« Ouvre-toi »
Une immense porte en métal se dressait devant moi, elle était là comme dautres alignées rangées dans ce vide tout flottait mais rien ne bougeait. Dautres gens comme moi attendaient là debout devant elles. Personne ne savaient quoi, mais on attendait. Je ne sais pourquoi jétais là, je ne savais pourquoi ces mots étaient sortis de ma bouche, mais une seule chose était sûre cétait à moi de les dire. Javais attendu longtemps devant elle sans rien faire sans rien dire juste là comme ça. Mais pourquoi maintenant javais agit, je ne le savais pas, mon instinct mavait dicté ma conduite. Je nétais que le jouet du destin ?
Je navais aucun souvenir davant, ni aucune envie davenir. Même pas une envie, je ne comprendrais pas pourquoi mais javais le sentiment dêtre sur la bonne voie celle que je suivais depuis le début, que je suivrai toujours encore quelques efforts et je serais prêt. Je continuerai mon chemin sans me retourner sans garder trace du passé. Mais ce chemin me semblait encore long et difficile dautres étapes mattendaient. Sans que je puisse les voir, je les sentais proches et nombreuses, mais comme tous jarriverai. Les portes venaient à peine dêtre entrouvertes mais je nétais pas pressé, jétais juste serein mais si de nombreuses questions se bousculaient dans ma tête. Pourquoi je navais pu choisir ma porte, pourquoi je me sentais heureux et accompli comme je ne lavais jamais été avant, mais peu importe jétais bien, jétais heureux et je navais aucune envie daccélérer les choses. Une lumière blanche et limpide comme je nen avais jamais vu se glissait entre les deux portes. Bientôt jallais entrer dans cette lumière, franchir ces deux portes et ne plu me souvenir de ces moments précieux, alors mon corps sabreuvait de chaque seconde, de chaque instant comme si lui allait rester et que moi jallais partir. Ce nétait pas la première fois que je ressentais cela, mais je narrivais pas me souvenir doù et quand javais senti mon âme partir se séparer de mon corps si encombrant et marquer par une vie longue et remplie mais mes souvenirs étaient si vide seul mon corps semblait se rappeler mon passé. Mais bientôt cest lui qui serait si vide, si seul sans âme coincé devant cette porte à louverture interminable. Peu à peu mon âme se préparait à partir remerciant un corps qui lavait tant servit, protégé mais aussi parfois trahis mais elle ne lui en voulait pas. Elle savait quil avait fait du mieux pour la servir pour la rendre heureuse et épanoui pour la garder au près de lui en lui. Je nétais plus quattaché par les extrémités je pouvais me voir dans les yeux, je le voyais flottant et vide. Il pleurait comme sil savait son destin mes yeux grand ouvert ne reflétaient plus rien seul le désespoir se lisant en eux. Mon âme ne pouvait sempêcher de le rassurer de lui dire merci pour tout et quelle ne loublierait jamais. Mais il savait que cétait faux, que dans quelques instants elle ne me souviendrait même plus de lui, même plus de ses services. Louverture de la porte devait être terminée mais je ne pouvais la voir, mon âme préférait regarder mon corps jusquà la fin, jusquau grand départ jusquau transfert. Lattraction de mon corps faiblissait et celle de la porte grandissait, je ne pouvais plus résister et les derniers liens avec mon corps se rompaient un à un arrachant des gris de douleur à mon corps qui narrêtait pas de pleurer vidant ses deniers atouts pour me retenir pour la retenir. Mais mon âme ny pouvait rien elle devait évoluer grandir et lui devait disparaître mourir pour de bon.
Voilà je méloignais de lui, je navais plus aucune attache à lui et plus aucun souvenir. Il nétait plus rien pour moi alors quil avait tant compté. Mes jambes et mon ventre avaient franchit la porte seul ma tête adressa un dernier salue à mon ancienne chair. La lumière méblouit, et mon âme eue un dernier sursaut criant se débattant ne voulant plus partir. Elle ne voulait pas se laissez faire quelque chose lobligeait à rentrer dans une chose trop petite trop insignifiant, non non je ne voulais pas. Il semblait veine de vouloir résister à son destin pourtant on essaye toujours, on ne peut supporter de ne pouvoir choisir ; Je retrouvais peut à peut ma vision jétais à létroit dans cette nouvelle chose, mais une partie de mon âme semblait ne vouloir rentrer, jallais subir une nouvelle séparation avant, avant de naître.