Des chauves souris volantes rampaient à ses pieds. Linconsistance temporelle ne la saisissait plus tant la peur quelle éprouvait pour ce lieu la métamorphosait en une créature sans âme inanimée, perdue à lhorizon dune vie sans sens.
Linsensationnel dépravait son cur de milles éclats étranges luisant à la lumière de la nuit et éclatant de sueurs impénétrables. Des éclairs foudroyaient ses yeux denfant droguée et lemmenait vers dautres mondes irréels pour nos vies affamées de soifs indéniables, résolues à se tourner vers la perception sensorielle de la pensée perdue.
Elle naviguait dans des eaux de brouillards tumultueuses, ramées par un ciel sombrement dérouté de sa course natale. Ses bras la portaient à bout de jambes, comme lorsquelle jouait en enfer pour oublier le paradis artificiellement incontournable de sa vie.
Des épines lui piquaient la chair, chère à son corps vivace dune pudeur sans gène pour lamour quelle éprouvait pour lui si bien que la dépravation de son sang flottant dans ses veines ne latteignait plus.
Yeux sans visages perdus dans une dimension acolyte, elle ne savait plus lheure où elle se trouvait. La mort insatiable la guettait à lautre bout de la route quelle avait accompli ensemble. Elle était maintenant apte à ressentir la tension des nuages monter dans son enveloppe charnelle atomisée de débats amoureux profondément effacés de son oubli intempestif.
Ses cheveux tremblaient sous un vent déchiré de chaleurs extraterrestres continues et inconnues de sa convergence extra lucide.
Ses battements saccéléraient et des chauves souris volantes rampaient à ses pieds. Linconsistance temporelle ne la saisissait plus tant la peur quelle éprouvait pour ce lieu la métamorphosait en une créature sans âme inanimée, perdue à lhorizon dune vie sans sens.
Sébastien Zimmer.