Aujourdhui je suis mort, voilà enfin la mort la vrai celle qui fait tant peur. Je navais jamais eu ou pris le temps dy penser et elle sest invitée si vite et sans mot dans ma vie.. Il était dix-neuf heure et vingt-quatre minutes lorsque le médecin de garde me déclara mort dans cette chambre si froid où je « vivais » depuis mon accident.
Une voiture mavait fauchée, il y a trois jours alors que je traversais tranquillement, comme tous les matins, le passage de la rue Saint-Jacques pour me rendre à mon travail. Jétais vendeur dans un magasin de sport dans le nouveau centre commercial, un métier passionnant. Tellement que javais déposé mon préavis. Plus que deux semaines à travailler et enfin jaurais pu madonner à ma passion les livres. Javais trouvé un emploi dans une librairie, lambiance mavait tout de suite plu. Une librairie à lancienne où lon ressent le plaisir de la lecture et non lodeur de largent.
Ma position me paru dun coup bizarre mort et pourtant conscient. Je navais jamais vraiment pensé à la mort. Je pensais sûrement quà vingt six ans javais le temps dy penser plus tard. Est-ce se sentir immortel que de ne penser à la mort ? Maintenant jaurai tout mon temps pour répondre à toutes ces questions. Ma nouvelle amie mavait frappé au bout de trois jours de coma dans un endroit qui métait étranger : Lhôpital. Oui personne navait pensé que les gens voulaient peut-être mourir chez eux ? Un endroit connu et apaisant où laprès mort était plus facile à gérer. Car moi jerrais depuis déjà trois bonne heures dans le froid humain de lhôpital mort et pourtant là au milieu des malades qui semblaient aussi perdu, aussi anxieux que moi, la mort ne change telle rien ?
Point dange pour vous souhaiter la bienvenu, point de diable pour vous brûler jusquau bout de léternité, point de halos de lumière, point de long tunnel, rien navait changé. Juste limpression de flotter au-dessus dun monde trop occupé pour comprendre la vie, trop occupé pour se soucier de la mort. Pour la première fois je me sentais calme et serein comme à lapproche dune épreuve sans difficulté, enfin je pouvais mélever, marracher à cette hôpital et regarder la vie, les hommes, le monde. Il ne fallait donc pas la craindre cette mort qui détruit tout, toute notre petite vie misérable renfermée sur elle-même ; cette mort tant diabolisée moyen de pression sur notre existence, vu dici ce nest pas elle qui fait peur mais la vie. Mais pourquoi nous ne pouvons pas voir comme cela avant ? Avant la mort, avant de pouvoir sentir et voir la vérité. Comment faire comprendre aux gens que lon ne leur voulait aucun mal, que lon voulait seulement leur bien mais que lon nétait trop occupé pour le faire ?
Je sentais que jallais quitter sous peu cet endroit appelé Terre pour me rendre autre part, dans un autre univers dans un endroit meilleur, dans une autre réalité. Je percevais de plus en plus des murmures, de plus en plus de voix. Je narrive pas pour le moment à les comprendre mais je sens que mon tour arrive. Bientôt je les comprendrai, je saurai mon avenir, je sentais à nouveau comme un présence, comme un groupe, comme un jury.
« Bonjour Mathieu, comment-tu ten sors depuis ta mort ? »
Cette voix, cest comme si je lavais toujours connu, comme si je lavais entendu lors de ma naissance nan avant, avant tout.
« - Lorsque lon tavait choisi pour vivre sur Terre, on ne tavait pas prévu une fin si douloureuse et si difficile. Mais bon on ne peut tout prévoir cest pour cela que Terre existe. Mais tu as rempli les tests avec facilité, tu es apte pour vivre sur Terria.
- Quoi quels tests ? Vivre où ? Je ne suis pas mort ??
- Ta « vie » ou ta simulation sur Terre nétait quun test, tu nas pas réellement vécu sur Terre seulement ta conscience y a cru. Elle va être transférée dans ton vrai corps sur Terria. Là bas tu en sauras plus »