Merci de me faire part de vos critiques sur ce texte.
Amicalement
Jagoda
Salomé, Thomas et Natacha déambulaient, tout joyeux à Meung sur Loire, en sortant de lécole de musique.
Ils avaient chacun un petit chapeau conique coloré, un masque, des sifflets bruyants, une crécelle et un petit sac de confettis multicolores.
Dans le ciel, quelques alto-cirrus blancs, étalés à la brosse par le peintre sur le bleu du ciel et toujours cette multitude de trainées entrelacées davions à réaction.
Des rapides et brusques coups de vent faisaient frémir les feuilles des peupliers et des trembles.
Les trois enfants chantaient à tue tête.
Ils montèrent dans la voiture avec maman Sarah et continuaient à samuser et à souffler dans les sifflets qui déroulaient leur spirale de papier.
Sarah leur demanda de rester tranquilles pendant quelle conduisait et les enfants se mirent à chanter ensemble comme une petite chorale et, Salomé, assise au milieu simprovisa chef de chur en battant la mesure.
Sitôt arrivés dans la cour, ils se mirent à courir en tous sens, ouvrirent leurs sachets de confettis et sen lancèrent mutuellement de petites poignées. Certains saccrochaient à leurs cheveux ou dans les plis des vêtements, mais la majorité tombaient au sol ou dans lherbe.
Dans le ciel, les jets streams étalaient et effaçaient petit à petit les traces des gaz des avions.
Puis les enfants virent des avions qui se dirigeaient vers le sud-ouest, à des distances variables, mais , au bout de quelques minutes il y eu cinq traînées presque parallèles.
Si les vents en altitude étaient puissants, les bourrasques, au sol étaient bien vives. Elles faisaient voler et tournoyer les confettis multicolores en tous sens et de façon plus ou moins haute.
Certains se comportaient come de petits planeurs et voletaient presque seuls.Quand ils se rapprochaient du mur chaud ensoleillé, ils reprenaient un élan, uen force comme si on leur avait administré uen pichenette et ils senvolaient plus haut, plus vite, plus loin encore.
A force de courir en tous sens, les enfants se fatiguaient et la plus petite, Natacha tomba dans lherbe ( tout-à-fait comme la petite
Laura dans la petite maison dans la prairie). Elle se mit à agiter ses bras et ses jambes comme si elle pédalait en lair !
Salomé et Thomas trouvèrent ces gestes amusants et firent de même.
Tous trois étaient le dos dans lherbe et, ce quils aperçurent les étonna tellement quils se turent.
Iils voyaient , dans le ciel, les cinq lignes des traces des avions et, comme sil sagissait dune portée de musique, des confettis très très hauts envolés, sétaient collés sur ces lignes formant des notes de musique multicolores !
Et, qui plus est, le vent faisait siffler et chanter les branches des arbres, mais, plus haut, lorsquil passait à travers la grande portée musicale, il la faisait vibrer et, selon la position des notes en confettis, les modulations représentaient une musique douce, mélodieuse comme sil sagissait duen harpe gigantesque.
Les jets streams poussaient les confettis dune ligne à lautre de la portée et cela faisait évoluer la musique.
Les trois enfants restaient bouche bée.
Jamais ils navaient vu ni entendu une danse de confettis qui jouaient les équilibristes sur les fils dune portée de musique avec les vents qui les faisaient vibrer en des sons mélodieux comme des chants de sirènes de lespace.
Les rythmes étaient faits par des traces davions qui croisaient la portée.
Un ballet musical coloré dans le ciel.
Les trois enfants, charmés appelèrent leurs parents : venez, venez vite, il y a un ballet musical de confettis dans le ciel et Natacha, dans son langage balbutiant répétait :
« musi-confettis, musi-confettis
».