La journée avait pourtant commencé comme tant dautres. Rien ne laissait pressentir un quelquonque changement et pourtant
Le reveil fut, comme à son habitude, un peu difficile. Le résultat normal dune petite soirée avec les voisins, les hawkins. Nos voisins depuis sept ans, irréprochables et serviables, une aubaine davoir des personnes si gentilles sous la main. Toujours prête à aider ou à garder les enfants Madame Hawkins (elle men voudrait encore si elle voyait que je continue de lappeler « madame » depuis les années) met dun secours dont je ne pourrai me passer. Nos deux familles, nous quatre (moi, mon mari et nos deux filles) et eux trois avec leur fils, étions réuni pour lanniversaire dAlex qui fêtait son entrée dans sa dixiéme année. Un souper copieu et un petit feu dartifice dans le jardin au soir nous avez mis au lit vers vingt trois heures. Une soirée mémorable où la bonne humeur était de mise et où Alex nous gratifiait de quelques blagues dont elle avait le secret(un secret via linternet ! !).
A sept heure au matin, le petit dejeuner était bien silencieux, les filles sassoupissaient au dessus du bol de céréales et mon cher mari tentait tant mien que mal de se reveiller sous la douche. Vers huit heure, comme à laccoutumé nous prîmes tous ensemble la voiture pour tout dabord déposer Phil au travail, ensuite sétait le tour de Sandra de nous quitter et rejoindre son collége pour la matinée, de même pour Alex dans son lycée situé quelques métres plus loin. Et enfin jarrivais à mon lieu de travail.
Une colonne de verre qui grimpait à plus de quatre cents métres de hauteur. Un monstre darchitecture, temple de l économie américaine où travaillait prés de cinq mille personnes. Après les cinquante quatre secondes dascenseur requises pour atteindre le quatre vingt dix huitiéme étage, je rejoignait tranquillement mon bureau pour y déposer mes affaires et mes dossiers en cours de traitement. Il est huit heure du matin. Je prend un café, je vais saluer mes collégues et je me mets devant mon ordinateur. Le temps est radieu aujourdhui, peut etre que ce soir, nous irons tous nous baigner dans notre piscine. A huit heure et demie je pars, en réunion pour discuter de nos affaires à létranger. Soudain pendant la réunion un bruit se fait entendre. Un bruit de plus plus proche. Puis, un violent tremblement ébranle la tour. Des cris se font entendre, on ne comprend pas ce quil se passe. Mes collégues quittent précipitament la salle et foncent vers les escaliers. Jentend des hurlements, des personnes en pleur qui se jettent dans l escalier pourtant en flamme. Une fumée noire, et une chaleur intense se font de plus en plus oppréssantes. Je me réfuge sous mon bureau, jessaye de rassembler mes idées, mais je ne vois pas comment sortir de cette prison de flamme. Des explosions secouent encore lédifice.Aucune issue possible dans ce brasier. Je prend mon téléphone, je compose le numéro de la maison, jattend la tonalité du repondeur pour laisser un message : « bonjour les filles, cest maman, je pense que je ne rentrerais pas ce soir, ne mattendez pas, prenez soin de vous, faites attention, noubliez pas vos devoirs et embrassez tout fort votre pére pour moi, je pense à vous, bisous ». Jessuie quelques larmes qui coulent le long de ma joue, non pas des larmes de tristesse, je my suis résilié, sest seulement le frottement de lair contre ma figure, le sol se rapproche. Ca ressemblait à une journée comme tant dautres