus de ce maudit kubi...
Je vous demande, chers lecteurs, comment ai-je trouvé le message caché dans le virus de kubi...
Un indice: Le chiffre 7 est la clef...
Cadeau surprise, pour toute bonne réponse...
FIN
dessauges@hispeed.ch