Amoureux pour toujours
J'en ai assez des pleurs du chagrin qui me hante.
Mes tourments sont immortels et mon cur se fracture au fil de la solitude.
Les épines des roses me transpercent dans un silence qui m'est que trop familier.
La Terre ne cessera pas de tourner pour moi : je ne suis qu'un pion dans cet univers.
Je contemple les cavaliers au-delà des ombres et espère retrouver les rayons du soleil d'antan.
Ma famine d'amour me torture les lèvres à chaque souffle du vent - souffle qui m'apporte ton parfum à chaque matin.
Où es-tu ? Où est ton corps de gitane ?
Tes yeux s'embrouillent dans mon esprit : j'ai peur de t'oublier.
Je peux presque entendre les battements de ton cur par-delà les océans.
C'est un doux ronronnement, une musique envoûtante qui me donne envie de te séduire une seconde fois.
Te souviens-tu de cette table où nous étions assis ?
Le bruit autour de nous s'éteignait dans un brouillard d'insouciance.
Mes mains étaient chaleureuses sur les tiennes.
Une chandelle, entre nous, brûlait la passion.
Tout devait s'éteindre un jour, non ?
Rien n'est éternel.
Nous croyions l'être, mais le gourou a sonné la dernière heure.
Préfères-tu l'Europe à notre douillet paradis ?
Ma maison n'inspirait-elle pas en toi le moindre attachement, la moindre joie de vivre ?
Qui suis-je pour toi ?
Les musées et le bon vin ne se comparent pas à mon amour.
J'ai tant à offrir encore.
Jonathan