À Julie
Que Dieu te protège là-haut
Quand, la nuit, je repense à nos tendresses, à nos caresses, je sens mon cur frémir de chagrin. Tu es partie, hier, silencieuse, dans un dernier élan de vie. Sur ton cercueil , je verserai les larmes de ma peine, priant Dieu tout puissant pour que tu reviennes. Peu despoir jaurai, je lavoue, mais tant que je vivrai, ce sera pour me rappeler de toi dans tous les sens, plaisirs comme silences, en murmurant ton nom si doux : " Julie. "
Que les plaines se secouent pour me faire taire ! Que la nuit, de moi, sempare entièrement! Jamais je ne cesserai de croire en la bonne Mère et à toi, douce enfant.
Voilà, voilà, je me sens défaillir ; que mon ange gardien vienne me recueillir ! Aujourdhui je rejoindrai ma dulcinée dans le paradis les bien-aimés. Certaines choses méchappent mais la plupart dérapent. Que Dieu sempare de mon âme si je mens, mais je crois que cest mes pleurs que jentend. Et doucement ils satténuent, pour ne devenir que murmures, rien de plus.
Tout est éteint. Les réverbères nexistent plus. Le soleil est disparu. Et, à mon tour, bientôt, je méteindrai comme une bougie de gâteau que lon soufflerait pour faire un vu. Si seulement je navais pas souhaité taimer toute ma vie
Maintenant, cest fini
Jonathan Collins
Jaimerais que, si vous avez lu ce texte, vous ayez une pensée pour mon amie, Julie, décédée cette semaine à la suite dune leucémie. Elle a courageusement combattue la maladie au cours des 19 dernières années. Aujourdhui, elle sest tragiquement éteinte. Pour elle, priez