Bonsoir, ce soir je men vais vous conter la première quête dune extraordinaire bande de mercenaires au doux nom de fabuleux troublions. Jaurais juste un conseil à vous donner : ne vous attachez pas aux personnages mais à leur merveilleux destin
Tout commença dans une magnifique taverne nommée « la Porcherie ensanglantée » dans les bas fonds de Zankata, petite ville côtière de la province du Poukistak. Mais ceci na que peu dimportance sur ce qui va suivre. Jacques de Tripolion, ex-ménestrel reconverti dans le banditisme depuis quil eut quelques doigts amputés à la suite dimpayés, se tenait là, comme à son habitude accoudé au comptoir, buvant sans compter un alcool aux relents frelatés. A ces côtés se tenait son ami de toujours Vladmar, un voleur qui naurait même pas réussi à se voler lui-même. Vladmar se tenait dans sa position habituelle, rampant au sol et vomissant ses tripes. Il nétait pas dans leur habitude davoir des idées éblouissantes et aujourdhui nallait pas déroger à la règle. Dans un élan de courage et de témérité, Vladmar réussit à se hisser juste aux cotés de Jacques à laide dun tabouret bien placé. Jacques eut à peine le temps dêtre surpris de voir son ami que le voleur sécroulait sur le tabouret. Un son sortit de la bouche dégoulinante de Vladmar :
- Boire, euuueueueueuu, moi veux boire
- A boire pour mon ami cest moi qui paye, sécria Jacques au tavernier
- Jacquy moi vouloir toi dit une idée maguique, balbutia la bouche pâteuse du voleur
Laubergiste tendit la main à Jacques pour lui demander son dû avant de lui tendre la bière quil tenait fermement de lautre main. Au bout dun instant qui dut paraître une éternité au gérant, Jacques comprit et sempressa de payer laubergiste. Vladmar put enfin boire ou plutôt se rincer la bouche et la tête puisquil recracha tout sur le sol déjà noirâtre de la taverne.
- Te voilà dans une meilleure forme mon brave. Alors cette idée elle vient toute seule ou je dois la faire sortir avec mon épée ?
- Elle arrive, elle arrive, attend juste un moment que je la retrouve
Quelques instants passèrent et Jacques commençait à sortir et polir son épée sur le comptoir
Cest bon mon beau je lai enfin retrouvée dans le méandre de ma tête
- Pourtant elle nest pas si grande, sintrigua Jacques
- Laisse moi parler, je viens davoir lidée de créer un groupe de mercenaires dont nous serions lélite. Nous pourrions ainsi remplir les quelques contrats qui sont en cours dans cette bonne vieille ville. Nous la connaissons par cur et surtout les coins noirs comme celuici, quen penses-tu ?
- Pourquoi pas en ce moment nous faisons que boire, un peu de chasse à lhomme nous fera le plus grand bien mais où veux-tu recruter ? Et avec quel argent ?
- Ici et point besoin dargent pour motiver un homme ivre
Et voilà comment la plus mauvaise bande de chasseurs de primes de lhistoire de toute la planète et même de linconnu fut réunie pour le pire et lincroyable
Retrouvons nos chasseurs de prime et leur folle bande dacolytes pour une meilleure présentation et leurs premières aventures.
Jacques et Vladmar avaient réussi à persuader plusieurs hommes sans grande vertu à les suivre. Parmi eux se trouvaient Ilgora, un jeune et rude paysan aussi fin et intelligent quune pelle, Aftarn un natif de Zankata. Pour être plus précis il était né dans la taverne de « la Porcherie ensanglantée » et ne lavait jamais quittée jusquà ce matin. Il se demandait encore pourquoi il nétait plus au comptoir et commençait à sentir pour la première fois de sa vie leffet néfaste de lalcool. Dans cette taverne il avait appris à lancer des couteaux dans une cible pour gagner sa vie, cela serait bien utile à notre joyeuse bande : attaque de loin et la garantie de vivre encore un instant. Lhomme qui fermait la marche nétait autre que le videur de la taverne, un ogre de près de 12 pieds de haut qui ne savait comment occuper ses journées. Il avait là trouvé un moyen ludique de gagner de largent et de passer son temps. Ha oui jai oublié de vous donner son nom pour la seule raison que personne ne la jamais entendu enfin je nai pas demandé aux morts si eux le savaient.
Les voici donc partis pour la garnison du quartier de Angovarch car il nen existait pas dans les bas fonds de Zankata. Enfin si, il y avait un vieux bâtiment qui servait à lheure actuelle de squat pour la Confrérie du Bandeau Rouge, une sorte de groupe révolutionnaire aux idées farfelues, pour les résumer clairement ils se partageaient tout. Mais revenons à nos joyeux lurons qui allaient chercher leurs premières têtes à rechercher. Arrivé devant les portes du petit bâtiment logre lâcha un rire ; il ne pouvait passer dans la porte dune garnison ridicule pour lui comme pour ces compagnons, qui se mirent à rire avec la délicatesse et lharmonie qui les caractérisaient, sauf Jacques et Vladmar qui avaient dessaoulé.
Soudain le garde les interrompit : "Faites votre demande ou passez votre chemin manants !"
Interloqué, Aftarn demanda :
- A qui parles-tu ?
- Tais-toi imbécile, lui rétorqua Jacques. Nous cherchons le bureau des mises à prix.
- Il ny en a point, les tracts sont justes à coté de vous !
- MERCI MON BRAVE, beugla logre
Le garde le regarda dun air menaçant juste avant de baiser les yeux lorsque logre leva son bras en sa direction. Jacques et Vladmar étaient aspirés par la lecture du tract, ils essayaient de chercher des têtes connues dans leur quartier ; des proies faciles enfin cest ce quils pensaient sûrement. Ils reconnurent un de la Confrérie du Bandeau Rouge recherché pour « perversion de la jeunesse » lu attentivement Jacques, le seul à savoir lire. Il ne savait pas ce que cela voulait bien dire mais il était recherché cétait lessentiel. Ils reconnurent un autre habitant de leur quartier, un petit voleur et son escorte 200 pièces dor un beau butin pour commencer. Son repaire était une taverne concurrente de leur coin favori : un peu de grabuge et de mauvaise publicité pour cette enseigne allait sans doute apporter un peu plus de racailles dans ce quartier et dalcooliques dans leur taverne, un bon plan au final. Il ne leur restait plus quà trouver leur chemin dans les méandres du bas fond puis tuer cette fripouille et ramener sa tête à la garnison. En passant ils feraient sûrement un tour par le point de rendez-vous des bandeaux rouges pour voir si lhomme recherché ny traînait pas. Une bonne journée en perspective en tout cas.
Quelques heures plus tard ils étaient tous devant la porte de la taverne nommée « Le Beugleur Debout »
Jacques ordonna à logre de défoncer la porte et à Ilgora de rentrer le premier, le garçon un peu simple crut quil sagissait là dun grand honneur mais en faite cétait plutôt un sacrifice utile à léquipe, un grand honneur en quelque sorte. Une fois la porte défoncée et le jeune paysan entré, aucun cri ne séchappa de la taverne. Le groupe pénétra malgré tout prudemment dans lantre. Lhomme était assis comme à son habitude à la table du fond avec deux de ses hommes, jour de chance pour notre bande normalement ses gardes étaient une bonne dizaine. Aftarn entra le premier en action et lança un couteau qui alla se planter dans la cheminée située à plus de 20 pieds des trois hommes. Un éclair de lucidité lui frappa le crâne : il ne pouvait pas viser sans avoir bu avant. Il se jeta alors derrière le bar pour vider quelques bouteilles. Logre se rua sur le premier des hommes de main et entreprit de lui arracher la tête dune main. Mais pendant ce temps, le deuxième homme et le voleur sortirent leur épée que lun dentre eux enfonça violemment dans la jambe de logre, qui ne réagit même pas bien trop occupé à déguster sa proie. Le pauvre Ilgora qui ne comprenait pas ce qui se passait se lança dans un assaut de furie, levant son épée au-dessus de sa tête, criant des bruits bizarres sûrement sensés le rassurer sur sa force. Mais dans son élan il arracha un luminaire qui lui tomba directement sur la tête, lassommant pour le reste du combat. Cétait au tour de nos deux héros de rentrer en scène Jacques, qui sétait approché sans faire de bruit voulu transpercer notre fripouille qui lesquiva dans un geste plein de grâce. Son arme vint senfoncer au niveau de labdomen de logre qui lui retourna un poing en pleine tête, lui écrasant le nez, la mâchoire et les pommettes. A son tour il était hors-combat. Vladmar sortit son long couteau et réussit à atteindre une cible à son plus grand étonnement. Il sentit son arme traverser des os et aussi quelques organes. Leur cible venait de seffondrer.
Lorsque Jacques reprit ses esprits une douleur énorme le prit au visage mais là nétait pas le pire. Vladmar sapprocha de lui et dit :
- Je crois que lon a un petit problème
- Guoi ? essaya darticuler le guerrier
- On sest trompé
on a tué le mauvais, lui en montrant lun des cadavres à terre- cest le gérant de la taverne, pas le voleur recherché.
- Guoi ? répéta Jacques
- Bien tu te souviens que tu as dis quil avait une petite escorte
Cest que cétait pas lui
on sest trompé, juste une erreur de débutant
- Grrrr tout ga pour gien ??? Il vit Aftarn ivre mort sur le comptoir. Il fait guoi lui ?
- Bien il peut pas viser sans être ivre, répondit Ilgora qui se massait la tête avec une escalope
- Hé bien les gars; on est mal parti : trois cadavres pour rien bientôt on devra se chasser nous même !
Ainsi se termine la première histoire des fabuleux troublions, bientôt je vous conterai lhistoire de leur nom et la suite de leurs aventures. A bientôt mes amis
si vous le voulez bien.