Avis au lecteur ou à la lectrice :
Lhistoire que je vais vous conter vous distraira peut-être, et je lai teintée de rose dans ce but, mais elle pourra aussi rendre service à certains dentre vous et si cela se produisait, faites-le moi savoir par e-mail, jen serais heureux. Par contre, si je vous ennuie, sautez un paragraphe, une page ou abandonnez la lecture, je ne men vexerais pas.
Cétait pendant nos vacances annuelles que nous passions
sur lîle de Ré : la deuxième quinzaine daoût nous y louions une maison, toujours la même chaque année, avec vue sur la mer. Je dis « nous » parce que, au moment des faits, je vivais depuis trois ans avec une jeune et jolie femme, Béatrice. Nous étions assis à la terrasse dun café, tout au bout de lîle. Cétait un samedi soir et il y avait beaucoup de monde car des forains avaient installé leurs manèges non loin de là et un feu dartifice devait être tiré sur la plage. Nous navions pas grand-chose à nous dire et sirotions lentement une boisson fraîche, en regardant le phare balayer rythmiquement le ciel, spectacle dont nous ne nous lassions pas.
Un jeune couple sinstalla à la table voisine en se disputant, nous sembla-t-il. Le garçon était en short et jouait nerveusement avec ses clés de voiture, sa compagne, aussi blonde que Béatrice était brune, portait une robe rose qui couvrait une petite partie seulement de son corps bronzé. Après avoir passé commande, ils reprirent leur vive discussion.
Elle :
Je commence à en avoir assez, tu nes daccord avec aucun
de mes désirs...
Lui, linterrompant :
Parlons-en de tes désirs, cela fait combien de temps que..
Elle, linterrompant à son tour :
Bien sûr cest de ma faute, mais les fesses des
dames en vacances attirent plus ton regard que les miennes.
Nous écoutions malgré nous cet échange acerbe entre les deux jeunes gens, quand je vis sur le poignet du jeune homme un tatouage que je connaissais bien : « Jean-Paul ! » En entendant son nom, il se retourna et stupéfait :
Marc ! Que fais-tu là ?
Le hasard des vacances, le monde est bien petit !
Je vois que tu nes pas seul, venez donc à notre table. Betty, cest Marc, un vieux copain qui était comme moi moniteur de colo.
Bonsoir Betty, vous êtes très jolie.
Ta compagne mérite le même compliment.
Merci, moi cest Béatrice et je partage lavis de Marc ; puis-je vous embrasser, Betty?
Cet échange damabilités avait détendu latmosphère. Jen profitai pour poser le problème :
Apparemment vous vous disputiez, cest dommage car vous formez un joli couple.
Cest une mauvaise période, Betty veut voir le feu dartifice
et toi tu préfères aller regarder tourner les manèges : si javais voulu aller à la fête foraine tu aurais sûrement décidé daller admirer les fusées multicolores, fit Betty, amère, et cest toujours comme cela !
Ne recommencez pas, de grâce, cest normal quau bout dun certain temps de vie commune une sorte de lassitude sinstalle entre vous. Vous vous aimez bien mais vous savez ce que lautre va faire ou même penser. Vos corps, pour des raisons similaires, ont moins dattraits : toi, Jean-Paul tu nas plus lidée de caresser ses fesses quand elle fait la cuisine, et toi, Betty, tu ne penses pas à oublier ta main au haut de sa cuisse.
Tous les quatre sourirent et Béatrice enchaîna :
Tu as parlé de cuisine et cela tombe bien. Quand on mange tous les jours la même cuisine, on sen lasse même si elle est très bonne. Alors, on va un jour chez des amis ou au restaurant, cela change et lon apprécie la différence : mais quand on retrouve ses tomates farcies « comme les faisait ma grand-mère », on les apprécie mieux.
Jean-Paul, intéressé :
Si je comprends bien ta recette, Béatrice, en ayant des relations, y compris sexuelles, avec une autre femme pour moi ou un autre homme pour Betty, ça marcherait mieux entre nous ?
Tu prônes ladultère, sexclama Betty, donc le mensonge.
Voilà, tu associes adultère et tromperie, et je suis pleinement daccord avec toi, mais sil ny avait quun échange, accepté par les deux membres du couple ?
Béa a toujours de bonnes idées qui paraissent farfelues au premier abord, dis-je, on pourrait peut-être faire un essai, pour voir
Mais en attendant, le feu dartifice va commencer : je propose dy accompagner Betty, et Jean-Paul et Béatrice iront faire plus ample connaissance sur les manèges ou au bal. Il se peut fort quentre Betty et moi ou entre Béa et Jean Paul le courant ne passe pas : alors lexpérience sarrêtera là. Si vous êtes tous daccord -je dis tous- alors allons-y et rendez-vous ici même, vers onze heures et demie ?
Je me penchai et glissai à Béa tout en lembrassant :
Séduis-le, mais pas de baise !
Et comme personne ne disait mot, je me levai et Betty me suivit.
Je pris le bras de la blonde pour la guider sur le chemin de sable qui serpentait entre les tamaris qui menait à la digue et je sentais sur le dos de ma main la chaleur de son sein. Mais au lieu de suivre les gens qui descendaient sur la plage, jemmenais Betty le long du mur de pierres censé protéger les dunes des fortes marées.
Est-ce prudent de suivre un inconnu dans lobscurité ? Nallez-vous pas en profiter ?
Jai passé mon bras sur ses épaules pour lui répondre :
Bien sûr ! mais moi, je me demande pourquoi votre présence et le contact de votre corps mémeuvent autant.
Cela la fit rire, je marrêtai, la fit se tourner vers moi et posai ma bouche sur la sienne qui ne se refusa pas.
Nous commençons à faire ce que vous naimez pas, vous trompez et Jean-Paul et votre compagne.
Non, nous ne les trompons pas, parce que nous leur dirons et que vraisemblablement, en ce moment, ils font la même chose que nous.
Nous leur dirons ! et eux aussi ils nous le diront ! sexclama Betty, abasourdie.
Les premières fusées éclatèrent au-dessus de nos têtes et illuminèrent le coin : je fis remarquer à Betty le bloc détaché du mur qui faisait un excellent piédestal et laidai à grimper dessus.
Chic ! Je vois toute la plage comme dune loge
tiens ! Ils viennent de mettre à feu le premier soleil ! Aie ! jai failli perdre léquilibre ! Marc, vous êtes là ? Tenez-moi bien !
Je ny manquais pas, javais mon visage au niveau de sa cuisse gauche et la brise de mer faisait danser le bas de sa robe contre mes lèvres. Javais posé ma main gauche au-dessus de son genou et lautre enfermait son mollet. Bien sûr je ne voyais pas les lunes et les soleils qui tournaient sur la plage, seulement les gerbes détoiles des fusées éclatant dans le ciel. Ma main droite remonta jusquau creux derrière le genou - cétait doux et chaud- puis lentement continua le long de la cuisse, atteignit la fesse nue quelle caressa doucement jusquau cordon du string qui entourait sa taille.
Là-haut, Betty sétait arrêtée de commenter le spectacle ; je la sentis frémir quand mes lèvres touchèrent sa cuisse pendant que mes deux mains effleuraient et pressaient tour à tour les cuisses et les fesses satinées dans un lent mouvement de va et vient ne laissant pas un pouce de chair inexplorée. Elle se retourna légèrement et je pus glisser mes doigts entre le triangle de tissu et son bas-ventre humide et chaud. Je sentis sa main dans mes cheveux, contre ma joue
mais je pensais que le jeu avait assez duré.
Allons ! descends, Betty !
Elle se serra contre moi et membrassa avec passion.
Nous avons pris plaisir aux caresses et aux baisers,
peut-être quil y aura une suite et je la souhaite, mais cela ne dépend plus de moi, dis-je en lentraînant vers notre lieu de rendez-vous.
Nous étions partis au bouquet final, mais en arrivant, nous
les aperçûmes déjà assis à la terrasse presque déserte, bavardant et riant. Je sentis Betty se raidir.
Surtout, ne sois pas jalouse, pense à mes mains en balade le long de tes cuisses et pelotant tes fesses.
Nous prîmes place à leur table et en attendant les consommations :
Jai limpression que cette première prise de contact entre vous deux a été bonne, quant à nous, quen penses-tu, Betty ?
Excellente, quoique un peu courte.
Ce nétait quun apéro, juste pour voir, fit Béatrice. Il me semble quon pourrait les inviter demain, quen dis tu, Marc ?
Jean-Paul, lair gêné, intervint :
Marc, il faut que je te dise quelque chose.
Je le regardai ; il se sentait coupable et je linterrompis, en souriant.
Pour linstant, nous navons rien à dire, ni moi, ni Betty ou Béatrice, ni toi. Ce soir, nous avons croisé nos couples avec un plaisir partagé mais avec une sorte dinsatisfaction due à la brièveté de nos rapports, alors acceptez-vous de venir demain pour prolonger lexpérience ?
Après lapéro, ce sera le grand festin, sexclama Betty en secouant sa crinière blonde.
Cela fit rire tout le monde et Béatrice se leva pour aller lembrasser :
Tu as tout compris, ma chérie
ou presque.
Eh ! oui, fis-je car il y a une condition à ces retrouvailles, une condition qui nous concerne tous les quatre. Ce soir, nous devrons raconter notre double escapade à notre compagne ou compagnon, sans omettre aucun détail, sans rien cacher des sentiments et des désirs qui nous ont agités, mais aussi sans culpabilité, nest-ce pas, Jean-Paul ? et jespère que nos couples en sortiront paradoxalement plus unis. Si jamais, Betty et Jean-Paul, cela devait vous éloigner encore plus lun de lautre, alors ne venez pas. Dans le cas contraire, si vous trouviez les stores baissés et le foulard blanc que Béa porte ce soir à la poignée de la porte, repartez car cela aura cloché entre nous :cest aussi notre première expérience.
Pratique, Béatrice ajouta ;
Voici un plan de notre lieu de séjour, notre maison
est la dernière près de la plage, jai mis une croix pour la repérer, mais ne vous pointez pas avant dix heures
!
Béa sortit de la salle deau, toute fraîche,
vêtue dune nuisette très courte et transparente.
Cest toi qui commences !
Bien, fis-je, monte sur cette chaise car je vais aussi mimer.
Et je jouais sur son corps avec mes mains tout en racontant ma soirée. Quand jeus terminé, elle sauta de la chaise et se pendit à mon cou ce, qui me permit de risquer dautres caresses dont Betty navait pas bénéficié.
Pauvre Betty, mais comme je la comprends ! A mon tour. Ton ami avait lair un peu coincé, alors jai glissé mon bras sous le sien et me suis collée contre lui. Il a souri en disant que jétais une drôle de petite fille- petite fille, tu parles- et sest décidé à passer son bras sur mes épaules, ce qui me permit de placer le mien autour de sa taille. Cela a dû lencourager car il sest penché et ma donné un petit bec qui est tombé au coin de mes lèvres. Jétais aussi ému que lui sans doute, comme à un premier rendez-vous.
Je profitais du rappel de leur émotion commune pour lembrasser et lallonger sur le lit.
Mais je nai pas fini ! Nous avons louvoyé entre les manèges, toujours enlacés comme des amoureux, pour nous trouver devant le parquet où quelques couples évoluaient. Nous sommes entrés et avons « guinché » car ce nétait que du musette. Jean-Paul en a profité pour me serrer contre lui. Il nétait plus timide et me caressait le dos à travers mon polo ; cétait très agréable et ce le fut encore plus pendant le slow. Javais les bras autour de son cou, ma joue contre la sienne et il avait glissé ses mains sous mon vêtement. Je commençais à être toute fondante, mais jeus cependant le courage de lui faire remarquer que ce nétait pas correct de me déshabiller en public
Sous-entendu que ce serait nettement plus convenable, dans un coin plus tranquille.
Marc chéri, serais-tu jaloux ? Continue à me caresser, ça maide. Bon, nous sortîmes et allâmes nous réfugier sous les arbres dans lobscurité. Tu peux éteindre, Marc mais noblige pas mes cuisses à faire le grand écart
aïe ! tu me fais mal. Sois patient, jai presque terminé. Jétais adossée à lui, prisonnière - ou blottie, si tu préfères il avait remonté mon polo, et ses mains, - quelles étaient douces !- soccupaient de mes seins. Les miennes croisées dans le dos étaient juste au niveau de son sexe que je sentais durcir alors, je lai caressé à travers son short. Avec toi cest plus facile, tu es tout nu
quoi ? tu ne peux plus attendre ? moi non plus, viens, viens vite !
Quand je me réveillai, le soleil était déjà haut dans le ciel et promenait un bout de rayon sur les fesses de Béa. Dans mon demi-sommeil je me dis que ça devrait la chatouiller, ça me fit rire et, me dégageant de la jambe qui barrait les miennes lune de ses vieilles habitudes- je massis au bord du lit et regardai ma montre.
Réveille-toi, ma chérie, nous allons avoir peut-être de la visite, mécriai-je en prenant conscience de lheure, et je la secouai sans ménagement. Elle émergea enfin, et se frotta les yeux.
Je vois sapprocher un grand jeune homme qui a passé la nuit à rêver de tes seins !
Marc, tu es infatigable !
Mais il ne sagit pas de moi, mais de Jean-Paul, ma doublure, que tu as tant excité hier soir, et qui voudrait bien conclure aujourdhui.
Jean-Paul ! jespère quil a bien dormi après avoir honoré sa blonde, et quil est en pleine forme. Mais, jy pense, si tu es si agité, cest que tu es impatient de les retrouver.
Qui ?
Mais
les fesses à Betty.
Jalouse ? Et je me penchai pour promener mes doigts sur le ventre chaud.
Disons, un petit pincement en timaginant penché sur elle comme tu les en ce moment sur moi et lamenant au plaisir par les mêmes moyens.
Betty est autre et nécessairement toute notre relation sera autre. As-tu oublié ton speech sur la variation des mets pour retrouver lappétit ? Moi aussi, tu sais, cela me fera quelque chose de te voir dans les bras de Jean-Paul.
Mais peut-être ne viendront-ils pas ?
Jallai à la fenêtre.
Les voici, justement ; réjouis-toi, notre « expérience » a déjà
un résultat positif. Va vite enfiler quelque chose, je saute dans mon pantalon et vais les accueillir.
Vous avez trouvé facilement ?
Oh ! oui, fit Betty en quittant ses lunettes de soleil, mais nous craignions seulement que les stores soient baissés.
Je serrai la main de Jean-Paul et embrassai Betty au coin des lèvres.
Merci pour ton mini- short en jean qui seffiloche sur
A ce moment Béa fit son entrée, pieds nus et les seins à lair, avec juste une jupette pour prouver quelle sétait habillée en lhonneur de nos invités. Elle alla à Jean-Paul qui lembrassa chastement sur la joue, mais elle prit sa main quelle posa sur son sein.
Alors, tu ne les aimes plus ?
Je dis alors à mon ami rouge et pétrifié.
Ne tétonnes pas cest son côté spontané.
Ma brune embrassait Betty maintenant.
Quest-ce que tu es habillée, toi, par cette chaleur ! Mets-toi à ton aise.
Et elle commença à déboutonner le corsage de la blonde.
Allons, Marc, viens maider.
Je me hâtai dobtempérer.
A la maison, Béa se promène toujours à moitié nue, et pour lui faire honneur, toi, ma jolie Betty, tu vas limiter.
Le corsage avait volé sur un siège et maintenant je retirai le soutien-gorge qui dévoila ses seins
Première partie du programme la plage : bains de soleil pour nous et baignade pour tous, énonça Béatrice qui entraîna Betty dans la chambre pour mettre leur maillot. Jean-Paul et moi avions déjà le nôtre et nous eûmes vite fait de quitter short et pantalon.
Nos baigneuses parurent et nous sifflâmes dadmiration car elles étaient toutes les deux très belles, Béa élancée et bronzée sombre, Betty plus potelée avec ses cheveux dorés en chignon.
Si vous enleviez vos lunettes vous seriez toutes nues ! sexclama Jean-Paul.
Leur maillot ne comportait en effet que trois minuscules triangles de tissu turquoise pour Béatrice, dans les orangés pour Betty.
Nous voici marchant sur la plage vers notre coin habituel et jentendis Béatrice dire à Betty :
Cest plein de rochers, il y a peu de gens qui y viennent sauf quand les pêcheurs de crevettes et de crabes remontent avec la marée. Mais nous serons tranquille, jai regardé le calendrier: en ce moment, la mer est haute !
Les filles nous distancèrent facilement : elles navaient que leur maillot à porter ! Nous, par contre, étions chargés comme des baudets, avec des sacs remplis de serviettes, brumisateurs et tubes de crème à bronzer, pour ne pas parler des nattes pour le confort de ces demoiselles que nous portions sous le bras. Cela nous permit de bavarder un peu :
Dis-moi franchement, Jean-Paul, quest-ce que cela te fera quand je caresserai et ferai lamour avec Betty devant toi?
Je pourrai te répondre le même petit déplaisir que tu ressentiras quand ta brune sabandonnera à mon désir. Si tu posais la question à nos compagnes, je pense quelles auraient une réponse similaire.
Nous avons parlé de cela avec Béa ce matin et tu as raison.
Tu te rappelles, Marc, cette monitrice plantureuse que nous avions invitée sous notre tente ?
Macha ?
Oui, cest ainsi quelle sappelait. Nous lavions déshabillée à nous deux
Puis nous lavons caressée à quatre mains, tandis que ses deux mains à elle sétaient glissées dans nos pantalons de pyjama et nous maintenaient fermement.
Les deux garçons sarrêtèrent, pliés de rire.
Ah ! Marc, quel souvenir ! Nous lavons prise chacun à notre tour et je crois me rappeler que cest toi qui as dégainé le premier.
Elle poussait de tels cris quil a fallu la bâillonner de nos mains sinon elle aurait réveillé tout le camp.
Oui, fit Jean-Paul, songeur, mais elle nétait pas la petite amie de lun dentre nous.
As-tu fini de te culpabiliser ? Nous sommes tous daccord toi, moi et les filles. Nous ne trompons personne. Il ne sagit pas dun double adultère mais dun partage. Cest presque une pièce classique que nous allons nous jouer : unité daction, chacun baise lami ou lamie de lautre, unité de lieu une maison de vacances, unité de temps un dimanche
et le rideau tombe.
Tu es peut-être dans le vrai, Marc. Par exemple, le prélude dhier soir a été très profitable à notre couple : le corps de Betty tout chaud de tes caresses ma paru plein dattraits et je ne te raconte pas les soins quelle ma prodigués pour achever ce que Béatrice avait mis en route.
Alors, plaisir sans nuage pour tous les quatre : passe-moi la
crème de Betty et voici de quoi enduire Béatrice.
Les filles sallongèrent à plat ventre sur les nattes et quand je magenouillai près de Betty en brandissant son tube de crème « anti-coup de soleil », elle ne sétonna pas et me fit un clin dil complice.
Je fis sortir un cordon blanchâtre que je déposai sur le dos ambré, et mes mains sactivèrent, glissant, pressant ou effleurant. Elle commencèrent par la nuque où frisottaient quelques cheveux rebelles échappés du chignon, puis ce fut le tour des épaules rondes à la taille exacte de leurs paumes. Elles firent ensuite une pause sous les aisselles et mes doigts pianotèrent un peu sur la partie débordante des seins de la belle qui se trémoussa en arguant que je la chatouillais. Elles dévalèrent le dos jusquà la taille doù sévasait lamphore du bassin.
Sans plus attendre, elles partirent alors à lescalade des fesses rondes que je pus enfin admirer. Je repoussai le maillot minuscule et déposai sur chacune delles un petit baiser. Betty se mit à rire et dit :
Jaime ça !
Je changeai de place et massai les jambes, avec plus de rudesse, des talons aux cuisses où le mouvement de mes mains ralentit et sadoucit avant un repos bien gagné tout contre son sexe
De son côté, Jean-Paul en avait pratiquement terminé avec le verso de Béatrice qui semblait ronronner de plaisir.
Allons, mes demoiselles, tournez-vous, que lon finisse notre travail !
Ma brune posa deux doigts sur ses lèvres et menvoya un baiser. Je repris ma place tout contre Betty qui leva un bras et caressa ma joue avant de rajuster ses lunettes noires.
Elle avait de jolis seins en pommes avec des aréoles brunes. Pour leur rendre lhommage quils méritaient, je leur accordai, à eux aussi, deux longs baisers qui eurent pour effet de durcir les pointes roses que ma langue titillait.
Sans mattarder sur le ventre élastique, je descendis plus bas, encore plus bas, et glissai mes doigts sous le cordon du maillot. Dun lent mouvement circulaire et continu, je massai le pubis velu de la blonde que jentendis respirer plus fort et qui tendit le bras pour aussi caresser mon slip au même rythme.
Mes mains grandes ouvertes remontèrent ensuite le long des cuisses légèrement écartées et mes pouces effleurèrent sous le tissu les lèvres humides et gonflées. Notre désir commun était manifeste mais ne pouvait se satisfaire maintenant, sur cette plage.
Alors, je hélai Jean-Paul qui tartinait encore et encore les seins de Béa et nous allâmes plonger dans la première vague. Leau fraîche calma un peu nos ardeurs, nous courûmes dans le ressac en nous éclaboussant comme des enfants, nous nageâmes vers le large et revinrent en faisant la course. Après une heure environ de ces jeux aquatiques, soufflant, dégoulinant, nous revînmes vers les filles : elles avaient leur sac à lépaule, une serviette à la main.
Betty sapprocha de moi, et avec un grand sourire :
Tu as lair dun pauvre chien mouillé, je vais tessuyer.
A côté, Béatrice rendait le même service à Jean-Paul. Cétait bien
agréable de se faire ainsi pouponner, bien excitant aussi et nous essayâmes quelques caresses. Les demoiselles sarrêtèrent et Béatrice déclara :
Non, non, vous avez eu votre part. Si vous persistez, on vous laisse et on rentre à la maison. Maintenant, continuer sera pour nous un plaisir, à la seule condition que vous mettiez vos mains derrière le dos.
Et vous les gardez ainsi, quoique il arrive, dit à son tour Betty, la mine sévère, cest promis ?
Nous nous sommes regardés, Jean-Paul et moi, un peu ahuris, mais impressionnés par tant dautorité et jurâmes dune seule voix.
Les demoiselles saccroupirent pour essuyer nos jambes, nos cuisses
et cela devint encore plus agréable, dautant quelles décidèrent déponger nos maillots, tout en jacassant comme des pies :
Non seulement ils sont trempés, mais encore pleins de sable.
Comment le sais-tu ?
Ben, en glissant un doigt dans léchancrure du slip.
Nous subissions, stoïques, cette exploration mais les coquines nen avaient pas fini avec nous.
- Quest-ce quil peut transporter de dur à cet endroit, celui-là, passe ta main.
Ah ! oui, le mien cest pareil, ça fait une bosse, tiens, touche !
Et tour à tour, elles nous palpaient en riant.
Béatrice reprit le commandement, et après avoir parlé à loreille de sa comparse, sadressa à nous :
Vous garderez vos mains derrière le dos comme promis et vous allez tenir fermement les coins de la serviette.
Prestement, chacune en fit une jupe autour de notre taille avec les deux extrémités dans nos mains et, avant que lon réalise ce qui se passait, elles sagenouillèrent, glissèrent les mains sous les serviettes et descendirent nos slips sur nos pieds.
Ne lâchez pas votre cache-misère, se moqua Betty, et allez prendre nos places toutes chaudes sur les tapis.
Nous allons passer à leau douce vos maillots salés et sableux et, si vous patientez, nous vous apporterons ce quil faut pour éviter le scandale, ajouta Béa.
Là-dessus, les deux diablesses séloignèrent en riant comme des folles.
Cest la réponse des bergères aux bergers, soupira Jean-Paul en fixant la serviette à sa taille pour libérer ses mains.
Cache-misère, cache-misère, attends un peu ! maugréai-je en
limitant.
Nous décidâmes de reprendre linitiative et dabord de ne pas attendre le bon vouloir de nos compagnes. Simplement vêtus de nos kilts multicolores - mais on dit que les Ecossais ne portent également rien dessous - nous passâmes par les dunes moins fréquentées que la plage, et malgré le sable brûlant et les chardons bleus aux feuilles acérées, nous atteignîmes enfin la maison.
Chut ! fis-je, et attention à la deuxième marche qui grince terriblement.
Nous déposâmes les nattes dans la véranda et nous nous glissâmes comme des Sioux dans la salle de séjour : personne. La porte de la salle deau était ouverte mais des éclats de voix et des rires nous parvenaient de la chambre close.
Elle shabillent, enfin, tu verras, si Béa est aux commandes ce sera très léger.
Pas question de prendre une douche qui aurait alerté les filles; nous nous contentâmes denfiler deux flottants que je trouvais dans le placard de la salle deau.
Nous déplaçant sur la pointe des pieds, nous sommes allés nous servir un pastis à la cuisine et revînmes nous installer dans le séjour pour nous concerter quant à la conduite à tenir. Mais avant de masseoir je posai un disque sur la platine de lélectrophone en poussant le son au maximum.
Le résultat ne se fit pas attendre. La porte de la chambre souvrit brusquement et les deux belles parurent et quand je dis « belles » je nexagère pas. Pieds nus, mais les cheveux bien peignés et le visage un peu maquillé, nos sauvageonnes étaient adorables. Elles étaient presque aussi légèrement vêtues que nous, mais je devrais dire « dévêtues » : une jupette ultra- courte et légèrement transparente, rouge pour Betty, bleue pour Béatrice avec un long foulard - ma brune en possède un plein tiroir passé autour du cou et quelles avaient croisé sur leurs seins et dont les extrémités étaient glissées sous la ceinture de la jupe.
Jean-Paul me souffla à loreille :
Jai limpression quelles nont rien mis sous les jupes.
Très juste, cest lhabitude de Béa au retour de la plage, et cela nous procure parfois des siestes bien agitées.
Moi, je crains de ne pas pouvoir seulement attendre le repas !
Les demoiselles ouvrirent de grands yeux en nous voyant là, souriants, devant notre apéro et Béatrice alla réduire le volume de la musique.
Nous nous sommes levés pour nous incliner devant elles et leur avons expliqué :
Avant de danser en couple comme à nimporte quel apéritif dansant, nous allons faire une ronde. Alternons filles et garçons et formons un cercle.
Les pieds doivent être assez écartés pour que ceux des filles touchent ceux des garçons.
Tu parles dun jeu ! flûta Betty
Voila, très bien ! Les filles mettent les bras sur nos épaules et nous les garçons nous vous prenons par la taille.
Demoiselles, quand je dirai « droite ! » ou « gauche ! » vous
tournerez la tête vers la droite ou vers la gauche, pour nous ce sera le contraire. Essayons : droite !
Dociles, elles tournèrent leur visage à droite tandis que nous nous faisions la même chose en sens inverse. Résultat : la bouche de Béa qui était à ma gauche se trouva près de la mienne et je lui donnai un petit baiser.
Gauche !
Cette fois-ci, je pris les lèvres de Betty, placée à ma droite pendant que Jean-Paul trouvait celles de ma brune. Cette ronde des baisers excita de plus en plus nos belles, surtout quand nos mains glissèrent sous les jupettes pour semparer de la fesse voisine la plus proche. Sur un dernier « gauche ! » nous avons arrêté le jeu pour attirer notre partenaire tout contre nous.
Pour ma part, jai recommencé avec Betty les attouchements de la plage, mais sans crème cette fois-ci, et elle en comprit vite le but, se lova contre moi et levant son museau, elle me tendit ses lèvres. Jai retiré lécharpe que jai mise autour de mon cou et elle a pressé sa poitrine nue contre la mienne. En passant près lautre couple je touchai lépaule de Béatrice et lui soufflai dans loreille que je lui laissais notre chambre.
Je caressais le dos de ma danseuse, fourrageait dans sa crinière blonde, embrassait son front, ses joues, sa bouche son cou et elle, en retour, me mordillait les oreilles. Mes mains descendirent alors jusquà la minijupe quelle retroussèrent pour semparer chacune dune fesse quelles se mirent à pétrir, à presser. Nos cuisses nues et croisées étaient brûlantes et nous ne pouvions plus ignorer le désir de lautre.
Jean-Paul et Béatrice avaient disparu.
Alors je me baissai, soulevai le corps de Betty, et lemmenai dans la chambre damis où je létendis sur le lit. Brutalement, jai écarté ses cuisses, et jai caressé son sexe liquide en un lent mouvement de va-et-vient, glissant mes doigts entre les lèvres charnues qui souvraient comme pour appeler. Elle me repoussa soudain. Comme elle lavait fait avec le maillot de bains, sur la plage, elle me débarrassa de mon flottant et sa petite main se referma sur moi.
Je vais te baiser, petite fille, grondais-je.
Elle maccueillit en elle, menserra dans ses jambes repliées sur mon dos et tout son corps se tendit comme un arc.
Je ne vais pas mettre des mots, qui seraient toujours les mêmes, sur les assauts renouvelés de nos corps en fête, avec des temps de tendresse et de caresses pour faire renaître le désir : nous en avons reparlé depuis avec Béatrice et je sais que dans la pièce voisine leurs jeux étaient aussi sauvages.
Et puis ce fut le moment des adieux, banal et sans tristesse, au pied de lescalier en bois dont la deuxième marche grinçait toujours à notre passage. Quand ils eurent disparu du côté du parking, Béatrice mentraîna dans le salon et relança le disque immobile sur lélectrophone encore allumé. Elle avait enfilé un tee-shirt, mais avait gardé la jupette bleue : je la pris dans mes bras. Elle était plus mince et plus grande que Betty, et je rejouais sur son corps de liane les mêmes arpèges qui avaient charmé la blonde. Elle dégrafa la jupe et je mis un genou au sol pour embrasser son ventre chaud. Puis je me suis redressé, les mains remontant contre ses flancs jusquaux aisselles Elle leva les bras pour maider : je fis passer le tee-shirt par-dessus sa tête et lallongeai sur la banquette, souriante et nue comme Eve au Paradis terrestre.
Voila, jai terminé et jentends ma brune qui lisait par-dessus mon épaule :
Tu crois vraiment intéresser quelquun avec cette vieille histoire ?
Pourquoi pas ?
On ne sait même pas si cela a été bénéfique à Betty et Jean-Paul.
Qui sait ? Mais nous, nous nous aimons encore, non ? Allons ! viens sur mes genoux et embrasse-moi.