Une attirance mystérieuse me lie aux arbres. Jadmire craintivement leur rudesse et leur longévité, leurs mystères et leurs couleurs. Jai cherché vainement à percer leurs silencieux secrets. Petits saules des étangs gardant les rives, bouleaux ou sapins surgissant de la montagne, frappés ou non des empreintes de lhistoire, se parent souvent de rides et de crevasses que les pluies et les hivers ont portées à leurs écorces. Les fards et les étoffes passées drapent ces vieux courtisans pour léternité.
Jaime la résonance et la pérennité du bois. Jaime à croire quil existe une sorte dosmose qui me pousse vers celui qui nous aide à bâtir, à construire, à nous construire
Je le hume afin de garder en mémoire sa fragrance , je palpe sa texture vivante, toujours étonné par sa maniabilité pratique.
Beaucoup de ces arbres, la plus grande part, fournissent pendant toute notre existence les matériaux de nos actes quotidiens. Ouvrons la sombre armoire, campée au milieu de la chambre, chargée de tout ce que nous accumulons et, aussitôt, surgissent, puissantes et fortes, ces odeurs miellées, ces couleurs de forêt et ces patines de cire rousse tapies sur les rayons de nos vies, inestimable sentiment dassurance et de plaisirs éphémères, le point dorgue dune calme journée
Là, sous la photo des parents, cette tête dacajou ou de chêne, teinte dun brou de noix, repose sur un plancher aux lattes déjà nouées. Elle navigue comme autrefois aux vents forestiers, souvenirs darbre et de futaies.
Ici, sur les rayons de ma cuisine, devant mes épices odorantes, ces planches blanchies, toutes frottées aux cristaux de sel marin ont une pâleur élégante. Munies de trois ou quatre couteaux dacier nichés dans leurs gangues de bois dolivier, elles attendent, implacables, le sacrifice des viandes rouges sur lautel domestique, Vernis barbares, graisses des ripailles, odeurs des rôtis que découvrait le convive dalors, mon estimable ami, le gourmet.
Arbres que le Roi Soleil a contemplés bien avant nous, les gardant de haute autorité, matériau des navires auquel le vent donne les airs du voyage. Arbre qui vit et qui vibre, éternellement voué aux transformations magiques de la mouvance et du besoin de l'homme, le bois pour voyager
Quête souveraine de nos aïeux, la difficile conquête de la connaissance du monde.
Assis dans mon profond fauteuil de tapisserie je pense à lâpre et fructueux commerce de lhomme avec les arbres : première roue, tabernacle des cathédrales, mât des navires, planche des cercueils
Partage de la vie et de la mort
Je regarde vers le passé, très loin dans le passé, à Saint-Louis rendant la justice sous son chêne au cours de conseils cérémonieux, à la légende du Comté de larbre de vie, aux Malouins partant à laventure sur leurs goélettes. Alors, au jour daujourdhui, les hommes ne se reconnaissant plus en rien retrouvent leurs compagnons de bois et décident de les sauver.
Partout on voit des plantations affairées étendre leurs ramures et ne plus obéir au béton, mais à une essence qui est en eux, comme une vibration dans ces curs de bois. Un renouveau, ici, depuis que le premier arbre eût la terre pour berceau.
Elles se saisissent des banlieues farouchement, les étreignent entre leurs branches qui se fortifient et se développent au regard des immeubles, en vertu de linstinct de conservation. La forêt se nourrit de grisaille pour nous recréer un paysage humain.
Mais, nombre dentre les arbres ont, aujourdhui ou auront demain, des messages à transmettre : maléfiques transmissions pour servir les druides dune aura jamais éteinte, désignés à lexécution de pauvres bougres, arbres de mort et de persécution. Vengeance du passé qui perdure de génération en générations
Le sortilège de la forêt.
Ces arbres là, même méticuleusement entretenus, répertoriés, ne perdent pas une once de méchanceté, ni léclat blême de la frayeur angoissante de lirrationnel. De leur tronc crevassé suinte un désir corrompu qui empoisonne lesprit dun venin subtil et fou, selon lintérêt que lon prend à les admirer ou le malaise que lon ressent en leur présence. Ils sont les réceptacles ouverts aux fantasmes et aux angoisses des hommes.
Cest alors quil faut se méfier, vénérer ou éliminer pour léternité ces arbres maléfiques, selon ce que lon redoute ou quils soient susceptibles de guetter une proie
Vous ! ou moi
Beaucoup dhommes sont devenus fous ou sont morts davoir nié les sortilèges darbres corrompus
Mais écoutez plutôt cette histoire
*
Jai, dans le pays de Houtland, une famille damis équilibrés, les F
, lui ancien médecin militaire au Tonkin et indécrottable cartésien ; elle, conservatrice de musée, et si férue dhistoire locale, et qui à force de consulter de poussiéreux livres dheures et de relire danciennes chroniques oubliées, semble vivre à une autre époque.
Avec elle, jai vécu les misères que vivent les serfs, ces pauvres paysans nés sous la tutelle féroce de seigneurs impitoyables et condamnés à une existence misérable et précaire, afin de satisfaire les désirs orgueilleux de leurs tortionnaires. Esclaves voués à la mort et à la famine et qui, hurlant la faim, se révoltaient parfois.
Avec lui, au cours de longues conversations passionnées ou de promenades en forêt, jai retrouvé la force carrée de la logique et le bon sens scientifique des hommes de métier, démontant les fantasmes et les légendes avec une méthode rigoureuse et sèche.
Une semaine de septembre dernier, je pris une nouvelle fois gîte et couvert chez eux et trouvai mon amie en état dexcitation intense. Elle avait découvert, caché par un sombre taillis, au fond dune énorme forêt, un bosquet de chênes serrés les uns contre les autres dominé par un arbre plus haut et plus âgé, ce qui semblait là une découverte banale lors dune promenade habituelle. Mais Geneviève F
possédait un souvenir précis des événements du passé et en connaissait la valeur. Intriguée par ce curieux végétal, elle préféra pour plus de sûreté consulter ces vieilles chroniques féodales et éliminer ainsi les interprétations douteuses. Consultant, cas par cas, les travaux des moines copistes de lAbbaye de Gand, elle fut bientôt certaine davoir retrouvé là, le chêne des Jacques Pendus
Comme bien on limagine, je postulais lemploi daide-enquêteur. Elle samusa devant ma frayeur de son refus et me déclara quelle avait attendu mon retour pour examiner le chêne et ainsi, appuyer ses théories déléments tangibles.
Le bosquet se trouvait dans un sombre recoin de bois, à lécart des sentiers, étroites pistes parsemées de brindilles mortes et sur lesquelles gambadaient de petits animaux, oiseaux multicolores piaillant comme autant de sifflets, petits rongeurs
Les couleurs du taillis se montraient de loin en loin et semblaient rendre latmosphère encore plus pesante. Geneviève F
avait taillé quelques branches pour mieux accéder au grand chêne afin de ne rien omettre dans ses croquis, ne fut ce quune marque décorce ou un signe gravé de la pointe dun pic.
Après un rude combat contre les griffes acérées dun roncier et les charmes envahissant dun buisson daubépines qui saccrochaient à nos vêtements, la forêt défendant son secret
Nous arrivâmes au pied du grand chêne où, sarrêtant à peine, mon amie me poussa, balançant son appareil photo à tour de bras.
Le chêne était dune circonférence prodigieuse, sétendait largement mais très vite se courbait et sinclinait, sinueux comme un serpent. Cette disposition particulière nous obligeait à nous pencher et nous donnait un air déférent, obséquieux. Nous en serions quittes pour un torticolis. Le tronc avait gardé les traces de sa sinistre fonction des siècles durant, les ronces et les taillis darbres plus jeunes lavaient dissimulé aux outrages du temps. Une fois contourné ce fût torturé, savançaient de bases branches de plusieurs mètres de long. Elles portaient à maints endroits la cicatrice, comme toute fraîche, de la corde. Les saignées semblaient être faites de la veille.
Aucun restes danciens squelettes de martyrs ne subsistaient, orgueilleux ou terrorisés face au supplice, il ne restait rien. Ici, les années et la voracité forestière avaient effectué leur travail de sape.
Geneviève F
développait réflexions et théories tout en tournant lentement autour du chêne. Elle sarrêta soudain devant une stèle de pierre moussu à demi enterrée dans lhumus. Une inscription à moitié effacée y était gravée, bien que très ancienne, elle semblait tout de même postérieure à notre chêne. En se penchant, nous pouvions déchiffrer difficilement, ces quelques lettres de français moderne « Pre
.
rde à larb
..fernal »
Campés près de la stèle ou présumé telle, nous nous regardâmes avec anxiété et demeurâmes silencieux, empêtrés dans un fatras de sentiments confus. Puis passée cette pause, nous continuâmes notre investigation, activité longue et opiniâtre que tous les passionnés dhistoire connaissent bien.
Je frottais linscription de la manche. Elle portait encore la marque du fer par endroits, elle semblait nous attendre et était rester muette jusquà notre arrivée.
Geneviève fouillait les environs mètre par mètre et cherchait les indices par où découvrir la sinistre vocation de larbre. Enfin elle parvint à une dalle de grès à quelques dizaines de mètres du taillis, en nous aidant dune grosse branche comme levier, nous réussîmes à la basculer dans lherbe jaunissante à lombre dun fossé.
La dalle cachait une excavation sombre et puante. Le halo de nos lampes de poche dirigé vers lintérieur nous révéla un singulier spectacle. Spectacle que nous étions les seuls à contempler après des siècles et des dizaines de générations.
Une telle exaltation, une si forte émotion sempara de nous. Pour ma part, je vacillais comme si le trou béant dans la clairière mattirait en son sein maléfique
Cétait une tombe restait inviolée jusquau jour daujourdhui, denviron quatre mètres sur deux, tapissée de granit Elle contenait les restes dun géant de deux mètres, deux mètres vingt, peut-être
Cuirassé de métal rouillé. Nous pensâmes être tombé sur un seigneur de guerre.
Les os des mains étaient croisés sur une formidable épée, tandis que le crâne avait été coiffé dun heaume à cimier, orné de deux gueules de dragons dun aspect terrifiant. La réflexion de Geneviève fut prompte et sans appel :
Gilles le Noir, Seigneur de Watten, le bourreau des Moeres !
Mort naturelle ou fin violente ?
Mon amie regarda de plus près, cherchant à recouper le souvenir de ses vieilles
Chroniques, saffairant, dégageant lénorme bouclier orné dune feuille de chêne.
Elle parvint ainsi à récupérer plusieurs objets. Jétais ému par la fragilité du temps qui menivrait, me donnant le ton exact de linfime durée de la vie ainsi que de la fugacité des instants, démesure insensée de nos orgueils disproportionnés
Jécoutais ses remarques passionnées : là, une grande hache gravée de signes magiques, ici des pièces de monnaie étranges, là encore
Le bois dun arc et son carquois.. Je perçus enfin le bruit dun couvercle que lon ouvre ; puis, le silence
Geneviève commentait-elle encore ? Ne métais-je pas assoupi, un court moment ?
Non, elle ne parlait plus, mais je ne dormais pas. Elle se releva brusquement, tenant dans ses mains une espèce de lasso de fibres souples tressé de fils dor. Elle me tendit lobjet quelle me donna à contempler, je fixai la corde anxieusement
« - Vois, mais vois donc ! Inouïe
Après toutes ces années et malgré toutes les élucubrations
Contemple ! La corde dor, peut-être la seule et unique existant en ce bas monde
Je la saisis enfin, un peu anxieux de la détériorer et, sous la clarté douce du soleil dautomne, posée entre mes doigts, je contemplais la corde maudite, tournant et retournant cette curieuse matière.
Elle semblait faite de cuir blond mêlée de fils dor entrelacés, assouplie par un long usage, encore forte et puissante. Se tendant rapidement, elle laissait à mes mains une raideur inquiète. Si elle était esthétiquement superbe, au point davoir envie de la posséder pour soi seul. Elle représentait lhorreur du supplice et langoisse et, paradoxalement, javais envie de la rejeter au loin.
Cétait là, luvre en tannerie dun maître infernal, un instrument sinistre mais embellie par le patient travail de lartisan. Les liens, doux et serrés, montraient une perfection manuelle mais non humaine. Cette corde avait dû servir à de longs et nombreux supplices qui ne pouvaient avoir été perpétrés que par Gilles Le Noir, ou Gilles de Watten, seigneur et bourreau
Je me sentis gagné par une mauvaise sensation de haine et de rage, ma gorge se serrait inexorablement, de chaud, je devenais glacé, restant insensible aux stimuli extérieurs.
Je rendis lhorrible instrument de torture à Geneviève F
en lui déclarant quaprès lenthousiasme donné par cette découverte, jéprouvais maintenant une horreur larvée, comme si la corde dor détenait et irradiait une active aura malfaisante
Elle resta sourde à ma remarque, mais lobserva sous toutes les coutures et, particulièrement le pommeau du manche de cuir, tête de démon cornu aux yeux de rubis profond.
« Cest bien là, le châtiment des serfs révoltés, la corde dor de Gilles Le bourreau
répliqua-t-elle.
« Un horrible objet de mort, le symbole de la cruauté dun homme.
Cette corde fut longtemps crainte par les serfs. Elle était le garant de la supériorité seigneurial, elle a branché des hommes par brassées
Après un instant dhésitation, elle conclut sur un ton un peu sourd :
« Les hommes ne furent pas les seules victimes, Gilles Le Noir avait une
conception particulière de la famille, il ne séparait jamais les membres dune communauté, même dans la mort
Nous venons de découvrir là un secret terrible, terrible et destructeur...
*
Jean F
fût aussitôt de notre avis lorsque nous lui montrâmes notre découverte, de même quil se montra sceptique sur la véritable utilisation de la corde dor. En scientifique avisé, il décida, en toute logique que ces objets, en particulier, la corde devaient être enfermés avant leur éventuelle installation dans un musée.
Et, la manipulant entre ses mains, telle une pièce anatomique, il alla la déposer dans son bureau où il lenferma dans une armoire.
« Nous contacterons Gand demain ! », trancha-t-il en revenant, et, reprenant sa détermination coutumière :
« A cette heure de la journée, vous avez bien mérité de prendre un verre ! »
Nous tombâmes tous daccord avec sa proposition et, ma foi, ayant passé une excellente soirée à boire et à manger, je me couchai de fort bonne humeur et je dois le dire, un peu gris.
*
En province, les événements mystérieux et les découvertes se connaissent rapidement. Dès le matin, ce fut dabord la venue du prêtre de la paroisse, un abbé jeune et ouvert au monde moderne, féru de légendes locales. Cette visite avait été provoquée par la fille des F
, une jeune étudiante en histoire de lart qui navait pu tenir sa langue davantage, face à la découverte prodigieuse de sa mère. Elle était tout à la fois fière et effrayée par cet objet dune autre ère et dun autre monde.
Labbé senthousiasma devant la corde, mais ne put fournir dautres renseignements que ceux fournis par Geneviève. Il éprouva, également, un trouble certain devant le « malaise » quil ressentait à la vue de lobjet. Il osa déclarer ressentir la présence dune aura diabolique, sans pour cela accréditer la puissance et lintervention des forces du Malin.
Tout comme Geneviève et moi-même, Jean F
avoua que depuis la veille, il se sentait mal dans le bureau. Il essuya, un court moment, la transpiration qui lui coulait dans le cou, un peu gêné
Dautres notables et personnalités locales se succédèrent toute la journée. Tous furent unanimes, cétait là une découverte prodigieuse et unique, mais également un objet de répulsion qui renvoyait aux époques troubles et sombres de la barbarie
De lopinion même de monsieur labbé, la garder plus longtemps serait dangereux et provoquerait peut-être des incidents funestes. Sa place était dans la vitrine close dun musée, à Gand. Voilà qui était dit !
Dans la soirée, nous retournâmes dans la forêt, examiner le chêne du Sire de Watten, qui dépouillé de sa guirlande dor semblait hurler des malédictions
Anne F
, la fille de la maison insista pour rentrer au plus vite. Cétait une fille blonde et gaie comme sa mère, le regard intelligent et la musculature développée en accord avec sa passion pour le sport. Au retour, la corde dor fut inévitablement le centre de la conversation et aiguillonna si bien la curiosité dAnne, quà peine assise, elle la prit en main et se mit à la contempler, fascinée.
Elle la manipula, la tendit, la palpa et finalement, la trouva amusante » ne lui découvrant que le picotement agréable des films fantastiques. Aussi nous fit-elle grief de nous être par trop laisser impressionner par la légende du Seigneur bourreau.
Et, sans lui accorder plus de crainte, elle rejeta la corde dor dans larmoire tout en nous parlant de ses études à Bruges et de ses dispositions pour la journée du lendemain. Une ballade à cheval avec quelques amis sur les pistes balisées de la forêt flamande.
*
Des gardes forestiers consternés nous la ramenèrent vers les dix heures le lendemain, nous trouvant sur la terrasse pour le petit déjeuner.
Elle était inconsciente, allongée sur la plate-forme arrière du véhicule tout-terrain ; Bleue, la langue pendante
Partie à laube, chevauchant à la rencontre de ses amies, elle avait, comme à son habitude, coupée au plus court par la clairière des Dombes parsemées de fondrières. Lune delles, plus québoulée, sétait effondrée sous elle avec la lenteur calculée de la boue et des marais.
Linfortunée venait dêtre découverte à moitié ensevelie. Les vêtements maculés de fange, la nuque tendue comme un appel au secours. Grâce au ciel, elle vivait encore.
Les F
prirent les dispositions imposées. Moins de vingt minutes plus tard, Anne était dans une des salles de soins de lhôpital provincial où elle était examinée par médecin, ami de Jean.
Le docteur, prompt et sûr, lausculta sous toutes les coutures, lui découvrant une large marque noirâtre à la base du cou. Il ne put que rester perplexe devant le traumatisme des vertèbres cervicales.
Anne ne devait la vie quà sa robuste constitution, ses vertèbres nétaient pas brisées, mais elle porterait une minerve pendant de long mois. Le docteur ne sexpliquait pas du tout les marques de strangulation de la pauvre fille. Elle avait été victime dune chute par effondrement, ce qui aurait pu expliquer létouffement mais non les marques sur le cou
*
Si vous faites un détour par Gand, en Flandre, et si par hasard, vous faîtes connaissance avec les amis les F
, Ne leur demandez jamais des nouvelles de leur trouvaille qui, il faut bien lavouer, après toutes ces péripéties et une fois ses nuisances accomplies, a complètement disparue de la circulation.
Le grand chêne fût foudroyé par un épouvantable et bref orage, le soir même de cette funeste journée et de la tombe de Gilles Le Noir, il ne reste que cendres
Toutefois, si les F
nen discutent jamais, lAbbé Leemans, par contre, vous invitera quelques instants au presbytère, afin de vous donner la conclusion de cette étrange affaire. Il fut tout surpris de retrouver la monture dAnne dans le pré jouxtant la cure, le matin du drame, le cheval fourbu et crotté jusquau ventre.
Dans les fontes de la selle, la jeune fille, par jeu, avait emporté, sans être dérangée par quiconque, létrange corde dor
Labbé Leemans a toujours refusé de dire ce quil en avait fait
Mais les caves du Vatican recèlent bien dautres secrets
Loos, le 23 novembre 2004