Le masque de l'assassin
de Jonathan Collins
Catherine, Josée, Annabelle et Roxane étaient au salon visionnant un film d'épouvante lorsque le téléphone sonna. Catherine, habitant la maison, décrocha l'appareil en appuyant sur "Pause" de sa télécommande. Il y eût un grognement des trois autres filles.
- Allo ?
- Bonjour chérie
La voix était rauque et Catherine fut parcourue d'un frisson.
- Qui parle ?
- J'ai un cadeau pour toi ma belle... va voir dans ta chambre...
- Quoi ? Qui êtes-vous ?
La communication fût coupée. Catherine reposa le combiné tremblant de tout son corps. Ses trois copines la regardaient d'un air inquiet.
- Attendez-moi ici d'accord ? Je dois aller à ma chambre un instant
Elle monta les escaliers deux par deux et atteignit rapidement le sommet. Sa chambre était au bout du couloir. Elle avança, lentement, prudemment et lorsqu'elle fût face à la porte fermée, elle se mit à trembler.
"Du calme Catou ! Du calme !"
Elle tourna la poignée et ouvrit la porte. Ce qu'elle vit fut si effrayant qu'aucun livre n'aurait pu le décrire. La pièce était complètement tachée de sang. C'était rouge partout. Et au centre de la pièce, dans son lit, il y avait les cadavres de ses parents.
- Oh Seigneur ! Oh Seigneur de bon Dieu de merde !
Elle fonça vers l'escalier et le descendit à pleine vapeur.
- Oh Seigneur !
Ses gémissements déchiraient le silence de la nuit. Elle arriva au salon pour prévenir ses amies qu'il fallait partir lorsqu'elle vit leurs cadavres baignant dans leur sang. Catherine hurla. Elle recula jusqu'au mur et s'y adossa tremblante de terreur. Puis ce fût la course folle. Elle atteignit la cuisine d'où elle s'empara d'un long couteau.
- Salaud ! Ou es-tu ? Où te caches-tu ?
Elle tremblait de tout son corps. C'est alors qu'elle entendit un pas derrière elle. Elle se retourna vivement et aperçut l'inconnu qui la menaçait. Son visage était dissimulé sous un masque de hockey comme celui que portait Jason Voorhees dans le film Vendredi 13. Il tenait dans sa main un long couteau. Le plus long qu'elle ait vu de sa vie.
- Oh Seigneur ! Oh non !
Elle recula d'un pas puis tenta de fuir. Le tueur la poursuivit. Elle savait qu'elle n'avait aucune chance avec son couteau. Le sien était deux fois plus long et plus gros. La lame semblait aussi grosse que celle d'une hache. Catherine laissa tomber son arme sur le sol, sentant le souffle du tueur masqué derrière elle. Puis, elle se rendit compte qu'elle devait essayer de le blesser pour pouvoir s'enfuir. Elle lui décocha un coup de coude dans la poitrine. Mais le tueur ne broncha pas. Elle aperçut le couteau deux mètres plus loin.
"Tu es capable Catou ! Vas-y ! Maintenant !"
Elle plongea entre les jambes de l'assassin et agrippa le couteau. Le meurtrier tenta de l'atteindre, mais elle lui enfonça le couteau dans la jambe et le tueur s'écroula sur le sol. Puis, elle leva haut le couteau dans les airs et l'enfonça dans la poitrine de celui-ci. La jeune adolescente laissa tomber son arme sur le plancher de bois et regarda le cadavre de l'assassin de ses parents et ses amies.
"C'est fini Catou, c'est fini."
Elle appela ensuite les secours. C'était vraiment terminé...
Un an plus tard, jour pour jour.
Catherine avait décidé de se louer un film d'horreur. Alors qu'elle allait au salon, on frappa à la porte. Elle s'y rendit et ouvrit. Ses yeux s'agrandirent de terreur. Devant elle, accroché à une corde, se balançait le masque de hockey taché de sang. Elle hurla !
Fin