Maison à vendre, démon compris .....
de Simon Boutreux
On marchait vers nôtre planque depuis dix minutes déjà, lorsque nous passâmes devant cette vieille bâtisse abandonnée. Elle nous faisait toujours le même effet.Celà allait bientôt faire deux ans jours pour jours que l'on passait à côtè, et pourtant cette foutue baraque en ruine nous obligeait à faire un détour pour continuer nôtre route.Oh, pas un grand détour, mais suffisemment marqué pour prouver que cette maison nous foutait une peur bleue. C'était purement ridicule, depuis que nous nous connaissions, frank,allan et moi nous en avions visité des maisons abandonnées, mais celle-la ne nous attirait pas. L'atmosphère semblait lourde, comme à l'approche d'un orage dans l'air. Lorsqu' on osait s'attarder devant la façade délureé, on pouvait remarquer que pas un oiseau n'avait fait son nid dans les tuiles cassées, il n'y avait pas un vulgaire pigeon perché sur le toit, pas un essaim d'abeille sous les tuiles. Tout et tous semblaient fuire l'aura malsaine du bâtiment d'un autre temps. Les vitres des fenêtres en bois étaient intactes, juste opaque de poussière, il n'y avait pas eu un seul gamin pour s'amuser à les fracasser à coup de pierres.Celà aurait été compréhensible si la maison était loin de tout, mais au contraire, elle était à quinze minutes d'une marche agrèable du centre ville.Je regardai Frank, et vis que mon idée lui trottinait dans la tête. Il avait quinze ans car il était né à la fin de l'année, mais cependant il ne paraîssait pas plus jeune, peut-être à cause de sa grande taille et de son regard presque adulte.Quant à lui, Allan était le plus vieux de la bande et avait, à un mois prêt, un an de plus que Frank.Al était lui aussi plutôt grand et ses cheveux bruns presques crépus lui donnait une allure noble et sage. J'ouvris la bouche pour dire quelque chose, puis le ravalait : J'avais envie de braver tous les mauvais signes et de franchir la porte pour explorer la maison. Frank et Allan me demandèrent ce que j'avais voulut dire, je niais pour une raison inconnue d'avoir voulu parler, cependant, ils avaient devinés mes paroles et mes pensées : C'est ça de vrai amis. Cette fois j'ouvris de nouveau la bouche et dit :
- Ecoutez, je vais peut-être paraître un peu trop brave, ou un peu trop fou, mais j'en ai marre de faire un détour, et ce n'est pas tant pour gagner un misérable kilomêtre que pour prouver ma virilité !
Frank gonfla la poitrine comme s'il allait chanter un opéra en entier sans reprendre sa respiration, et surrengérit :
- Personne ne l'a fait avant nous, j'en suis sûr, vous imaginez tout ce qu'on va trouver dans cette maison ! Il paraît que les proprios après avoir été tués par on ne sait qui, on été enterrés sans qu'on touche à une seule de leur affaire ! La cave à vin doit être une caverne d'Ali-baba et il peut y avoir du fric et des bijoux !
Sa dernière phrase coupa cours à toutes les contreverses que moi et Allan aurions put imaginer.Allan en tant que cerveau du groupe s'assit sur une vieille souche et nous proposa des blondes. Frank fit tourner son briquet et lorsque nous fûmes fut tous en train de tirer avidemment sur nos Lucky, Al nous proposa un plan d'exploration de la maison, il stipula comme s'il avait été banquier toute sa vie que tout objet de valeur ou toute boisson (alcoolisée, de préference !) devrait être mis en tas au pied de la souche, pour une dégustation et un partage qui nous arrangerait tout les trois. Frank et moi nous contentâmes de secouer la tête en signe d'approbation. D'un geste coordonné nous tirâmes une longue bouffée sur nos cigarettes, avant de jeter le mégot, et de l'écraser, non sans un certain délice. Allez savoir pourquoi ! Nous nous levâmes et nous dirigeâmes vers la porte. La maison avaient sûrement été construite au dix-huitième siècle et elle avait été habitée par un nombre incalculable de propriétaires. Quand on étaient gosses, les adolescents de notres âges nous racontaient des histoires bidons, comme quoi, cette maison était hantée, et que tous les propriétaires avaient été tués sauvagement par un démon ou un fantôme ( selon l'âge et l'imagination, ce facteur pouvait varier). Dans toutes les histoires il y'a une part de réalité. C'est cette pensée qui nous avaient empêché de piller la maison pendant tant d'année, et c'est aussi cette pensée qui nous avaient empéché de dormir tant qu'on avait pas regardé sous le lit pour voir si un monstre ni était pas caché.
Alllan leva le pied sans hésitation et fracassa la porte qui sortit de ses gonds pour s'écrouler dans un nuage de poussière et d'échardes de bois. Un hall entrée qui autrefois avait dut être luxueux s'allongeait sur une dizaine de mêtres, deux portes étaient symétriquement placées l'une en face de l'autre tous les trois mêtres. Al se dirigea d'un pas assuré vers la première porte qui se trouvait sur notre droite. Cette porte avait était ouverte récemment, en témoignait le petit tas de poussière balayé par le frottement de la porte sur le parquet grisâtre. Je fus le seul à le remarquer et n'en dit rien pour ne pas avoir l'air du froussard qui s'affole pour un rien.Une fois nos yeux habitué à l'obscurité, nous nous dirigeâmes tous trois comme un seul homme, pour tenter d'ouvrir les volets cloués par des planches, comme si les anciens habitants avaient dut se protéger en toute hâte d'un danger imminent venu de l'extérieur. Les planches des fenêtres se déclouèrent non sans arracher des plaintes lugubres et métalliques au silence quasi-mortuaire de la demeure. Des rayons de lumière vinrent frapper les décors d'un autre âge. La belle assurance d'Al se ternit alors : en effet lorsqu'il aperçut les silhouettes fantomatiques des fauteuils, guéridons, armoires, commodes ( il y avait même un grand piano à queue) recouvertes de draps, il eut comme un sursaut et esquissa même un pas en arrière. Puis il se ressaisit et avança vers le piano jusqu'à ce que son pied tapa dans quelque chose de mou comme un ballon crevé. Il crut d'ailleurs que ce n'était que celà et se baissa pour empoigner à pleine main, ce qui à la lumière, s'avairait être un rat avec une corde autour du cou qui était si serrée que les yeux de la pauvre bête était aussi gros que les nôtres. Allan lança soudainement le rat contre un meuble et un bruit horrible de craquement et de fruit trop mûr qui tombe du deuxième étage se fit entendre. Al était livide. Enfin il ouvrit la bouche et murmura :
- Le rat était encore tout chaud !
A ce moment même, une parole prononcée sur une fréquence si grave quelle en était à peine audible proféra :
- Vade retro Satana !
Un rire d'enfant jaillit alors de derrière la cloison de la pièce voisine qui se trouvait à droite de nous, pauvres jouets de quelques puissances occultes. Mes jambes semblaient de cotons, mon coeur battait à tout rompre, mes oreilles bourdonnaient. Je vis pendant un furtif instant une main blanche et transculide de petite fille sortir du mur puis je sombrai dans la douceur d'un sommeil d'inconscience.
- Vade retro Satana!
Cette phrase fut prononcée en moi très doucement puis se repercuta en un éclair assourdissant, je me vis alors de face comme si mes yeux étaient sortis de leurs orbites. Mon crâne se déforma puis implosa projetant des morceaux de chair rouge et des petits éclats sanguinolents d'une matière grisâtre. Ma vue fut troublée puis je vis alors un enterrement, il y avait seulement un prêtre devant un trou ou l'on devinait un cerceuil. Il prononca un sermon classique puis tendit une main hors de sa soutane. Je me dis alors :
- Dieu que cette main est pâle, presque transparente.
Le prêtre rétrécis alors, pour être de la taille d'un petit enfant. Il releva la tête et je sus, seulement maintenant, que ce prêtre était une petite fille. De longs cheveux blonds bouclés encadrait sa tête et des yeux, non, un oeil d'un bleu profond me dévisageait. L'autre oeil était crevé et il en dépassait encore une longue aiguille à tricoter. Du torse de l'ange déchu dépassait quelques côtes ensanglantées. J'étouffais un cri. La petite fille se baissa et rammassa une poignée de terre, elle ouvrit la bouche (d'ou manquait des dents remplacées par des chicôts) pour cloturer l'enterrement. Je supposais qu'elle allait dire" amen" puis jeter sa poignée de terre, mais à ma grande stupeur, elle prononca d'une voix sépulcrale:
- Vade retro Satana !
La terre que tenait ses petits doigts blancs se métamorphosa sous mes yeux remplis d'horreur en un rat énucléé dont les yeux pendaient au bout de leurs nerfs optiques. La gamine le jeta alors avec force sur le cerceuil qui répondit avec un bruit mat.
J'ouvris les yeux et hurlai à plein poumons encore épouvanté de mon sombre cauchemar.
Al me regardait, il était quasiment aussi blanc que la fillette. Je me mis sur mon séant et regardai autour de moi. C'était une pièce sans fenêtre, mais il y régnait une étrange clarté, bien que je ne pouvais distinguer aucun éclairage naturel ou domestique. Les murs étaient nus, sans aucune sorte de décoration qui aurait pu égayer ce sombre endroit, au fond de la pièce se trouvait un lit, cet endroit avait dut, jadis, être une chambre. Je demandai (non sans une crainte mal dissimulée) à Allan :
- Ou sommes nous , et que s'est il passé après l'apparition de cette main de petite fille?
Je voyais à ses yeux humides, comme emplis de larmes que quelques chose de terrible, d' incompréhensible avait eu lieu. La voix tremblante et saccadée, Al me dit:
- Cette chose à eu Frank, c'était horrible. Tu sais que Frank portait toujours une petite croix bénite sur lui ? J'aquiescai, et lui fit signe de continuer son récit.
- Quand Frank a aperçut le spectre ,ou quoi que ce soit d'autre, il à sortit sa croix, et s'est mis à réciter des phrases en langues anciennes et étranges, des langues que je n'avais jamais entendut et que la terre à vut naître il y'a des milliers d'années. Immédiatement la fillette à parut souffrir et fondre en une matière incolore. Frank à alors sourrit du sourrire du vainqueur et dit à l'encontre du résidu de démon, que ses après-midi passées à avoir le nez fourré dans les bouquins du genre"sortilèges et malèfices" à la bibliothèque de la ville lui avait enfin servient. Notre exorciste se dirigea vers toi, dans l'intention (je suppose) de te traîner en dehors de l'endroit maléfique. Excuse-moi si je n'ai rien fait pour t'aider, mais j'étais paralysé par la peur, j'étais même incapable de fuir. Quand je me suis décidé à suivre Frank qui te tirait par les bras, je remarquai qu'une fillette me regardait, elle avait un regard qui me chiffonait, puis je repris mes esprits et constata qu'elle n'avait qu'un oeil en mesure de me voir, l'autre ayant été crevé par un long objet que je ne pouvais distinguer.
Je fermai les yeux, puis me passai la langue sur mes lèvres crevassées, et dit :
- Ce devait être une aiguille à tricoter.
Al me regarda curieusement comme un garagiste qui ne voit pas revenir son client un mois après une réparation à ses soins.Il dit :
-C'est possible.
Il ne rajouta rien, il savait très bien que la peur me forcerait à ne rien révéler de mon entretien en tête à tête avec elle.
Je frissonai, la description du regard étrange de la fillette parraissait si semblable à celle de mon rêve. Je ne me demandai même pas comment celà pouvait être possible, après mon rêve étrangement d'actualité j'étais immunisé contre le surnaturel. Al remarqua que ce qu'il avait dit m'avait secoué, il baissa les yeux et reprit :
- Lorsque je vis celà je poussais un cri à réveiller les ..., bref je poussais un cri aigüe qui aurait put être celui d'un castrat. Frank se retourna et vit la petite fille. Elle souria et dit d'une voix qui n'était pas du tout celle d'une petite fille :
- Tu crois que tes vulgaires connaissances en exorcisme que n'importe qui peut apprendre dans une bibliothèque, auront raison d'un démon comme moi ? Elle me regarda alors, puis poursuivit :
- Si moi-même me plait à prononcer "Vade retro Satana", c'est pour vous montrer l'étendue de mes pouvoirs et pour vous décourager en vous montrant que tout espoir de survie est nul, pour vous, misérable jouet de ma colère démoniaque !
- Elle partit sur un rire d'enfant qui se mua petit à petit en un terrible ricanement gras et sépulcral. Puis elle grandit jusqu'à dominer Frank de deux ou trois têtes. Pendant sa croissance spectaculaire elle avait prit l'apparence d'un viel homme qui avait l'air d'avoir au moins quatre vingt ans. Son visage reflétait le désarroi le plus profond, comme si tous les malheurs du monde lui était connu. Il portait une longue toge de couleur noire, des bagues aux éclats rouges et sinistres brillait à ses doigts crochus. Le démon dit alors à Frank :
- Le visage que tu regardes avec tant d'horreur est celui de l'homme qui m'à invoqué en ce monde, il y'a de celà deux cent cinquante ans. Depuis j'ai semé le mal et la destruction sur tout ceux qui ont osés troubler ma solitude. Vous aussi vous avez troublé ma demeure, vous aussi je vous détruirait !
- Sur ce, un puit de lumière sortit du plancher de l'ancien salon sous les pieds de Frank, qui en poussa poussa un cri. Je me dit dans ma tête, que de la lumière si intense soit elle ne pouvait tuer personne. Je regardai donc Frank pour savoir ce qui allait se passer. Je ne pouvais détourner les yeux, bien que je l'aurai voulut, c'est un peu comme tous ces gens qui lorsque un accident de la route à lieu, ralentissent et tentent de voir ne serais-ce qu'une goutte de sang , un lambeau de chair. La peau de Frank devint plus sombre, presque noire, puis ses cheuveux s'enflammèrent d'un seul coup, comme une gigentesque bougie pour féter l'anniversaire des deux cent cuinquante de malheur du démon.
Un déclic eu lieu en moi, je me réveillais d'un profond sommeil proche du comat. Je passais mes mains sous tes aisselles et te traînais, non pas en dehors de ce lieu, car le démon me barrait le passage, mais dans une autre pièce le plus loin possible de son aura maléfique qui nous attirait vers la destruction de notre être.
Lorsque je suis passé sous la porte qui menait dans la chambre d'à côtè, il m'à semblé pendant un court instant qu'elle se penchait pour nous empêcher de passer. L'instant d'après j'ai regardé de nouveau et je n'ai rien vu rien d'anormal.
Je regardais le visage d'Allan : il était déformé par l'horreur et la peur. Des tics qu'il avait sut dominer au bout de longues séances de Yoga réapparaissaient.
Al avala durement sa salive, comme si elle se transformait en ciment et qu'elle serait de plus en plus dure à avaler. De furieux tics agitaient sa paupière et ponctuaient ses paroles :
- Une fois dans la pièce attenante à celle où Frank offrait sa vie contre son grès aux forces du mal, je remarquai une trappe sous un tapis légèrement soulevé. Un lourd cadenas vieux de plusieurs décennies était censé interdire l'entrée de la mystérieuse pièce qui se trouvait en dessous de cette trappe. J'allais asséner un coup de pieds ( bien qu'une pichenette aurait suffit à le faire céder ) au cadenas, lorsque je remarquais quelque chose d'étrange : Certaines planches étaient bombées vers l'extérieur, et l'attache clouée au plancher avait subis le même traitement. Comme si ce cadenas ne servait pas seulement à interdire l'entrée mais aussi la sortie de toutes personnes ou toutes choses. Troublée au point que les cris de Frank ne me choquaient plus, je pensais pendant un instant chercher un autre refuge, mais le temps me pressait ( la peur surtout). Le cadenas céda sans effort. J'ouvris la trappe essayant d'oublier mes pensées les plus affreuses quand à ce que je découvrirais en bas. A ma plus grande surprise, une clarté etrange régnait en ces lieux. Je te trainais en bas des marches et remontais pour dissimuler au mieux la trappe. Et tu t'es réveillé dix minutes plus tard.
Mes sens étaient de nouveau opérationels et une odeur lourde, chaude, comme celle de la mort rodait en cet endroit. Mes oreilles ne percevait aucun bruit. Soudainement je questionnai Al :
- Les cris de Frank se sont arrêtés ?
Je vis clairement à son visage qu'il n'y avait pas fait attention. Avec regrets, il dit :
- Je ne l'avais pas remarqué, Il doit en avoir finit avec Frank, et maintenant, il est à notre recherche.
Je pensais quelque chose qui, si celà se vérifiait, coupait court à tout espoirs de vivre quelques heures de plus. Je ne pouvais le garder pour moi tout seul :
- Ecoute Al, je crois que quand tu as cru voir la porte s'abbaisser vers nous, tu n'as pas révé.
Phrase lourde de conséquence. Al me regarda avec insistance, il voulait une explication. Je m'assis, dos au mur et allongea mes longues jambes enquilosées.
- Je veux tout simplement dire qu'un démon tel que celui-ci peut à souhait utiliser des objets pour nous barrer le passage ou nous repérer. Il à tout simplement donné vie à cette maison, et en échange, elle lui doit obéissance. Je suis sûr qu' Il sait ou nous sommes à ce moment même, et quand Il voudra nous tuer, Il le fera.
Je regardais la pièce avec plus d'insistance. Il n'y avait vraiment aucun éclairage, les murs était dépourvuent de torches, pas de lustres, aucunes fenêtres, de toutes façons la pièce était en sous-sol. Un lit tronait au milieu de cette pièce, il n'y avait aucun meuble, un plateau en fer placée au pied du lit contenait des couverts et une assiette. Un os ( de poulet, sans doute) était le seul témoin d'un repas ayant put être contenu sur ce plateau. Une trace blanche que j'avais pris pour de la poussière au départ, s'avérait tracer un déssin géométrique, que je ne pouvais deviner entièrement. Je me levais et eu du mal à me tenir sur mes jambes, qui me parraissais insensibles et étrangères comme des échasses. Sous le regard inquiet d'Al je fis le tour du lit en soufflant la poussière ammassée sur le dessin. Je me relevais pour voir au mieux ce que j'avais dégagé. Al poussa alors un petit cri sec et aigüe comme un doigt humide que l'on frotte sur un verre en cristal.
Un pentacle déssiné avec application entachait ce sol à jamais maudit et souillé. Pris de peur je frottais le plus fort possible avec mes doigts pour effacer la marque satanique. Elle ne partait pas. Et pourtant, elle n'était tracée qu'à la craie. Un bruit sourd me fit sursauter et je pivotais sur moi-même avec un mouvement saccadé, comme l'aurait fait une vieille machine qui aurait eu besoin d'huile. Al gisait là. Il avait était projeté si violemment et soudainement qu'il n'avait proféré aucun cri. Du sang coulait doucement de sa tête. Son cou formait un angle bizarre avec le reste de son corps. A côtè de lui se trouvait le démon. Il me regardait avec malice. Il prit le visage de Frank. Ce n'était pas le visage de mon ami, celui-ci était carbonisé, sa chair rose à vif n'avait plus rien d'humain. Le démon me dit alors non sans un certain plaisir :
- Tu es ici dans la chambre du vieil homme qui m'à appelé pour régner en cet endroit. Il y avait été enfermé par sa famille, quand celle-ci a sut que c'était un sorcier, qui avait pour habitude d'appeler le diable. Au début, il à été nourrit, puis au fil du temps, il voyait de moins en moins ses géoliers. Il à décidé dans sa folie de se venger d'eux en sacrifiant sa vie pour réussir enfin une invocation. Il s'est tranché la gorge avec son couteau à beurre( on ne lui laissait rien de plus tranchant, justement pour éviter ce genre d'incident) sans un cri, ni un regret, juste avec un vague sourrire flottant sur les lèvres. Et comme tu le vois, il à réussit, j'ai répondu à son appel et je suis resté en ce lieu. Depuis tous les habitants, locataires et petits curieux ont été massacrés !
Il partit sur un rire démoniaque et des visages défilèrent devant mes yeux. Hommes, femmes, enfants, adolescents. Je ne vis pas la vraie face du démon. Tout homme sain d'esprit deveindrait fou et aurait les yeux brulés de cette atroce vision. Je ne ressentis aucune douleur profonde à la pensée que Frank et Allan étaient mort, tout ce que je voulais, c'était fuir. Fuir, loin de ce cauchemar. Fuir, pour pleurer. Sans un regard au démon, je courru le plus vite possible à l'escalier. Les distances était altérées, un mêtre en paraissait dix. L'escalier craquait sous mes pas, les marches pliaient de plus en plus. Un miracle voulut que j'arrivai à me hisser tant bien que mal en haut. La pièce dans laquelle Al m'avait traînée était un ancien débarras. Des meubles de tous âges s'entassaient là. Je savais que je n'avais aucunes chances de me sortir de ce mauvais pas, mais au fond de moi, j'espèrais. Le démon se jouait de moi, il n'avait pas donné signe de vie depuis ma fuite. La lumière rentrait dans le hall d'entrée par la porte fracassée, plus que quelques pas et je serais libre.
Libre ! Pourquoi m'à t'il épargné ? Je suis rentré chez moi, et j'ai commencé à écrire cette confession. Je n'ai rien dit à mes parents. Ceux d'Al et de Frank ne vont pas tarder à appeler. Je pense avoir compris pourquoi il m'à épargné : Je viens de tracer un pentacle et des inscriptions anciennes d'une écriture qui n'est pas la mienne, et celà, sans en avoir eu la moindre impression. Ce démon quel qu'il soit à décidé de répandre le mal dans ma maison, c'est pour celà qu'il m'à épargné. Je lui ai servit de navette de transport. Je crois que je perds le contrôle de ma main, elle ne veut plus écrire. Résister, il faut résister ! Je ne céderais pas... Je ... J'ai ordre de tuer ma famille, je ne peut résister plus longtemps. Aidez-moi mon dieu, protégez-moi. Aidez-moi à tuer, et donner moi vos pouvoirs pour accomplir votre sacrifice.