Merci de me faire part de vos critiques sur ce texte.
Amicalement
Jagoda
- Oh, sil te plait, Papi, invente moi une histoire
- Daccord, mais comme cela, tout de go ce nest pas aisé
- mais si, elles sont si bien
- merci, mais est-ce que tu as au moins une idée, une envie ?
- non, elles sont toutes si bien, celle du petit Pierrot qui grimpe sur la lumière des spots, au théâtre, celle de Pulcinella qui, elle, saccroche seulement sur la «poursuite» au théâtre, ou encore celle du petit lisseur du lac ou bien celle de lhippopotame et de la mouche ou bien
- tu es certain, Tom, quelles sont bien de moi, ces histoires ?
- oh ! jen suis certain, elles sont tellement extra-ordinaires, curieuses, poétiques, jolies, agréables à entendre, suffisamment attrayantes pour que, dès les premiers mots, on attende vite la suite et lon a besoin de rester attentif jusquà la fin !
- mais dis-moi, pourquoi fais-tu tant de compliments ?
- oh, sil te plait, invente-moi une histoire !
- toi, tu te prends pour le « petit prince » !
tu vois, Tom, la feuille est blanche mais je peux la noircir comme cela « mlqsdkfjlkjfqmsdjfl »
- oh non ! une VRAIE histoire
- Bon. Il était une fois deux enfants dans une capsule spatiale en route vers la planète MARS.
- Papi, pourquoi des enfants ? Dhabitude ce sont des adultes, des techniciens, des ingénieurs comme Jamie !
- Oui, mais le propulseur de la capsule était puissant mais lent et le voyage durait trois ans et demi !
Alors, ils ont préféré, pour la première fois dans lhistoire des vols spatiaux habités, envoyer des enfants de dix à douze ans qui seraient des ados à leur arrivée. Et puis, après des études longues avec séjours sur des radeaux ou des bateaux ou dans des cavernes, ils se sont aperçus quaprès plus de six mois ensemble les adultes avaient dimportants troubles du caractère et du comportement, quils se bagarraient doù le choix denfants.
Les études des années 2000 ont montré que les enfants pouvaient rester DOUZE heures devant la télévision puis ensuite des heures avec des jeux vidéos. Doù lidée de les envoyer devant des écrans pendant plusieurs années !...le temps dun voyage spatial.
- NON, arrête, pas cela, cest trop triste !
- Comment trop triste, il ne sest encore rien passé !
- Mais si, ce nest pas une histoire, cest la vérité que tu racontes. A lécole, des enfants disent vraiment que, dès quils sont rentrés à la maison, ils restent devant la TV ou avec des jeux vidéos.
- Et alors, quen penses-tu ?
- Eh bien cela donne un frisson de mort !
- Oh, te voilà bien sérieux, Tom.
- Mais cest vrai. Lorsque je fais mes devoirs, que je mexerce à la musique, que japprends des choses nouvelles, jai limpression de VIVRE chaque minute, chaque instant. Mais quand je suis resté devant la TV avec une série de bagarres, de coups de feux, cest vrai, jai regardé, jai été attiré
mais ensuite jai une impression de VIDE, comme si on mavait VOLÉ mon temps, ma vie. Jai limpression davoir PERDU à jamais cette heure passée.
Bien sûr, cela me donne envie de vivre, de croquer boulimiquement les heures suivantes, de tout écouter, de tout apprendre, de faire des jeux, du dessin, de la peinture, de faire une expérience de physique, de chimie
..
- dis donc, Tom, je te trouve bien philosophe pour une petit garçon de sept ans ! Et tu emploies des mots savants, rares, tu réfléchis souvent comme cela ?
- tu sais, Papi, des fois, quand je suis face à la TV, sur le canapé, avec la petite couverture sur moi, la tête un peu penchée, le pouce dans la bouche, je ne somnole pas toujours, JE PENSE.
- Cela minquiète parce que tout ce que tu viens de dire est si profond, si intense que je ne me sens pas capable dinventer une histoire de ce niveau de réflexion !
- Mais Papi, ce que jattends de tes histoires cest un peu de folie, de féérie, des choses auxquelles on na jamais pensé
- Donne-moi un exemple Tom.
- Tu sais comme lhistoire des enfants dans le Combi, au milieu de lorage et qui avaient enfermé une portion darc-en-ciel dans un cartable
- Mais ce nest presque pas une «histoire» mais cest du vrai. Il sagissait de continuer ce que nous venions de vivre. Un énorme orage dété en limite de forêt, suivi dun merveilleux et lumineux arc-en-ciel qui suivait et le fait den capturer une partie faisait partie des souhaits, des envies que cela entraînait
- Ou alors Papi, lhistoire des nains des Bindets.
- Tu as une sacrée mémoire car cela fait au moins 4 ans que je lavais débutée : Cétait encore en forêt, dans une zone que javais trouvée bizarre. En effet, au milieu de cette forêt de chênes, près du lac des biches, se trouve une vaste dépression du terrain, arrondie, de 400 mètres de diamètre environ, isolée, avec de la bruyère, des ajoncs et un petit taillis. Cette zone mévoquait la possibilité, malgré sa petite taille, dune chute de météorite. Rien, aucun travail humain naurait pu faire, en ce lieu, une telle dépression de 5 à 10 mètres de profondeur. Et, un jour de septembre, javais été attiré par un bruit insolite, particulier, inhabituel dans ce lieu calme. De suite, jai pensé à des personnages extra-terrestres qui se seraient réunis dans cette agora.
Et quelle ne fut pas ma surprise de voir une très importante colonie de grues qui sy était rassemblées comme une étape dans leur longue et impressionnante migration terrestre. Et elles communiquaient entre elles pour se donner des indications sur leur grand périple.
Comme jaurais voulu savoir parler le langage grue !
Le soleil se couchait, mais cela narrêtait pas leur assourdissant bavardage.
Cela contrastait avec le silence qui sinstaurait le soir dans cette zone. Dès le coucher du soleil, les oiseaux habituels se taisaient et un grand silence étendait ses ailes sur cette forêt.
La lune apparu avec une petite brume et sa lumière qui passait en faisceaux entre les nuages me fit penser quune colonie de petits nains des Bindets se mettaient à grimper le long de ces faisceaux de lumière lunaire et leur silhouette se détachait sur le ciel qui devenait sombre de part et dautre des colonnes de lumière.
Mais les nuages voguaient dans lespace et éteignaient certaines colonnes de lumière. Cela entraînait brusquement la chute des petits nains des Bindets qui sétaient mis à lassaut de ces colonnes lunaires.
Cétait un mélange de situation réelle, calme, douce, apaisante et dirréel fantastique
.mais si proche de la réalité !
Ni vrai, ni rêve mais un entrelacement détat réalistico-onirique dans lequel on se sent bien
Une dose de bonheur, de bonheur.