Hommage à ma rose
de Jonathan Collins

À Julie…
Que Dieu te protège là-haut…

Quand, la nuit, je repense à nos tendresses, à nos caresses, je sens mon cœur frémir de chagrin. Tu es partie, hier, silencieuse, dans un dernier élan de vie. Sur ton cercueil , je verserai les larmes de ma peine, priant Dieu tout puissant pour que tu reviennes. Peu d’espoir j’aurai, je l’avoue, mais tant que je vivrai, ce sera pour me rappeler de toi dans tous les sens, plaisirs comme silences, en murmurant ton nom si doux : " Julie. "

Que les plaines se secouent pour me faire taire ! Que la nuit, de moi, s’empare entièrement! Jamais je ne cesserai de croire en la bonne Mère et à toi, douce enfant.

Voilà, voilà, je me sens défaillir ; que mon ange gardien vienne me recueillir ! Aujourd’hui je rejoindrai ma dulcinée dans le paradis les bien-aimés. Certaines choses m’échappent mais la plupart dérapent. Que Dieu s’empare de mon âme si je mens, mais je crois que c’est mes pleurs que j’entend. Et doucement ils s’atténuent, pour ne devenir que murmures, rien de plus.

Tout est éteint. Les réverbères n’existent plus. Le soleil est disparu. Et, à mon tour, bientôt, je m’éteindrai comme une bougie de gâteau que l’on soufflerait pour faire un vœu. Si seulement je n’avais pas souhaité t’aimer toute ma vie…

Maintenant, c’est fini…

Jonathan Collins


J’aimerais que, si vous avez lu ce texte, vous ayez une pensée pour mon amie, Julie, décédée cette semaine à la suite d’une leucémie. Elle a courageusement combattue la maladie au cours des 19 dernières années. Aujourd’hui, elle s’est tragiquement éteinte. Pour elle, priez…

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