« -Rachel ! !Va dans ton bain immédiatement ! !Le repas va bientôt être servi
-Oui maman ! Cria la jeune fille au premier etage !
-Je vais devoir te laisser lui dit-elle, je reviens te voir dés que jai fini.
-Ok
»
Rachel ne décrochait plus de son ordinateur, à peine le quittait-elle pour aller manger. Sa rencontre avait tout changeait pour elle. Une recontre pourtant anodine, comme il y en a des milliers ici chaque jour. Tout avait commencé avec un «bonjour, comment vas tu ? Et si on parlait
» Elle avait fait le premier pas. Lui était là pour ça, pour discuter, il aimait la discression apportait par ce moyen de communication tout récent pour lui. Hésitant au départ, il se jeta a leau et répondit dun « bonjour, de quoi veux-tu que je te parle... ?», il ne savait pas quoi dire, cetais la premiére fois pour lui, il voulait juste decouvrir
De cette petite phrase, leur relation pris son envol, il se retrouvait tous les jours et ça faisait déjà trois mois que cela durait. Et chaque jour la conversation débutait par :
« -
et si on parlait..
-
de quoi veux-tu que je te parle ? ? Lui demandait-il.
-Je ne sais !parle moi de toi, de ta vie, parle moi damour
»
Jérémy hésitait à se lancer, dun naturel discret, timide et renfermé, il nétait pas habituer à se genre de discussion là. Plus passionné par les voitures(il travaillait dans un garage), il ne sétait pas encore familiarisé à parler derriere un écran dordinateur.
Cétait sa meilleure amie Valérie, las de le voir se promener de rencontre de tuning en concentration de motos(il avait pris un faible pour les grosses motos), qui lavait inscité à découvrir internet et les sites de dialogue. Elle esperait quil pourrait se faire de nouveaux amis et sortir de cet univers mécanique(il passait aussi beaucoup de temps à retaper sa vieille peugeot). Physiquement il nétait pas désagreable à regarder, mais il se refusait a lidée daller vers les gens, préferant lattente. Cétait pareil dans ses meetings automobiles, il restait a lécart, il regardait, scrutait la voiture, jamais il naurait osé demander le moindre renseignement au propriétaire.
Il vivait dans son propre appartement, ça faisait déjà quatre ans quil avait quitté le « cocon famillial ». Il travaillait depuis sept ans dans le garage de Fred. Il lui avait promi, Fred, à ces vingt ans « Si tu as ton diplôme en fin dannée, je tembauche dans mon garage » et il avait tenu sa parole, il connaissait la rigueur et le serieux de Jérémy, un atout de poids pour le développement de son garage.
Rachel, elle, continuait à aller à lecole, et tous les mercredis àprés midi elle prenait des cours de gymnastique et de danse. Elle aimait bouger et ne supporter pas de rester plus dune heure sans rien faire, il faut dire quà cet âge on aime particuliérement se dépenser. Puis un jour son frére lui fit découvrir linteret, ce fut pour elle une trouvaille extraodinaire. Au début elle balbutiait un peu, ne sachant que rechercher ou que faire, puis elle trouva le site d« ultradial », un site dédiait aux personnes souhaitant discutaient(doù le nom du site
). Un peu génait au depart, elle regardait les gens parlaient nosant pas se mêler à leur conversation, puis elle flasha sur le pseudonyme de Jérémy et elle entama la discussion :
-«
.et si on parlait
-
.De quoi veux -tu que je te parle... ?
--je ne sais ! parle moi de toi, de ta vie, parle moi damour
»
-
..De moi ? ?ben je suis nouveau sur ce site tu sais je
euuuhhh
-Moi aussi je découvre, ça nous fait déjà un point de commun.
-Certes oui...sinon moi je travaille dans un garage, jaime les belles voitures et jhabite Lille
-Moi je suis de Dunkerque, je suis encore à lécole mais je vais bientôt arrêter, jen ai marre ! ! !
-Quest-ce qui ne va pas ?
-Jen ai marre, on nous apprend que des choses qui ne servent pas ! On ne tapprend meme pas comment aimer ? Comment aider ? Comment vivre
..
-Mais cest à toi de le découvrir tout ça
-Découvrir toute seule cela ne minteresse pas.
-Tu veux que je taide à apprendre et à deviner ce que cest ? ? ?
-Oui
, explique-moi comment on sait si on aime une personne ?
-Tu ne le sais pas au commencement, tu le resens par la suite, tu nes bien quavec cette personne, tu voudrais passer toutes tes journées avec elle, tu apprends la vie dans ses yeux, tu ladmires à chacun de ces gestes,
tu comprends ?
-Oui, alors je croi que je nai jamais aimé quelquun ! Dis moi je peux te demander une faveur ?
-Pourquoi pas !
-Est-ce que tu peux me laisser taimer, jaime dèjà discuter avec toi et je voudrai apprendre sur la vie avec toi. »
Un peu deconcérté, Jérémy ne vit pas de contrainte à cet engagement et acquiesca à la demande de Rachel. Et cest ainsi que tous les soirs, ils se donnérent rendez-vous. Au debut timoré puis de plus en plus ils se lachérent et créerent un monde à eux.
« -De quoi veux-tu que je te parle aujourdhui ?
-Parle-moi encore de notre premiére soirée romantique que tu mas promise !
-Oui, d'abord je passerais te chercher chez toi dans ma BMW bleue nuit, dans laquelle jaurai brûler quelques bâtons dencens pour que nos sens se mettent déjà en éveil. Je mettrai mon plus bel ensemble, pas celui que je mets pour aller à mes reunions à la banque.
-Jimagine comme tu dois être élégant
-Je temmenerai dans un restaurant situé sur une falaise, avec une vue magnifique sur la mer, il y a meme un pianiste qui joue les plus beaux airs de chansons romantiques et
je dois te laisser, je dois partir, je reviendrai terminer la semaine prochaine, promis.
-NON attend
-Je ne peux pas, je dois partir, bisous et a plus tard, pense à moi.
Rachel en eût la gorge serrée, elle voulait tellement savoir la suite.
Mais par-dessus tout, elle naimait pas les departs si soudain de Jérémy. Alors elle attendait, chaque jour, chaque soir, elle allait sur internet voir sil serait là ce soir. Ca faisait trois jours déjà quil ne donnait plus de nouvelles. Rachel narrivait plus à se concentrer à lécole, elle sisolait de tout le monde. Elle cogitait sur Jérémy, elle limaginait, elle le révait
Elle songeait aux voyages quils avaient faits : ils avaient parcouru la moitié du globe à travers leurs périples imaginaires.
Même à la maison, elle rentrait, saluait à peine ses parents et s'échappait dans sa chambre. Elle ne sortait plus le soir, préférant lordinateur que les soirées quotidiennes avec les copines sur la petite place de la cité. Dailleur son absence répétée laisser ses amies perplexes.
Puis un soir, il fit son retour. Rachel reprit gout à la vie, ce fut un moment de bonheur intense, comme jamais elle navait eu, il etait là
et rien naurait pu la rendre plus heureuse.
« -Et si on parlait
Parle-moi de notre soirée, notre premiére
-Où en étais-je ?
-Tu memmenais dans un des plus beaux restaurants, sur une plage
-Oui, le ciel bleu nuité, nous accordait un de ses plus beaux visages. Il ny avait pas détoiles dans le ciel, elles étaient toutes dans tes yeux. Le repas délicieu et les coupes de champagne inaugurérent notre soirée. Il faisait froid dehors, ma veste sur tes épaules nous avancions sur le bord de la plage pour atteindre la digue. Le bois craquait sous nos pas, leau sous nos pieds ne nous effrayait pas, on se sentait en sécurité ensemble. Il y avait là quelques pêcheurs égarés sans doute, tuant le temps. Arrivé au bout de la digue, tu frisonnais encore, alors je me plaçais derriére toi. Tu sens mon souffle chaud sur ta nuque ?
-OUI, continue sil te plaît !
-Je te pris alors dans mes bras, et te serra contre moi. Nos regards hypnotisés fixaient lhorizon, et le reflet de la lune sur la mer. Le chant du va et vient des vagues nous berçaient, le vent caressait tes cheveux et me chatouillaient le visage : la nuit nous appartenait. Après de longues minutes à se regarder à se brûler les yeux, on prendrait la voiture pour aller chez toi. Le long de la route, je te reciterai quelques poémes que jaurai appris pour toi. Une fois chez toi, on allumerait aucune lumiére et on laisserait juste nos corps sexprimer et nos sens senflammer. Jeffleurerais ta peau, et ta bouche au gout de lait. Jembrasserai ton cou et laisserai mes mains decouvrir ton corps. Ma main sur tes hanches, remonterait delicatement pour enlever ton pull. Je parcourai le moindre recoin de ta peau avec mes lévres, en te déshabillant. Maintenant nos deux chairs nen font plus quune : un feu de désir hattisé. Nous sommes allongés sur le lit, je caresse le sexe et puis le tien, je goute au fruit défendu. Nos ventres sont collés par la transpiration, je tenlace, je tembrasse et je minsére en toi et
.
-Rachel ! !Va dans ton bain immédiatement ! !Le repas va bientôt etre servi
-Oui maman ! Cria la jeune fille au premier etage !
-Je vais devoir te laisser lui dit-elle, je reviens te voir dés que jai fini.
-Ok
de toute maniere ma fiancée vient darriver
-
.Ta fiancée ?
Mais,
je
je croyais que tu maimais ?
-Je taime « virtuellement », par écran interposé, je te laisse, à une prochaine fois peut- etre !
Et il partit, il laissa Rachel dans sa détresse, jamais elle naurait pu imaginer un déroulement pareil à son aventure. Les larmes perlaient son visage
-RACHEL ! !File dans ton bain sil te plaît !
-Oui maman jy vais
Rachel un peu désorientait se rendit dans la salle de bain et sallongea dans sa baignoire
-Rachel, on mange, cest la derniére fois, si tu ne descends pa tout de suite je monte te chercher ! !
La mére de Rachel monta le premier étage, entra dans la salle de bain et se mit à hurler puis à pleurer. Rachel était allongée, mais leau si claire habituellement avait pris une teinte pourpre. La mére de Rachel ne comprit jamais pourquoi ça
Rachel avait treize ans, elle voulait decouvrir la vie et juste parlait un peu